LA LANGUE ET LE STYLE. CIII
rpo^ov TTiç yeviaetaç (m, 6), làv ô Kupioçt 6iX-ji (iv, 15). Cette influence d'ordre linguistique et littéraire est bien différente d'une influence philosophique (cf. Comm., L c). — Si'tj^u.xoç {i, 8) correspond à. la psychologie grecque. Peut-être les comparaisons simultanées tirées du cheval et du navire décèlent-elles- une influence. hellénique (m, 3, 4; cf. Gomm.,p. 79)?
B. Dans la grammaire.
Certaines expressions dénotent une excellente -^connaissance de là langue grecque, opueiv n'est pas construit avec Iv comme dans Mt. (v, 34-36; xxiii,. 16-22), mais avec l'accusatif comme dans Le. i, 73; la tournure est classique (v, 12 ; cf. Comm.)\ taxe (i, 19) à la place de oiSaxe usité dans iv, 4 et généralement dans le N. T. est la forme classique; Ttpoç avec un accusatif, à la place d'un adverbe, est une forme très grecque (iv, 5), de même «ye avec un pluriel (iv, 13; v, 1).
Le jeu des temps est utilisé avec finesse : x«t£voï]<7£v... x«t à7reX-^Xu9sv (i, 24 cf. Comm.].
L'usage de ou et de p.V) est toujours très correct ; ce qui n'est pas le cas même dans l'Épître aux Hébreux, dans laquelle \t.r[ est écrit à la place de ou avec un participe fxi, 8, 13, 27, au contraire Jac. i, 25).
Des tournures non classiques, fréquentes dans le grec de la koinè (et donc du N. T.) sont évitées avec soin, comme tva avec l'indicatif (comparer Jac. I, 4: IV, 3 et I Cor. iv, 6 ; Gai. iv, 17), lav avec l'indicatif (comparer Jac. ii, 2, 14, 15, et Le. xix, 40; Act. viii, 31; etc.), Iv TfJ) avec Finfinitif (plusieurs fois dans Hébr. n, 8; m, 12, 15; viii, 13).
Cependant on retrouve des formes grammaticales qu'un puriste n'aurait pas écrites : eXsoç au neutre au lieu du masculin (ii, 13), wpau- Tr,<; au lieu d6 irpcxoTTiç (i, 21; m, 13), aôxou au lieu de laurou (i, 18); xepS7i(70[i.ev au lieu de xspSavoUfxev (iv, 13) etc. Jacques paye son tribut à la koinè.