‹ L'épître de Saint Jacques [microform]Chapitre 66 sur 81 · i.E'iaXa auxei (HT) j90^ï«s jBaTn [iSYaXauxs' (SV · texte numérisé non relu

i.E'iaXa auxei (HT) j90^ï«s jBaTn [iSYaXauxs' (SV

car Se n'a pas de sens ici) , le v. 3 illustre alors par une image ce qui vient d'être dit : « Si. en effet nous mettons les freins... nous dominons tout leur corps ». Beyschlag fait dépendre xa\ 8Xov tô g&^o. auTwv {jisTiiYO[ji.ev de et; tout" le V. 3 forme alors une protase dont l'apodose est sous-entendue : « vous devez aussi mettre un frein à votre langue... »; mais il est plus naturel, dans l'hypothèse de la leçon il, d'expliquer la phrase telle qu'elle est avec l'apodose à xat. — l'îtjccov mis en avant afin de placer le mot en relief. — 1(xkiw6i; 2 fois dans le N. T. ici et Apoc. xiv, 20. — a-ro^a se dit dans la Bible comme chez les classiques de la bouche des hommes et des animaux. Chez les auteurs grecs avec x^aXivdç on trouve de préférence sjjLâdsXXetv, Xén., De r.e equest,, vi, 7 ; ix, 9 ; Eur., Alc.^ 492. — îcet'ÔsaOac employé aussi par Xén. à propos de l'obéissance du cheval : ^aXivol oTç TceiGov-uat (ïiîtoi), Cyr., IV, ni, 9. Grâce au mors mis dans la bouche du cheval^, on peut faire obéir l'animal dans tous ses mouvements ; cet exemple veut montrer lato sensu comment étant maître de sa langue, l'homme peut commander tout son corps. Le mors mis au cheval avait déjà été pour le Psalmîste l'occasion d'une leçon morale (Ps. XXXII, 9). A propos du caractère inflexible d'Antigone, Sophocle écrit : a[xixpâî )(aXivw 8'oTSa xobç 6u[Aoo{iévouç ?7inouç xaTapxuôévTaç (Ant. 477).

4) iSo'i ici et 5^, forme adverbiale de l'imp. aor. moyen îSoî», usité chez les classiques et souvent chez les auteurs bibliques où il correspond bien à l'hébreu n|n souvent placé au début d'une proposition. — lïXotov désigna

primitivement ûh vaisseau de forme arrondie, en usage pour les transports, par opposition à vauçet à Tptïîpvjç, navires de forme allongée, en usage pour les combats. A l'époque hellénistique on ne fait plus cette distinction. Dans le N. T. on appelle jcXota les barques de pêche du lac de Génésareth, et aussi les vaisseaux de haut bord qui faisaient le service en Méditerranée (Act. XXVII, 44; Apoc. viii, 9; xyiii, 19), c'est à eux que p.ense Jac. comme le montre l'adjectif qui suit. — TYjXixauTa « de cet âge, aussi âgés » et par dérivé « aussi grands »; adj. rare dans le N. T., 3 fois en dehors d'ici (II Gor. i, 10; Hébr. Il, 3; Apoc. x\i, 18). Otuo fréquent devant àvépioç, ..fait image (Mt. xi, 7; Jude 12; Apoc. Yi, 13 ; Plat., Phaédon, 84'' : &to tSv àvép-wv Si3tepu.!jTi9£Ïaa (t4"X^)' — oxXripôiv au sens.de force par dérivation de l'idée de dureté^, même usage avec <Jv£[xoç dans Prov. xxvii, 16; cf. Is. xxvii, 8; et chez quelques classiques. Avec (Jv£[j.oç saint Jean emploie [idyaç (Jo. vi, 18; Apoc. vi, 13), saint Mt. t(T5(.upo? (xiv, 30). — ixexaYETai rappelle [i.sTay.o[jLev de l'exemple précédent (v. 3); la suite de l'argumentation est la même — ïka.y%Qxo^ est opposé , à xrjXtxauxa, le gouvernail est totit petit par rapport à la masse du navire et cependant

nous conduisons tout leur corps. ^ Voici encore les navires., ils sont grands et poussés par des vents impétueux, cependant ils sont conduits par un petit gouvernail où veut le désir du pilote. 5 De même la langue est un petit membre et elle se g-lorifie de

c'est lui qui dirige. — n-t]BalîoM ici et Act. xxvii, 40, sorte de rame plate qui plongeait dans l'eau. Généralement à Ja question quo on a Stcoc, cependant on trouve chez les classiques Stcou avec l'idée de mouvement comme ici; Xén., Mem,, I, vi, '6 : paSCÇovxa Stcou «v ^oiiXtop-ai. — ôpjxiî signifie ^désir ou impulsion physique; on pourrait penser à rimpxdsioii que la main du pilote donne au gouvernail, mais le verbe poiSXsoÔai indique qu'il s'agit plutôt du désir. — £Ù6iivov9oç, verbe usité '2 fois dans le N. T. ici et Jo.-i, 23; tandis que dans Jo. l'acception « rendre droit » est peu classique, celle de diriger l'est ici tout à fait : sûO. oTpaxov, diriger une armée (Eschyle, Pers., "773).

La même observation amendes mêmes images. Des comparaisons diverses tirées du navire, du gouvernail et de son rôle sont usitées par plusieurs auteurs anciens ; Amen-em-opé : lingiia hominis gitbernaculum navis (xviii ; Biblica, 1927, p. 28). Mais il est remarquable de retrouver en même temps,^ quelquefois, une double comparaison tirée du navire et du cheval; Rltjtarque : 7] xpÔTTOç Stà Xdyou, xa9a;isp tjtjcèuç Stà jrâXivou /.ai 8tà TieSaXtou xuSspvrf-criç [Morale, 33); cf. Aristippe, dans Stobée, Anthol., III, xvii, 17; Philon, Be ojtificio mundi 88; M, I, 21, cf. Leg. ail., m, 223; M. i, 131; Théophylacte Simocatta, Ep, imxàOiUS Epistolograplii, Didot, p. 783.). Il s'agit sans doute d'une association d'exemples courante chez les Grecs et dont Jac. a pu s'inspirer; peut-être y a-t-il là chez lui une trace d'hellénisme.

5a) Application à la langue des deux exemples précédents. Les v. 3-5» forment ensemble une comparaison. Gomme le mors et le gouvernail, la langue est petite, et aussi toute-puissante. La comparaison du navire est faite selon le sens, il n'y a pas correspondance entre 'les termes : « Voyez les navires... ainsi la langue... » La languene correspond pas au navire, mais au gouvernail. Ces minuties de la rhétorique occidentale importent peu ; la comparaison est très claire en elle-même.

On peut hésiter entre la leçon p.£YaXa aôx.£''de B. A. Boh. Vulg. et la leçon [xayaXau-/^eï de >{. La première me •para:ît plus probable, à cause de l'opposition entre [xixpdv et fxz-^vXoi. qui continue mieux la pensée. Les deux leçons ne se trouvent pas ailleurs dans 1« N. T . — fisydcXa a.Myj.1. n'est pas usité dans les LXX; [ieyaXauy^et s'y lit 5 fois, toujours dans le sens péjoratif et classique de se vanter par orgueil (Soph. m, 11 ; Éz. xvi, 50 ; Ps. ix, 39 ; Eccli. XL vin, 18; II Mac. xv, 32). La forme simple a5)(eïv a le mêms sens. Si l'on adopte la leçon ]xz-^£ka. aJôjzX, on retrouve une tournure analogue dans Eur. Her. 353 : [j-ly' «JX^"'^? se glorifier grandement. La langue peut se vanter de beaucoup de choses; elle est puissante pour le bien et pour le mal, mais en fait davantage pour le mal. C'est donc de méfaits qu'elle peut surtout se glorifier. Le sens de l'expression demeure péjoratif (contre Ropes, Mayor). Lid, langue est personnifiée, comme précédemment le désir et le péché (i, 15).

6. xat anfe r, Y^waffa Ttup (HSV) et non om. (T). — r] «nie (TîrsXoycra (HSV) et non

Nocivité de la langue (5^-8).

La langue est comparée à un feu qui brûle et détruit (5^-6) ; elle est pire que les animaux sauvages, car on ne peut pas la dompter (7-8).

5*^) t8o\5 cf. V. 4 — l'adjectif rjXtxoç qui est rare (dans N. T. en dehors d'ici Col. II, 1 et variante de Gai. vi, 11) rappelle Tj^XtxauTa du v. précédent. Il signifie « combien grand », et aussi « combien petit », en parlant de la ' taille ou de l'âge. Le contexte indique ici, comment il faut traduire. L'emploi du même mot dans la mênae phrase et dans un sens différent a amené certains textes à substituer ôX.iyov à :^Xixov, A G^ K L Bok. Sahid. Le sens de petit, bien plus rare que celui de grand, se retrouve chez les classiques ; Lucien, Herm. 5 : rjXtxou; riii.»? aTtoçaîveiç, oi^l za-rà Tobç 7:uYp.afouç Ixetvouç, akXa, ja.]^a.mzxzlç, naVT<itTCaaiv, cf. EpiCT., Diss,, î, xii, 26. — uXrjv, hapax dans le N. T., au sens de forêt, plutôt qu'au sens de bois déjà coupé. — àv<^;tT£t, dans N. T., en dehors d'ici. Le. xii, 49 et variante Act. xxviii, 2.

L'image de l'étincelle qui cause de grands incendies, entre autres celui d'une forêt, se retrouve dans la littérature classique mais pas dans la Bible; Phocylide, 144 : 'éÇ oXt'you cmvO^oî àôïor'faioç al'âe-cai uXt], Sénèque, Controver. excepta, v, 5 : nesciebas quant levibus initiis. oriantur incendia. Celle plus simple d'une forêt en feu se rencontre dans Is. x, 17, 18; Ps, lxxxiii, 15, comme exemple de la destruction des ennemis.

6) L'image est appliquée à la langue. Le feu n'est pas mauvais en soi, il est parfois bon, il purifie (Is. vi, 6), il symbolise l'Esprit-Saint (Act. ii, 3); mais il est aussi destructeur, amène des malheurs comme les incendies; en ce sens il s'applique bien à la langue qui cause tant de mal. La métaphore yXwaaa TivSp est la rédaction nouvelle d'une image qu'on retrouve plusieurs fois dans les Livres Sapientiaux. A propos de la langue perfide, il est parlé de charbons ardents (Ps. cxx, 3, 4), le feu est sur les lèvres de l'homme pervers, le querelleur est comparé à un charbon qui forme un brasier (Prov. xvi, 27 ; xxvi, 18-21) ; la flamme de la langue brûle (Eccli. xxviii, 22). Dans le Midrach sur Lév. (116<=), Rabbi Éléasar, au nom de Rabbi José ben Zimra, parle comme saint Jacques :' combien d'incendies allume la langue {Strack-Billerbeck, III, p. 756); cf. Ps. Sal. xii, 3. Avant les auteurs bibliques, l'égyptien Amen-em-ppé avait déjà nommé le feu à propos de la langue de l'homme perfide : labia ejus dulcia sunt, lingua ej'us mala, ignis ardens est in ventre ejus (ix; Biblica, 1927, p. 24).

L'expression ô -/.diixo; t^; àStxîa; préseate une double difficulté quant à la ponctuation et au sens. Tischendorf, Soden, Vogels, à la suite de Vulg.^ et plusieurs commentateurs, mettent une virgule après àSwia;; nous préférons

ÉPITRE DE SAINT JACQtJES, III, 6. 81

grandes choses. Voici : un petit feu incendie une grande forêt ; 6 la langue, elle aussi, est un feu, la parure de l'injustice; la langue est dans nos membres celle qui infecte tout le corps et

mettre un point en haut; l'expression se rapporte à ce qui précède et rj cjctXouaa devient prédicat de y.a6i'oTaTat. WH. Beyschlag, Mayor ne mettent pas de virgule après àSixtaj et rattachent l'expression à ce qui suit, ô -/.oa^oç t^ç (JStxfaç est alors le prédicat de xaOÎCTTa-cat, et ^ dirtXoîjaa est en apposition avec yX65CT(ja, Le prédicat serait écrit en avant par emphase comme dans Jo. i, 1 xaî 0eàç ^v ô Aoyoç, OU bien IV, 24 Tcvsuaa ô 6edç.

C'est sans doute à cause de la difficulté de ponctuation que la Peschitta, ou le texte dont elle dépend, a ajouté M^ (uXfj) après àStxfaç. L'application de 51^ serait donc : « le feu est la langue, la forêt le monde d'iniquité ». Mais cela n'a pas de sens dans le contexte ; la langue agit de concert avec l'iniquité, et ne la détruit pas. Spitta retranche ^ yXwaaa mp, ô xdafjiog t^ç àSixi'aç et aussi r\ «jjctXouda 8Xov to acSp-a. Ce seraient des notes d'abord mises en marge, qui auraient ensuite pénétré dans le texte; r\ -x^^tôa^sa Jïup aurait indiqué le sujet des v. 6-12; et ô xdafAoç rHç àSixiaç, le sujet de in, 13-rv, 3. Cette hypothèse n'est soutenue par aucun manuscrit, selon la remarque de "Mayor, Spitta a une véritable rage d' « expurgation ». Windisch et avec moins d'assurance Dibelius considèrent le texte comme corrompu.

La Vulg. traduit ô xoa.ao; par universalitas. Ce sens ne se retrouve nulle part chez les auteurs grecs, ni dans la Bible, sauf peut-être Prov. xvii, 6 : 8X0Ç ô xdop.oç Tôîv x^prjftàTcov. Beyschlag, Meinertz, Gamerlynck et plusieurs autres suivent l'interprétation de Vulg. ; de même Bède : Recte autem de linguà indisciplinata dicitur quod ipsa sit Universitas iniquitatis, quia cuncta fere facinora per eam aut concinnantur , ut latrocinia, stupra; aut patrantur, ut perjura, falsa testimonia ; aut defenduntur. Mayor et avec hésitation Ropes entendent xr^e, àSixîa? d'un génitif de qualité comme dans Le. XVI, 8, 9, et xtSajxoç au sens péjoratif (cf. i, 27), « la langue est le monde inique », elle est si nocive qu'elle résume en elle-même l'iniquité du monde. Mais ces acceptions ont contre elles le contexte; une étincelle incendie une forêt, de même la langue qui est dans nos membres infecte tout le corps, son feu gagne toute l'existence; x6<s\j.oç, entendu au sens d'universalité ou de monde détruit le parallélisme, la langue n'est plus un petit membre. Il vaut mieux traduire xdarjioç par ornement avec Wetstein, à la suite d'Isidore de Péluse qui indique cette acception très classique comme possible [Ep. x, livre IV; P. G., LXXVIII, 1057). La langue est appelée ornement de l'iniquité car dans son artifice elle excuse les actions mauvaises, même les encourage et les montre comme bonnes.

ontXouffa, çXoYÎÇouoa, avec idée de durée; l'action nocive est continue. Le ■second verbe est un hapax dans le N. T., le premier seulement dans Jude 23, en dehors d'ici. — -rpo)(^ov ir^ç YEvIasuç, k Vulg. Pesch. ajoutent ■îjei.wv. L'expression est difficile. Yeviat; qui se dit de la naissance {supra, i, 23; Mt. i, 18; Le. 1, 14), se dit aussi de la création : r\ p{6Xo; Yevsaew; oùpavou xal y% (Gen. 11, 4), et des, choses créées : al Ysvéaeiç xou xoa[j.ou (Sap. i, 14). Ces diverses acceptions

YsévvYiç. '^'^racroc yo^P ftifftç GTjpCwv xe */,«t Tîsxsivtov épTcsTÔv le Y.<xi èvaXiwv

sont classiques; Platon désigne jparYsvloiç l'ensemble des êtres créés, Phœdr. 245°, Km. 29"=. On peut donc ici entendre ^evéciç dans le sens général de création ou de choses créées [Ropes], Mais la nocivité de la langue à l'égard de la nature est bien hyperbolique. On trouve Y^véaiç employé deux fois dans le grec des LXX avec l'acception non classique dévie, Sap. vu, 5 y£vé(7ewç àpx,vîv; Judith, XII, 18 Tcdccraç Taç ^[jilpaî t^ç y^vlaecis [iiou. Ce sens moins universel d'existence humaine convient bien ici (avec May or). — rpo-^ov peut aussi s'entendre de diverses manières. Il faut d'abord choisir, suivant l'accentuation, entre Tp6x.ov « course » et xpoy(6v « roue ». Le sens de course convient assez bien; il faudrait alors traduire « le cours de l'existence ». Mais l'autorité des versions Vulg. Pesch. Boh. Arm., des commentateurs, la prédilection de Jac. pour les images, font préférer le sens de roue. L'image de la roue est différente suivant le point de vue auquel on l'envisage, a] Quand la roue est en mouvement le haut devient le bas et vice versa, elle peut être alors le symbole de la fortune qui tour à tour élève et abaisse. Cette image se retrouve dans toutes les littératures; Or. Syhil., ii, 87 (Phocyl.,27) :xotvà TuaGn jcavctov p{oT0ÇTpox.or «CTTa-coç oX6oç — SiLVius Italicus, vi, 120 : per varias prœceps casus rota volvitur aevi. Jac. pourrait donc vouloir dire que la langue enflamme la fortune de l'existence, ô) La roue qui tourne peut aussi fournir l'image de la succession, ' du changement. C'est sans doute parce que l'insensé change d'idées que le Siracide le compare à une roue de chariot et à un essieu qui tourne (Eccli. xxxvi (xxxiii) 5). La Peschitta retient l'image de succession et traduit « la succession de nos générations qui tournent comme une roue ». c) Mais la roue forme un rond et fournit encore l'image d'un cercle. Les auteurs grecs emploient -/.iSxXoç pour désigner l'évolution des événements (Hérodote, I, cgvh, 2). Jac. a bien pu employer T:pox.ov dans ce sens; il faudrait alors interpréter Tpojç^bv ir^c, ysvéaewç comme le cercle de l'existence, pour dire tout ce qui est contenu dans l'existence. Il semble que cette manière d'entendre l'expression est la meilleure (avec Meinertz, Camerlynck). La langue est si nocive qu'elle enflamme la vie humaine et les événements qui la composent.

Dans les doctrines pythagoricienne et orphique, on retrouve les expressions -/.ijxXoç et xpo/^oç T^ç yevlaecoç pour désigner les existences successives de l'âme, sa venue dans le corps, son départ, sa réincarnation (cf. Ropes, p. 238-239). Peut-être l'expression xpox^oç xîîs ysvlaewç est-elle antérieure à ces doctrines ou s'est-elle répandue d'après elles dans un sens plus vague. En tous cas si l'image est matériellement la même chez Jac. la pensée qu'elle exprime est bien différente.

L'expression qui suit est spécifiquement juive. Jac. qui s'adresse à des Juifs, désigne l'enfer comme le Christ^ sous le nom dé géhenne, yeswtjç, seulement ici en dehors des Synoptiques dans le N. T. La géhenne, aram. n5nlîl hébr, D3n l<''a, désigna primitivement la vallée de Hinnom (Jos. xviii, 16; Néh. XI, 30), située au sud de Jérusalem, au bas des pentes du mont Sien. La

enflamme la roue de l'existence, enflammée qu'elle est par la géhenne. '^ En effet, toute espèce de bêtes et d'oiseaux, de reptiles et d'animaux marins est domptée et a été domptée par

partie orientale de cette vallée, à l'embouchure du Tyropoeon, fut le témoin d'abominations au temps du roi Manassé (II Rois, xxi, 6; xxiii, 10) et de Jérémie (vu, 31 ; xxxii, 35) ; on y brûlait des enfants selon un rite liturgique. Le lieu fut purifié par Josias, mais dans la tradition juive un souvenir d'horreur lui demeura attaché; après l'exil on y brûlait les immondices de la ville. Le P. Vincent dans Jérusalem, t. I, p. 124-134, a écrit sur la vallée de Hînnom et le Topheth une de ces savantes études dont il est coutumier. La géhenne, à cause de la répulsion qu'elle inspirait et du feu qui y brûlait, devint l'image de l'enfer. Le livre d'Hénoch y place même l'entrée de ce séjour (Martin, Le licre d'Hénoch^ Paris, 1906, p. xlv}.

La flamme de la langue, quand celle-ci est mauvaise, est tellement nocive et brûlante qu'elle n'est pas humaine mais infernale. Embrasée dans la fournaise de l'enfer, la langue à son tour embrase l'existence de son feu maudit.

7) Les V. 7 et 8 justifient (yap) la sévérité du jugement qui vient d'être porté sur la nocivité de la langue.

Dans l'énumération, ôrjpfwv ne désigne pas seulement les animaux féroces, mais les bêtes au sens large, par opposition aux autres qui sont nommées ,' IprETwv doit s'entendre des animaux qui rampent, dans la. Vulg. serpentium peut avoir ce sens large; parmi les ipicstâ le Lévitique comprend de petites bêtes comme la belette, la souris (xr, 29), l'acception est encore plus large chez les classiques où Ip^îsxdv en plus du reptile désigne tout animal par opposition à l'homme (Xén., Mem., I, iv, 11). — ivaXi'tov est un adjectif usité substantivement pour désigner les animaux marins, poissons et autres; litt. « qui vit dans la mer »; hapax dans la Bible; même usage chez les classiques, Viast., Morale, 669 : xô xâiv IvaXtwv yIvoç, La Vulg. en traduisant ceterorum ne rend pas le sens du mot.

Les animaux sont divisés en quatre catégories qui forment deux groupes : les bêtes et les oiseaux, les reptiles et les animaux marins. La classification des animaux en quatre catégories est biblique. On la retrouve avec le même ordre dans Gen. ïx, 2 : xal ô rpdpioç up.ôv -/.oà b cpdSo? latai Itzi jratnv toÎç Grjpfoiç: xr\<; Y^ç -/.kI èm Ticcv-ca -cà opvs* Tou oûpavoîî xal lx\ Ttâvra Ta xtvo'ijjLeva Irù. tîîç yîjç xaX TTscvraç T0Ù5 t^G-jas tyjç 6aXàaff7]ç, et dans Deut, IV, 17, 18; I Rois, iv, 33; avec un ordre différent dans Gen. i, 26 et, les poissons en moins, dans Act. x, 12; xr, 6.

La répétition du verbe SajjwiÇetv au présent et au parfait donne plus de vigueur à la phrase qu'un adverbe marquant la durée ; ainsi Juvénal m, 190 : Qui timet aut timuit. — t^ o^aet Tîf àvGpwTûtvTj s'oppose avec insistance (redoublement de l'article) à Tiaaa ©liatç Gï]p(a>y... expression recherchée à la place de Toïç àv9p(j&7cot$, le datif est instrumental, il désigne l'agent comme dans Le. xxiii, 15 : oùSèv «Çtov Gavi^Tou k<ST:\v nsjrpaYfjtévov aùrÇ.

Jac. constate un fait : toute espèce d'animal est domptée par l'homme. Il

Ba[JLâff«i Siivaxai àvOpw-srwv* àxaxacrTatov y.ay.6v, [aectyj îoîi ôavaxYjçopGO. ®lv Gt'JT^ £ÙXoYOujji.£v Tov Kijptcv îtaî xatspa, xai Iv cchxfi y.aTapcùfxeGa xoùç

8. Sapiaffat Suvarai (H) potius quam SyvçcTat Sajiacyat (TSV).

n'y a pas à chercher une application pour chaque cas, à se demander si certains poissons ou oiseaux échappent à l'empire de l'homme. La pensée vise une situation générale qui admet de nombreuses exceptions. Cette situation est la royauté que l'homme exerce sur les êtres de la création, les animaux sont pour l'homip-e; en droit sa royauté s'exerce sur tous, en fait elle s'exerce sur plusieurs, dont certains sont redoutables. L'homme tient cet empire de Dieu qui le lui a donné (Gen. i, 26; ix, 2; Ps. viii, 6-9; Ecclî. xvn, 4).

Le fait de la soumission de l'animal à l'homme n'a pas échappé aux regards des philosophes et des poètes anciens, Sénèque écrit : Cogita quanta nobis tribuerit Parens noster, quanta valentiora animalia sub iugum miserimus, quanto celociora consequamur, quam nihil sit mortale non sub ictu nostro positum [De benef., ir, 29); cf. Soph., Antig., 332 et ss. Plus religieuse et plus proche de la Bible est la pensée d'un hymne égyptien recopié sous la coroyauté de Thoutmès III et d'Aménophîs II et conservé dans le papyrus de l'Hermitage 1116 A à Pétrograd. : Que Dieu fut sage lorsqu'il régla la condition des hommes, troupeau de Dieu!... il fit pour eux les planètes, le bétail, les oiseaux, et les poissons comme deur nourriture (H. Sottas et E. Drioton, Introduction à l'étude des. hiéroglyphes, Paris, 1922, p. 173-177).

8) Jac. vient de constater un fait : l'homme exerce son empire sur les animaux et les dompte. Il en oppose un autre (SI) : l'homme ne peut pas dompter sa langue. — yX£35<ïav en tête de la phrase pour mettre le mot en relief. — 5'afxaaai Sivarat peut-être allitération sur 5 — SajjJaai répète le verbe du V. précédent, ce qui est de style chez Jac, de même àvBpoSrtwv rappelle àvOpto:tivri. Quand Jac. dit que personne ne peut dompter sa langue, entend-il affirmer la rareté du fait ou en nier même l'existence? Les Proverbes ne regardent pas la discipline de la langue comme impossible (xiii, 3), de même l'Ecclésiastique (xiv, 1 ; xxv, 8) ; le Psalmiste met une garde à ses lèvres (Ps. xxxix, 1). Jac. ne paraît pas penser autrement que les livres de Sagesse, car s'il parle des péchés de la langue c'est bien qu'il espère que ses auditeurs pourront s'en corriger, et s'il ne décerne pas, comme le Siracide, un macarisme à celui qui bride sa langue, il le déclare parfait, liXtwz àvîjp (v. 2), ce qui est analogue. Les Pélagiens, pour atténuer l'universalité du péché, voyaient dans cette phrase une interrogation. Le contexte s'y oppose. Saint Augustin entendait le passage de l'improssibilité de dompter la langue sans le secours de la grâce : non enim ait linguam nullus domare potest, sed nullus hominum, ut cum dom.atur, Dei misericordia, Dei adj'utorio, Dei gratia fieri fateamur [De nat., et grat. xv; P. L., XLIV, 254),

l'espèce humaine; ^mais la langue, aucun homme ne peut la dompter; [elle est] le mal sans repos, pleine d'un poison mortel, 9 Par elle nous louons le Seigneur et Père et par elle nous mau-

Jac. suppose toujours que dans la recherche du bien Dieu aide l'homme (i, 5) et ici, sans penser spécialement à la grâce, il veut simplement par une. généralisation oratoire mettre en relief une universalité qui n'exclut pas quelques exceptions (cf. n, 10). Rabbi José ben Zimra exprimait la même pensée dans un style pittoresque : la langue est une prisonnière, les mâchoires et les dents l'entourent, et combien nombreux sont contre elle les appareils [de défense}, et pourtant aucun homme ne peut lui résister {Strack-Billerbeck, m, p, 756).

Gomme {asott]' est au nominatif, il convient de lire xaxdv au même cas;

l'expression àxaraom-cov 6avaxïicp6pou n'est donc pas une apposition à yXôJa-

aav, comme àv^p S(t{(ux.oç par rapport à «vôptoTtoç Ixsîvoç i, 8, mais une nouvelle phrase. La langue est xaxdv, c'est-à-dire le mal personnifié. — axardEaTaTov (cf. I, 8), KGL Pesch. lisent àxaTaa)(^eTov « qu'on ne peut contenir », correction d'un texte difficile, mais qui se comprend bien, la langue est le mal qui ne se repose pas, qui s'agite. — 6avaTï)çdpou hapax dans le N. T. ; Jac. reprend une image des Psaumes : les méchants aiguisent leur langue comme des serpents, un venin d'aspic est sous leurs lèvres, fo; âujifôcov &jïb xà X etXï) aÙTwv (Ps. cxxxix (cxl) 4, cité dans Rom. m, 13; cf. Ps. lvii (lviii), 5). L'image est bien choisie. On la retrouve dans des apocryphes, et aussi chez les Grecs; Lucien, Fugit., 19, à propos de pseudo-philosophes : îou

Usage de la langue (9-12).

Il semble que dans ces quatre versets Jac. a moins en vue la nocivité de la langue que son usage. La langue sert au bien et au mal (9-10»), il ne doit pas en être ainsi (10^). La conclusion est sous-entendue : la langue doit seulement servir au bien. Trois comparaisons tirées de la source, du figuier et de la vigne, et de l'eau salée, viennent, selon l'habitude de l'auteur, illustrer l'enseignement moral (11-12).

9) £v devant aiSTî] est instrumental, hébraïsme 2, ou simple forme grecque.

— EÛXoystv parler en bien de quelqu'un ou de quelque chose, d'où le sens de louer; dans la Bible correspond à "^"ID,. Jac. fait ici allusion à la coutume qu'avaient les Juifs de réciter des bénédictions dans leurs prières et d'ajouter une doxologie après un nom divin (^*îl^ T]113}. On compte vingt bénédictions dans la Chemoné 'esrê, d'après la recension palestinienne : TCT^S. Il nn>< (texte dans Lagrange, Le Messianisme, p, 338-339); l'usage de ces bénédictions se retrouve dans l'A. T. : I Par. xxix, 10 : EùXoyrixb; sT, K<jpt£ 6 ôsoj 'Icpari'X, o TcaxYjp 7]p.5jv. La doxologie après un nom ou un attribut divin était une marque de respect donnée à Dieu, en même temps qu'un témoignage de reconnaissance. Saint Paul, ancien élève de Gamaliel, en use souvent :

86 ÉPITRE DE SAINT JACQUEiS, lïl, 10-11.

àvSpwTuouç Toùç y,a6' ô{j.d£{«)(7tv ©zd^ •^B-^ovb-za.z' ^^£x toÏÏ aÙTOu aTOfxaToç ï^éçytxar. euXo^iOc v.a\ yi.axâpa. où y^p'f'f, àSeXçoi \i.ou, zaxîiix outwç y^''^^'^^''''- ^'•^ 1*3^X1 7J 'TuyjY'/j s/,' 'f^ç aÙTYjç on;ïjç ^ptîst to y^^^"^ ^^'^ '^° stwpov ;

Tiapà Tov xTtaavTa Sj ècrrtv £ÛXoY5Tcb5 etç Tobç atûvag (Rom. I^ 25 ; cf- IX,, 5 ; II Gor.

XI, 31, etc.). — Tov KiSptov xac Ttaiipa (cf. I, 27) désigne Dieu dans ses rapports avec Thomme.

fv auTji répétition de style, insiste, avec emphase, sur le double usage de îa langue. — y.aTapc5{xe6a s'oppose à sOXoyoujxsv; même opposition dans Gen.

XII, 3; XXVII, 29; Nomb. xxii, 6; xxiv, 9; Deut. xxvii, xxviu; Jos. vin, 34; Ps- cix, 28. La phrase est donc biblique. L'emploi des verbes à la première personne du pluriel indique un point de vue général. L'âme juive, comme l'âme orientale, est vite agitée par des sentiments violents qui s'expriment dans des paroles de malédiction (cf. i, 19). L'A. T. en offre de nombreux exemples (Juges ix, 20; xxi, 18; I Sam. xiv, 24, 28; xxvi, 19). Les cœurs étaient durs comme les têtes; aussi, pour pousser les Juifs à obéir, certaines lois étaient-elles accompagnées de malédictions vengeresses (Lév. XXVI, 14-45; Deut. xi, 26-32 ; xxvii, 13-26). Hammourabi avait ajouté à son code des menaces semblables, mort, ruine, famine, défaite, pour le prince qui s'aviserait de ne pas l'exécuter ou de le changer — malédictions au bas des Kudurrus de Babylone, à la fin de la stèle de Sippar (Dhokme, Choix de textes religieux assyro-babyloniens, Paris, 1907, p. 397), de l'inscription de Hadad (Lagrange, E,R.S. p. 492), etc. Les Israélites pieux identifiaient volontiers leur cause à celle de lahvé ; dans ces conditions maudire un ennemi était un acte de religion : ainsi faisaient souvent les Psalmistes (xviii, 38-43; xxxv, 4-8, 26; lxix, 23-29; lxxix, 6, 10, 12 ; cix, 6-19; cxxxvii, 7-9), On n'était pas encore au temps de la charité chrétienne. Dans le N. T. Jésus-Christ dit de ne pas maudire, il faut même bénir ceux qui maudissent (Mt. V, 44; Le. vi, 28). Les Apôtres parlent comme leur Maître (Rom. xii, 14 ; I Pet. m, 9; I Jo. iv, 20). Gela s'entend seulement des rapports avec le prochain. Paul bénit ceux qui le persécutent (I Gor. iv, 12), mais il retrouve toute l'énergie du vieux Samuel, pour prononcer le h^êrém contre celui qui n'aime pas le Christ ou dénature sa doctrine (I Cor. xvi, 22; Gai. i, 8). Au moment où le Verbe incarné fait passer sur le monde un souffle d'amour quLva peu à peu le changer, Israël, avec sa passion religieuse et nationaliste, donne libre cours à la haine. Les sanhédrites maudissent le peuple qui écoute Jésus (Jo. vu, 49). Bientôt les chrétiens seront maudits dans la prière officielle de la Chemonê 'esrê.

Jac. est tout à fait dans la pensée du N. T. Il parle comme son Maître et les autres Apôtres. Il ne faut pas maudire (o5 XP^' v- ^^î ^^' ^"/"''^ l^)- Quoique la constatation faite sur l'usage de la langue qui bénit Dieu et maudit les hommes, ait une allure générale, elle laisse peut-être entendre que les Juifs devenus chrétiens se ressentaient encore de leur origine et commettaient facilement des intempérances de langage à l'égard du prochain.

Cette manière d'agir est d'autant plus grave que l'homme a été créé à l'image de Dieu. Maudire l'image de Dieu, c'est maudire quelque chose de

dissons les hommes qui ont été faits à l'image de Dieu. ^^De la même bouche sort la louange et la malédiction. Il ne faut pas, mes frères, que les choses soient ainsi. ^^ Est-ce qu'une source

Dieu lui-même, contredire la louange qu'on lui adresse. La création de l'homme à l'image de Dieu est une vérité souvent exprimée dans la Bible (Gen, IX, 6; Eccli. xvii, 3; Sap. n, 23; I Cor. xi, 7; cf. Col. m, 10; Éph. IV, 34). Elle vient de Gen. i, 26. Le vers d'Aratus que saint Paul cita à l'Aréopage -cou yàp xa\ y^vo? lafiÉv (Act. xvii, 28), exprime dans les mots la même idée, mais les Grecs l'entendaient autrement, dans un sens panthéiste ou de manière anthropomorphe. L'acception philosophique erronée est encore celle de Gicéron dans les Tusculanes : humanum autem animus, deceptus a mente divina, cum alio nullo, nisi cum ipso Deo, si hoc fas est dictu, comparari potest (v, 13). Plus proche de la pensée biblique, mais gâtés par un polythéisme grossier, sont quelques textes religieux ass.vrobabylonîens. La déesse Mami crée des hommes à son image ; Arourou crée Éabani à l'image du grand dieu Anou; Ea, dans son cœur sage, forme «ne image pour créer Asousounamir (Dhorme, Choix de textes religieux assyro-hahyl.^ p. 139, 189, 337).

10) EÙXoYia rappelle sûXoyoïïjiEv et -/.«Tdépa, xaTapoSixESa du v. précédent. Jac. exprime la vQèm.e pensée sous une forme un peu difïérente ; la langue sert au bien et au mal. Il constate un fait.

Dans l'A. T. et dans les écrits juifs non inspirés, il est fait plusieurs fois mention du double usage de la langue. Le Siracide parle avec sévérité de l'homme à la langue double SfyXwcKïoç (v, 9; vi, 1; xxvm, 13); il ne veut pas qu'on trompe; Jac. va plus loin, il ne veut pas qu'on maudisse ni qu'on parle mal des hommes (iv, 11). Les Testaments des XII Patriarches, Ben, 6, s'expriment sur le même sujet, avec un vocabulaire semblable à celui de Jac. : 7j àyaÔT) Siavota oùx ï)(^et 8iio yXoSadaç ÊâXoyt'as y.cù xaT<itpaç. On raconte qu'Anacharsis interrogé sur ce qu'il y avait de bon et de mauvais dans l'homme, répondit que c'était la langue (Diog. Laer., I, viii, 5j. Rabbi Siméon ben Gamaliel pensait comme lui : d'elle (de la langue) çient le bien, et d'elle vient le m,al. Est-elle bonne, il n'y a rien de meilleur qu'elle; est-elle m.auvaise, il n'y a rien de plus mauvais quelle [Midrach sur Lev. 130^; •cf. Strack-Billerbeck, III, p. 757). Jac. ne considère pas la langue comme mauvaise en elle-même, puisqu'elle est capable de bien, mais comme infec-' tée. Il ne dit pas ici quelle est la cause du mal ; ce doit être la convoitise ; ■et I, 14.

L'auteur condamne le fait dont il vient d'établir la constatation. — x.P^i hapax dans N. T. se retrouve dans Prov. xxv, 27. — âSsXcpoi [xou, terme affectueux qui vient bien après la mention de la paternité divine (9) — xau-a marque l'emphase, se rapporte aux v. 9 et 10 a. Le double usage de la langue n'est pas moral. Émettre avec la même bouche la bénédiction et la malédiction est une monstruosité qui n'a pas de terme de comparaison dans la nature. Les images qui suivent mettent cette pensée en relief.

11) p-tJ-ti souvent employé par les auteurs du N. T. dans les interrogations

àXu"/.bv Y^'^''^^ TîOi^aat. uSwp.

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