om. sva pos# eviayrov (TH) potius quam add. (SV
11) -/.axaXaXEtTe, forme hellénistique ; l'emploi du présent indique un état qui dure et avec la négation un état dont il faut sortir. Le ton qui était sévère, fxotx,aXi8£s (4), s'adoucit, àSsXçoi; cela convient quand on parle de la charité. Jac. fait appel aux sentiments fraternels sur lesquels insiste encore la double répétition d'àSsXcpoç. Juger son frère signifie ici le juger mal, selon une acception péjorative du verbe xpfvetv, fréquente dans le N. T. (Mt. vu, 1; Le. VI, 37; Jo. VII, 24; vin, 15; Rom. n, 1; xiv, 4, 10, 13; etc.). Or parler mal d'un frère, ou juger son frère équivaut à parler mal de la loi et à juger la loi. Cette loi est peut-être moins directement la loi royale de charité (n, 8) que la loi chrétienne dans son ensemble, comme i, 25; ii, 12. Ce serait le, cas d'appliquer le principe énoncé ii, 10, 11. Médire c'est transgresser la loi;- or transgresser la loi, c'est s'élever au-dessus d'elle, et la considérer comme non avenue. Pareille attitude équivaut à des paroles défavorables à l'égard de la loi, ou à un jugement porté contre elle; on la considère comme trop dure pour ne pas dire mauvaise.
îîoiy)-cT)ç v6[jLou hébraïsme, cf. Tirotrj-cal Xoyou, i, 22. Il ne semble pas qu'il faille sous-enfendre vojxou comme complément de xptxrfç, ce serait un pléonasme banal avec vdp.ov y.pivstç qui précède; peut-être, vaut-il mieux prendre le terme au sens absolu. On est juge, c'est-à-dii'e, comme Jac. va l'expliquer, on s'attribue une supériorité qui ne convient qu'à Dieu.
12) eTç, emphatique (cf. Mt. xix, 17) ; vojjloô^tïis, dans la Bible, seulement ici et Ps. IX, 21; sans l'article avec B, et attribut. Dieu seul est juge en ce sens que seul il est le vrai juge, étant omniscient et rémunérateur suprême. Saint Paul ne craignait^ que celui-là (I Cor. iv, 3-5; cf. Mt. x, 28). — dwoai cf; I, 21. Sauver et perdre, comme faire vivre et mourir, sont des prérogatives qui n'appartiennent qu'à Dieu et marquent l'exercice de sa justice (cf. Deut. xxxn, 39; I Sam. ii, 6; II Rois v, 7); peut-être ces mots oSiaat à.%oki<iai sont-ils un écho de la prédication de N. S. (Mt, xvi, 25 et parallèles; cf. Mt. X, 28; Le. VI, 9; xvii, 33). Il s'agit de la rétribution éternelle, La science et la puissance de Dieu font contraste avec la petitesse de l'homme, r- au Zl ■ziz sTestun rappel à l'humilité (cf. Rom. ix, 20; xiv, 4, 10). Plus loin (v, 7-9) Jac. parlera du Christ juge; ici l'expression de la pensée est plutôt juive.
iiez-vous devant le Seigneur et il vous élèvera, i^ Ne médisez pas les uns des autres, frères; celui qui médit d'un frère ou juge son frère médit de la loi et juge la loi. Mais si tu juges la loi, tu n'es plus observateur de la loi, mais juge. ^^Un [seul] est législateur et juge, celui qui a le pouvoir de sauver et de perdre. Mais toi qui es-tu pour juger le prochain?
13 Allons I maintenant vous qui dites : « Aujourd'hui ou demain