appost wffTTsp (TSV) potius quam om. (H
Cette étrangère, qui avait déserté la cause de son peuple pour servir' Israël, plut beaucoup aux Rabbins. Ceux-ci ta comptèrent parmi les quatre plus belles femmes d'Israël, avec Sara, Abigail, Esther; ils firent d'elle l'épouse de Josué, et non plus de Salmon (Ruth.iv, 21; Mt, i, 5), qui ne fut pas jugé assez glorieux, et aussi l'ancêtre de plusieurs prophètes, Jerémie, Ezéchiel, etc. (Mégilla/i, 14, 2).
26) Ce V. est la conclusion du précédent et est parallèle au v. 24. C'est toujours l'inséparabilité de la foi et des œuvres qui est affirmée, mais sous une autre forme. La pensée s'exprime dans une comparaison. B omet yoép.
Dans le N. T. ainsi que chez les Grecs cw[Aa désigne tantôt le corps vivant (Mt. v, 29; vr, 22; Me. v, 29), tantôt le corps mort, le cadavre, comme toujours dans Homère (Mt. xxvii, 58, 59). Ici le corps est considéré comme animé; il est mort, quand il n'a plus son 7tv£u[i.a. Il est difficile de dire en quel sens Jac, entend le mot jîvsîJfAa; deux acceptions sont possibles, celle d'âme ou celle de souffle de vie. Le mot 7tv£up.a se retrouve souvent au sens d'âme dans le N. T. : âme séparée du corps (Hébr. xii, 23 ; I Pet. m, 19), âme siège des pensées et des sentiments (Mt. v, 3; Me. n, 8; Le. i, 47; Jo. xi, 33; xin, 21). Mais, quand il s'agit de la vie ou de la mort, le mot 7cvsij[j.a peut être considéré comme l'équivalent de l'hébreu nil et signifier souffle de vie.
Dans la langue biblique et la psychologie hébraïque le souffle est considéré comme le principe vital ou le signe de la vie, différent de l'âme (tt^SJ) ;
quand Dieu fait vivre, il met un souffle dans les narines (Gen. ii, 7), quand il fait mourir, il le retire : kvvavsXeTç xo :uv£u(xa aÔTwv xal ixX£i(];ouatv (Ps. cm (civ), 29; cf. Ps. cxLV (cxLVi), 4; et Podechard, Z'Ecclésiaste, p. 313-316; Dhorme L'emploi métaphorique, RB., 1920, p. 482). Cette psychologie sémitique (cf. Dhorme, La religion assyro-babylonienne, Paris, 1910, p. 187-188) semble être mieux dans la note de Jac. D'ailleui-s quel que soit le sens précis dans lequel celui-ci entend 7cv£î3(i,a, le sens général est le même : la foi sans les œuvres est morte comme le corps sans l'âme ou sans le souffle de vie.
Comme le 7i:v£u[jLa coopère avec le corps, ainsi les œuvres coopèrent avec la foi. Deux relations sont comparées entre elles : celle de la foi et des œuvres et celle du corps et du 7cv£u[j.a. L'image ramène la pensée au v. 17, et termine bien la péricope — indusio sémitique (cf. Introd. p. xci).
SIXIÈME INSTRUCTION : LA MAITRISE DE LA LANGUE (m, 1-12).
Aucun lien spécial ne rattache cette instruction à la précédente. L'introduction est un peu recherchée, Jac. part de l'idée qu'il ne faut pas désirer obtenir
œuvres, quand elle a reçu les messagers et les a envoyés par un autre chemin? ^^Gar de même que le corps sans le souffle de vie est mort, ainsi la foi sans les œuvres est morte.
la fonction de maître ou de didascale (ni, 1, 2»). Au premier abord on pense que tel va être le sujet de la péricope, il n'en est rien. La fonction de maître amène, avec à propos, l'éloge de celui qui ne pèche pas en paroles (2''). L'auteur arrive alors au sujet qu'il veut traiter : la maîtrise de la langue. Il a déjà abordé la question (i, 19, 26; ir, 12), mais il la reprend ici pour la' traiter avec ampleur. Les pensées sont exprimées dans une suite de comparaisons heureuses ; quoique l'ordre et l'enchaînement des idées ne soient pas rigoureux, on peut proposer la division suivante : puissance de la langue (25^-5»), sa nocivité (5^-8), son usage (9-12).