DOUBLE AVERTISSEMENT ; AUX COMMERÇANTS ET AUX RICHES
(IV, 13-v, 6),
Cette pérîcope peut être considérée comme une application pratique de ce qui vient d'être dit de l'amour du monde qui est l'ennemi de Dieu (4).
Avertissement aux commerçants (iv, 13-17).
S'agit-il de commerçants qui sont chrétiens ou infidèles ? L'avertissement donné à des marchands chrétiens s'accorde très bien avec ce qui a été dit précédemment (1-6). Se lancer dans des entreprises commerciales pour réaliser des gains convient tout à fait aux fidèles qui aiment le monde et qui envient les gens de condition supérieure; eux aussi veulent devenir riches. Jac. continue dans le même sens le développement de sa pensée. On s'expliquerait moins bien qu'il le fasse dévier pour s'adresser à des infidèles qui sont absents.
A partir d'Alexandre le Grand, le Juif a été dans l'histoire plus commerçant que producteur; il allait souvent de ville en ville pour faire son négoce. Les amis de saint Paul, Aquila et Priscille,-sont bien le type de l'hébreu voyageur, sinon du commerçant; ils sont à Rome, à Corinthe, à Ephèse (Act. xviii, 1, 2, 26), de nouveau à Rome (Rom. xvi, 3), et enfin àÉphèse (II Tim. iv, 19), sans que nous sachions s'ils sont allés ailleurs par la suite.
Selon sa coutume, Jac. n'expose pas, mais interpelle.
13) ays [hapax dans le N. T.) au sing. quoique le sujet soit au pluriel, équivaut à un adverbe; de même Xén., Apol., 14 : à-^t Sr) àxoiSuaTs — on trouve aussi la forme «ysTs (Xén., Anab., V, iv, 9); avec vuv cela rappelle la tournui-e de Mt. XXVI, 65 : l'8e vî»v ^xo<5aa-c£. Après aTjfjispov A lit îcat au" lieu de r\, comme dans Le. xii, 28; xiii, 32, 33. L'expression -crjvBô tîiv tîo'Xiv indique un choix bien arrêté. — TioHÎaojjisv suivi d'un accusatif de temps est classique (Act. XV, 33; xviii, 23; etc.), de même en latin, Gicéron, ad. Au., v, 20 : Iconii X dies fecimus. — iviau-coy est une période de temps déterminée, généralement une année (Hébr. ix, 7, 25; x, 1, 3); A ajoute ?va qui est inutile. — ï^kqpsuad[jis9a, une fois ailleurs dans N. T. et au sens transitif, II Pet. ii, 3. — xepSrîaojAsv, au sens absolu, généralement avec un complément; fut. class. xsp85tvi5.
Par un procédé littéraire de la diatribe (cf. Introd. p. en). Jac. fait parler
110 iPïTRE DE SAINT JACQUES, FV, 14-15.
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14. TYic aupiov ffota (H) potius quam to tyis auptov nota yap (TSV). — - vi ani^e npoj (TSY) potins quam om. (H).