‹ L'épître de Saint Jacques [microform]Chapitre 74 sur 81 · W. toç ante w; wup (THV) e^ non add. (S · texte numérisé non relu

W. toç ante w; wup (THV) e^ non add. (S

V, 1) aye vuv comme iv, 13; l'avertissement aux riches fait parallélisme avec celui aux marchands. — jcXatSaaxs, cf. iv, 9. — ^XoXiÇovteç, hapax dans le N. T., ce verbe se disait chez les Grecs de cris de douleur ou de cris de joie; dans les LXX il se retrouve seulement chez les prophètes et toujours avec le sens de pousser des cris de douleur, des hurlements; il est d'un usage fréquent dans les invectives : Isaïe contre Babylone, les Philistins, Moab, Tyr (xiii, 6; xiv, 31; xv, 2, 3; xxiii, 1), Jérémie contre Moab (xxxi (hébr. XLvni), 20), Amos contre les riches (viii, 3). Le présent £7r£px.o(x^vats indique la certitude des calamités, présent prophétique.

Les hurlements que Jac. dit aux riches de pousser ne sont pas des cris de repentir, comme iv, 9, mais des cris de terreur. Des calamités vont fondre sur eux. Windisch pense aux douleurs eschatologiques, wSïvsç (Mt. xxiv, 8; cf. Lagrange, Saint Marc, xiii, 8) ; en effet le jugement est en vue (v, 3, 7, 9). Ces douleurs ne sont pas considérées sous leur aspect universel comme dans les Apocalypses, pestes, guerres, famines, troubles cosmologiques, dont les justes eux-mêmes auraient à souffrir, si bien que certains rabbins préféraient mourir avant ce terrible moment (Lagrange, Le Messianisme, p. 186, 187); elles ont un caractère spécial par rapport aux riches, il s'agit surtout de Ja perte des biens et de la condamnation au jour du jugement (2-9). La perspective dans le temps demeure vague, il en est de même dans les menaces dont le livre d'Hénoch accable les riches (xciv, 7-11; xcvi, 4-8; xcviii, 2-15). . 2) <î£<Tïinev, hapax dans le N. T. Le parfait n'est pas ici prophétique, l'événement étant si certain qu'on le considérât déjà comme passé; mais il indique un état présent qui a commencé dans le passé; de même pour yéyovsv et (3) xaTi'io-cai. La pourriture, les mites ont commencé leurs ravages, et la rouille se produit d'ores et déjà. Le temps parfait exprime bien la vanité présente des richesses aux yeux de celui qui considère la valeur éternelle des vrais biens [Ropes). A propos de richesse pourrie il n'y a pas à penser, comme le fait Mayor, à des biens putrescibles, blé, huile, par opposition aux vêtements, à l'or et à l'argent. L'idée est générale, viennent ensuite les spécifications habituelles de la richesse chez les Orientaux, Quinte curce,

1 Allons, maintenant vous les riches! Pleurez en poussant des hurlements sur les malheurs qui vous arrivent. ^ Votre richesse est pourrie, vos vêtements sont rongés des mites, ^ votre or et votre argent sont rouilles et leur rouille rendra témoignage contre

V, VI, 3 : in Persepolim, totius Persidis opes congesserant, aurum argentumque cumulatum erat, vestis ingens modus. Quand Jonàthas va trouver le roi Démétrius, il emporte comme principaux présents de l'or, de l'argent et des vêtements (I Mac. xi, 24; cf. Act. xx, 33; Mt. vi, 19, 20); Samson donne des tuniques (Juges xiv, 12). — aïiToSpwTa, dans la Bible, ici et Job xiii, 28; les riches accumulaient chez eux des vêtements de prix (cf. ii, 2), et aussi des tapis, des étoffes dont Jac. ne parle pas. Tous ces tissus généralement en. laine étaient pour les mites une pâture abondante : stragulata vestis, blattarum ac tinearum epulae, Horace, Sat., II, m, 118; cf. Le. xii, 33; Mt. ajoute les vers, vi, 19. Aussi le vêtement mangé par les mites est-il souvent un terme de comparaison dans l'Écriture (Is. l, 9; li, 8; Job, xm, 28; Eccli* XLII, 13).

3) xaxitoxai, hapax dans le N. T., la préformante xa-ra est intensive. — îoç répète l'idée du verbe, rouille et non venin, cf. m, 8; çdtyeTat forme hellénistique à la place de 'éSexac. La propriété de l'or est de ne pas se rouiller; les anciens l'avaient remarqué, ainsi Philon : (5 ■)(^pT5ao?) Jov oi TcapaSÉ^ç^sxai {Quis rerum div. hères, 217; M. L p. 503); cf. Théognis 451. La rouille de l'or et de l'argent est ici une figure qui vient de l'A. T. Dans la lettre de Jérémie, la rouille de l'or et de l'argent est une ternissure; il faut enlever la rouille de l'or pour le faire briller (Bar. vi, 23; cf. 11). Jac. dit aussi de l'or ce que Eccli. disait seulement, et avec raison, de l'argent : àTrdXeaov (îpYiSpiov 8i' àSsXçov xat «ptXov, xal [irj ÎcoÔti'xco Cito tov Xî6ov sic àîcoXstav (xxix, 10). Il faut se représenter des pièces d'or et d'argent entassées dans des coffres de bois ou des cruches de terre; à force de ne pas servir ces pièces ont perdu le brillant que donne le toucher. Cette rouille prouve la fragilité des trésors; ceux-ci sont déjà atteints; elle sera aussi pour les riches, au jour du jugement, une preuve accablante de leur avarice coupable, un témoignage terrible apporté contre eux.

La rouille de l'or et de l'argent s'attaquera même à ceux qui les possèdent; elle mangera la chair des riches comme un feu. Le feu qui mange est une réminiscence des prophètes, Éz. xv, 7 : nup airoùç xaTaçotysTai (cf. Jér. v, 14; Am. I, 12, 14; vu, 4), il rappelle ici la pensée du jugement et de la condamnation (Mt. XVIII, 8; XXV, 41; Me. ix, 42, 43; II Pet. m, 7; Jude 23); cf. Judith XVI, 17 : Kipioç... IxStXTÎast OLuxohe, èvri^spa xpt'astoç, Souvat Tîïïp 7.a\ a/.tiXYjxas stç adEpxaç aÙTwv. Jac. veut dire que les riches périront par leurs biens, en ce sens qu'ils seront punis pour le mauvais usage qu'ils en auront fait.

Ropes rapporte &>e, jiîjp à lOriaauptaaxe ; l'expression « ôïjaaupiÇsiv Tîup » se retrouve dans Prov. xvi, 27. Il s'agirait alors d'une intensité plus grande donnée au feu de la géhenne parle péché des riches. Mais il paraît beaucoup plus naturel, à la suite de WH., von Soden, Vogels, de rapporter à? 7:up à

M.6 ÉPITRE DE SAINT JACQUBS, v; 4-5.

xiptov ù.yÀv èsxoci. xai fôcysxoci. socg <7xpxixç P{a<ov àç sirup- :èÔ7j<Ta.up6(7aT£ èv

ûiAÔv ô àfUffTsp'/j^Asvo^ «ç' ujjLtov /.paÇei, .xoi cet ^ooi tGv ÔEpiaavuwv Etç m •éxa K^pio!j.<7.<x^aiùê^lu.ek-^\iiBx}f, ^èTpuç-^0«Tie ira t% y^S Kaî:è.a.7:«Ta>>.ï7aaTe,

4- a<pu(TT£pvi!JLevoç (TH) potius quam a7ie(TT£pir)[iEvoç (SV). — eio-eXeXuôav (TH) potins quant £t<7E),EXu6ao-tv (SV).

paY^Tat — i9Y)cîauptoai£ peut bien s'entendre au sens absolu ; les riches ont

thésaurisé non pas la colère [Windisch] mais leurs richesses, vêtements, or,

argent. — L'expression èv lax^aratç ^jiipatç ou son équivalent lît' layjxTœv -côSv

r}{i£pâ5v, a chez les prophètes un sens messianique et eschatologique (Os. m, .5 ;

Is. -n, 2; Éz. xxxvni, 16; Dan. ii, 28; cf. Deut. iv, 30; Jér. jcxui, 20). Dans le

JST. T. les temps messianiques ont commencé, mais on ne sait pas quand ils

■finiront; saint Paul parle des derniers jours au futur (I Tim. iv, 1; II Tim.

in, 1) ; chez Jac- à première lecture la perspective semble rapprochée (cf. v,

8, S), comme dans I Jo. ii, 18 : Hai^ia., i<^yji.'zr\ &pa laxXv, ou dans I Pet. i, 5, 6.

Mais ce serait fausser sa pensée et celle des autres Apôtres que de presser

le sens des mots. Il s'agit d'une expression eschatologique toute faite.

33^'ailleurs le contexte montre ici que les derniers jours sont encore à venir;

îé sens futur est prouvé par Iv ^nj^épa açaY% du v. 5. Le sens n'est donc pas :

« Vous avez thésaurisé sans vous douter que c'était la fin », mais « vous avez

Ihésauriséj sans vous en douter, pour amasser la colère dans les derniers

jours ».

4) La misère des moissonneurs fait un violent contraste avec l'or et l'argent que les riches propriétaires entassent dans leurs coffres.

fSoiS, cf. m, 4, répété encore infra 1, 9, 11. — à[Ar]<ic^vTtov, hapax dans le N; T., vient sans doute des LXX (Lév. xxv, 11; Deut. xxiv, 19 j Is. xvii, 5; Mi. vj, -15) et a le même sens que Bepiaavxcov qui suit, et qui est plus communément employé. kfwi:tçr]\xivoi.., hapax dans le N. T., intransitif ckez les classiques et dans Eccli. xiv, 14, transitif comme ici dans Néh. ix, 20; dans A B3 P àwaT£p?iti.£voç est sans doute une correction qui à un verbe rare en substitue un autre plus usité, peut-être d'après Mal. m, 5. Le salaire frustré a une voix comme le sang d'Abel et crie vengeance vers le ciel (Gen. ïv, 10). L'idée vient de Deut. xxiv, 15 J'. Il n'est pas dit que les riches font travailler pour rien comme autrefois Joakim (Jér. xxu, 13) ; ils devaient sans doute ajourner les paiements et détourner une bonne partie des salaires à leur profit. La loi mosaïque ordonnait de donner le salaire chaque soir (Lév. xix, 13; Deut xxiv, 15; cf. Tobie iv, 14) ; le mercenaire en avait besoin pour vivre; un soir sans salaire, était un soir o.ù il avait faim. L'insistance de la Loi, les réflexions des Livres de Sagesse (cf. Job xxiv, 10; Eccli. XXXI, 4; xxxiv, 21-27) et les invectives des prophètes (cf. Mal. Jii, 5), montrent que l'injustice poursuivie par Jac. était fréquente dans l'A- T.; à &en époqije, elle devait; constituer encore la principale forme de l'oppres-

ÉWTRE DE SAtNT JACQUES, V, 4-5. tl?'

VOUS et rongara vo& chairs comme un feu. Vous avez thésaurisé pour les derniers jours. ^ Voici que l-e salaire des ouvriers qui ont moissonné vos champs [et] dont vous [les] avez frustrés, crie, et les cria des moissoiLneurs sonl parvenus- aux oreilles du Seigneur des araiées. ^ Vous avez vécu sur la terre dans la mollesse et les

SLon sociale (cf. n, 6) et un des meilleurs moyens d'enrichissement. Le montant des salaires n'était pas fixé par la loi, on. s'en rapportait à la coutume. Au temps de Jac. la journée de travail était payée en monnaie et valait environ un denier (cf. Mt. xx, 2). Pour la valeur d'achat du denier, cf. Allô, L'Apocalypse, p. 74. . <

Le code de H'ammourabi, expression d'une civilisation matérielle plus développée que celle du code mosaïque, détermine le salaire annuel des hommes loués pour le travail des champs et la. garde des bêtes (art. 257, 258, 2M) et le salaire quotidien des j'ournalîers et artisans (art. 273, 274). Le butétait d'obvier aux mêmes exactions. La Bible, plus religieuse, fait appel à la justice de Dieu, autrement redoutable que celle des lois.

Poai fait un parallélisme d'idée avec xpocÇéi. Toute la phrase est biblique. Le inot poTÎ, qui est un. hapax dans le N. T., se retrouve dans les LXX5 avec la même idée de cris qui montent vers le ciel. (Ex. n, 23; I Sam. IX, 16) ; EÎç TÀc aixa Kupi'ou aaSatiô vient d''Is. v, 9, le prophète parle des injustices commises par les riches : rjxoiSffSï] yàp sic xa âxa Kuptou aaSacbQ xauxa. Les oreilles de Dieu, nommées encore dans Ps. -am, 7, signifient que Dieu écoute avec attention ce qui se dit sur la terre (cf. Dhorme, L^emploi métaphorique... RB., 1921, p. 539). L'expression « Dieu des armées » "iriSis* mn''

m"i<iy, fréquente dans l'A. T . , se trouva seulement ici. directement écrite

dans le N. (dans. Rom. ix, 29 elle est une- citation). Elle signifie : Dieu desarmées célestes (cf. supra, i, 17). Ces armées sont les astreis objets d'un culte, chez. le^. Sémites (Deut.. xvn, 3; II. Rois xvii, 16; Jér. viii, 2), peuit-êtreaussi les ange & (I Rois, xxii, 19;, Ps. cm, 21) ou les. deux, ensemble (Joh, xxxYiiL, 7)., Ce titre est une affirmation de la puissance de Dieu; les= LXX traduisent souvent nlK^Ï' par IlavTOJcpâ-TWf (Il Sam. v, 10; I Rois-, xix, 10, 14;

Jér; y, 14^, etc.). Le' sens^ militaire- est rare (I Sam^ xviï, 45).

L& mercenaipe- o]p:priîmé n'est pas sans espoir: Il a avec lui le Diôu' déâ arraiées. Les riishas ont sm~ contrafre tout à- craindre, car les cris de l'eUi*^' geiïs- sont montés vers Dieu: et retentissent toujours^ près dé lui (sens du paï'fait: ïbeXTfXuOtxv,- action passée dont l'effet demeure) ; cf; Eecli'. ïv, 1-6- : Dieu- exauce lé pauvre qui maudit l'oppresseur.

5) Pendant que les cris de détresse des moissonneurs montent vers Dieii; lés riches propriétaires- vivent dkns la^ mcllesse et lé luxe. Gela finira mal pour eux.

iTpucprja-aTe /iapajT dans lé N. T., v^rbeemployégénéi'ailement parles classiques dans un sen&péjoratif comme ici; acception favorable dans Is. lxvi, 11; Néh. IX, 25-. La terre est nommée par opposition, au ciel où siègele Dieu désarmées,,^

TÔv âCxaioV oùx, àvTiTcéaffexat «[jt-iv.

aussi pour marquer le caractère transitoire de la vie présente (cf. Mt. vi, 9, 10). àflnaTaXTfaaxe, seulement ici et I Tim. v, 6 dans le N. T.; le sens est toujours péjoratif (cf. Ez. xvi, 49; Eccli, xxi, 15). Les riches nourrissent leur cœur, c'est-à-dire l'engraissent : lnoi.yjivBr\ ykp rj xapSt'a toi» Xaoîi -zoù-cou (Mt. XIII, 15 ; Act. XXVIII, 27, d'après Is. vi, 10). On sait que les Hébreux faisaient du cœur le siège de l'intelligence ; or un cœur bien nourri,' gras, est un cœur alourdi, stupide (cf. Dhobme, L'Emploi métaphorique..., RB., 1922, p. 502-508, 512, 613; et Le. xxi, 34; Hénoch, xcviii, 11).

Les paraboles du riche insensé, du riche et de Lazare (Le. xir, 16-21; XVI, 19-31) illustrent bien, mais dans un style plus calme, les ardents reproches de Jac. L'anathème contre les riches, Le. vi, 24, est dans le même ton et le même ordre d'idées. Le livre de Job dit que le riche « avait le visage caché dans sa graisse » (xv, 27, trad. Dhorme). Ces gens qui faisaient bonne chère, et vivaient dans l'oisiveté devaient, en effet, avoir de l'embonpoint (cf. Job, XXI, 24; Ps. xxii, 30; lxxiii, 7). Jac. est sarcastique.

ffçpayvf se dit surtout des animaux : r.ç6?)a.T:oi. o-çay^, brebis destinées à la boucherie (Rom. viii, 36, d'après Ps. xliii (xliv), 23) ; mais ici il n'est pas parlé de bêtes et on ne saurait penser à un jour d'hécatombe et de grand festin (cf. Is. xxii, 13), ni à une comparaison à la suite de t^" K L qui ajoutent &>i devant èv ^[xspa ou de la version éthiopienne qui paraphrase : comme celui qui engraisse un bœuf pour le Jour de regorgement. Le jour de regorgement est un jour de malheur pour les riches. Il s'agit d'une réminiscence des prophètes, surtout de Jér. xii, 3 : ayviaov aùxoùç sîç 7][xlpav <j«pa-f7]ç. — iv Tjfjispa équivaudrait à et? TjpLÉpav comme dans Rom. ii, 5; I Pet. ii, 12, Quand les prophètes annoncent le jugement de Dieu contre les nations ou Jérusalem, ils parlent plusieurs fois d'égorgement, car ils pensent à la guerre et au carnage qui l'accompagne (Jér. xxv, 34; l, 27; Éz. xxi, 15; Soph. i, 7, 14- 17) ; açpayTÎ (n^^TS) devient synonyme de châtiment, et dans Is. xxxiv, 2, 6, de châtiment eschatologique. Cette acception paraît tout à fait indiquée ici. Le jour de la tuerie sera pour les riches celui du jugement; comme des bêles ignorantes qui s'engraissent pour les sacrifices du temple ou pour la boucherie, les riches préparent leur propre malheur. Dans un sens analogue Jérémie parle des mercenaires de l'Egypte engraissés et prêts pour le châtiment (xlvi, 21). On peut comparer //é/ioc/^ parlant aussi des riches : vous êtes mûrs pour le jour de l'effusion du sang, pour le jour des ténèbres et pour le jour du grand jugem.ent (xciv, 9, trad. Martin; cf. xcviii, 10).

6) La pensée demeure dans la tradition des livres prophétiques et aussi dans celle des livres sapientiaux.

Le juste est condamné non en tant que chrétien mais en tant que pauvre. Le reproche d'injustice que Jac. adresse aux riches, rappelle les apostrophes d'Amos (v, 12 ; vi, 12) ou de Michée (m, 1-3 ; 9, 10) contre les anciens qui vendaient la justice et dépouillaient le peuple. Les fonctions de juges appartenaient aux riches familles et, à l'époque de Jac. comme à celle des

délices et vous avez nourri vos cœurs pour le jour de regorgement. 6 Vous avez condamné, vous avez tué le juste, il n'est pas votre adversaire.

prophètes, les cadeaux offerts, ou les dépouilles à prendre devaient souvent décider des sentences. L'exemple venait de haut pendant le gouvernement d'Albinus (62-64); au dire de Josèphe {Bel. jud. II, xiv, 1), ce procurateur ne laissa en prison que ceux qui n'avaient rien à donner. Un humble égyptien exposé à la rapacité des juges, faisait cette belle prière à Amon, au temps du Nouvel Empire : Amon, prête ton oreille à celui qui est seul devant la justice, qui est pauvre et dont l'adversaire est puissant. Les juges le pressurent : « argent et or pour les scribes, et vêtements pour les serviteurs! » Cependant il arrive quAmon s'est transformé en juge suprême et que le pauvre triomphe (cité par Erman, La religion égyptienne^ p. 119-120).

Les Livres Sapientiaux reprochent quelquefois aux méchants de tendre des embûches au juste et de le faire mourir (Prov. i, 10-14; Ps. xxxvn, 32); la Sagesse décrit en une scène vivante, que Jac, a peut-être dans la mémoire, les riches incrédules ou sceptiques qui oppriment et condamnent à mort leur concitoyen pieux et juste (n, 10-20). Il peut s'agir tantôt d'un meurtre réel, car. dans les anciennes sociétés une vie humaine comptait pour peu, tantôt d'un meurtre métaphorique; le Siracide appelle le pain la vie des pauvres, enlever à l'un d'eux son pain c'est le tuer : çpoveiSwv -ubv jtXrjafov ô àipatpoû[X£voç au,a6tcoaiv (xxxi, 25, 26). Dans Hénoch, xcix, 15 commettre l'injustice et égorger semblent bien être des expressions synonymes. Le sens réel et le sens métaphorique de meurtre s'accordent ici avec le contexte ; comme souvent, la pensée de Jac. demeure vague. Les riches sont meurtriers en détournant les salaires, ils peuvent l'être aussi en prononçant d'iniques condamnations à mort.

où-/. àvxtTdtdasirat, cf. iv, 6 — sujet sous-entendu : Bt'xaio?. On peut comprendre de deux façons. Le juste ne résiste pas pour soi-même, c'est-à-dire ne peut pas résister. Ce n'est pas la douceur du juste qui serait mise en relief (Mt. v, 39 ; Rom. XII, 19), mais sa faiblesse en face de la puissance des riches. Les riches condamnent, tuent, et le juste est écrasé. Mais Jac. a plutôt voulu insister sur l'innocence du juste et la méchanceté de ses oppresseurs. Les riches condamnent le juste, et cependant le juste n'a rien fait contre eux, il n'est pas leur adversaire. Quelle que soit la nuance, les termes sont très forts et il ne paraît pas possible à plusieurs auteurs déjà nommés que des chrétiens soient l'objet de pareils reproches. Mais l'existence de mauvais chrétiens qui après leur conversion ne changent pas leur manière de penser et d'agir à l'égard des humbles, et se laissent entraîner par le milieu où ils vivent, est tout à fait possible (cf. ii, 6).

Oecuménius, Bède, Mayor interprètent la phrase dans un tout autre sens. Le juste désigne Jésus-Christ ; Jac. pense à la Passion du Sauveur ; il parle comme saint Pierre et saint Etienne (Act. m, 14, 15; vu, 52). Notre-Seigneur est souvent en effet appelé « lé Juste » (Mt. xxvn, 19; Act. m, 14; VII, 52; xxii, 14; I Pet. ni, 18; I Jo. ii, 1); àvxiTaaffcTai serait alors un pré-

i2K) ÉPriBE DJEv SAINT JACQUES, V,, 7-8.

Xa^vj 'ïzpoiif.ov y,a.l ot!;t[JLOV. ^[AaxpoÔup/^aa-ce y.al ûjxsîç, aT'^f.C|«x.e Taç 7. om. uETov anie 7rpot[iov (TH) potias quam add. (V et avec doute S).

sent historique, une affirmation de la patîeace: du. Sau\5eur (cf. I Pet. ii, 23), ou bien une. interrogation ^sic WH.) avea la menacé, du' jiugement. Cette intecprétutioa relative à Jésus est possible, mais a contre elle de rompre le développement de. la pensée. Dans les.v. 1-5, il s'agit de l'attiitude sociale des riches et comme: rien n'indique: un changement- d'idées, il est plus naturel dîentendre le v.. ft dans le même, sens. Le: juste, a soitveûfe dans l'Écriture une signification générale, par opposition au pécheur (Is. iir,. IQ ; lvii, 1 ; I Pet. m, 12:; lv,. 18);. le. coatextey les rapp;ro:ehements. avec 1!A. T.' semblent bienj indiquer que c'estÉ le cas ici. Le drame du Calvaire n'est pas exclu, mais' la pensée de Jac. paraît envisager rane situation d'ensemble comme Mt. xxui, 35.

DERNIÈRES RECOMMANDATJONS (v, 7-20).

Jac. vient en\ quelque sorte d'excommunier les riches (v, 1-6), il se tourne maintenant vers les humbles pottr les exhorter à la pa-tience (v, 7-11) ; le mot « frères » fait contraste avec les riches', que leur conduite rend indignes de ce titre. Puis Jac. ajoute quelques recommandations concernant le serment (12), la prière, l'extrême-onction et Fexomologèse (13-16»), la puissance de la prière (16^^-18), la correction fraternelle (19, 20).

La patience (7-llj . ..

Elle doit s'exercer relativemenl aux riches (7-8) et relativement à tous les frères. (9); l'exemple; des prophètes et de Job est, ensuite allégué (10-11).

7) L'exhortation, à la patience relativement aux riches est un. corollaire immédiat deS: v. 1-6 qui précèdent (ouv)„

(jLaxpo6ujj[.ïÎCTa-re, verbe rare chez les classiquies etfréqiuent dan&les LXX (Pra v. xiiX, 8 ;Ee)eli..xxix, 8<;.BaE-..iv,,25 ; ef. Pa. lxxxv (hiébr. txxxvi), 15). Lemot jcapou- (xt'œ est souvent dainsi le N. T, un terme; eschatologiqwe qui désigne le second avènement; du Seigneur' (Mt. xxtVySi, 27, 37, 3&; I Cor: xv,; 23; I Tbes. vu, 19; lu, 13ï iv, 15; V, 23; H Thés, ii, 1, 8; II, Pet. i, 16; iii„ 4;. I Jo. n, 28) ; il est employé dans l'A. T. au; sens ordinaire de présence, sans allusion à la fin des temps ou au Messie (Néh. ii, 6, codex A.; Judith, x, 18; II Mae. vm, 12; xv, 21), de même dans IGor-. xvi, 17 ; Il Cor. x, 10 ; PhiL. n, 12; dans les papyrus grecs, il sert à désigner la visite d'un roi ou d'un empereur (Deissmann, Xfe/^f vom Osten,^. 278. et sa.). Cette dernière:- acception convient bien au retour triomphal de Jésus (cf. Lagran-ge, Saint Matthieu, ip. 459). — Kupîou se rapporte au Christ comme dans i, 1; ii, 1; v, 14 (contre Spitta).

ÉPITRE DE SAIN-T JACTQCES, V, 7-8, l'2l'

^Ayez donc patience, fFères, jusqu'à l'avènement du' Seigneur. Voici, le laboureur attend le fruit précieux de la terre ayant patience à son égard jusqu'à ce que [celui-ci] reçoive les premières et les dernières pluies. ^Ayez patience vous aussi, fortifiez vos

Les malheurs qui vont fondre sur les riches doivent engager les frères à prendre patience jusqu'au jour de l'avènement du Seigneur, c'est-à-dire jusqu'au jour du jugement. Alors le scandale de la prospérité des pécheurs cessera, l'injustice sera punie. Jac. attend les sanctions de Dieu et ne pousse pas à la révolution sociale.. Dans Hénoch des consolations, semblablea font suite aux invectives contre les riches^ ou lés pécheurs. : Ayez confiance, 6 fustes, car les pécheurs seront bientôt anéantis devant vous... (xcvi,, 1; cf. xcvii, 1; civ, l-4)..0ase trouve donc en présence, d.'un thème oratoire ou littéraire juif,, adapté aux. idées chrétiennes.

Jac, ajoute une. comparaison selon, sa coutume, (i,, 11, 23; m, 3-5> 10-12.),. îSoiS attire l'attention sur ee qui. suit; le sujet sous-enlenda de XciSij est sans doute. xûtpTto's plutôt que yswpyoç, (avec Mayor, iîopesj Dibellius contre Spitta)=. 7i;p,5["[iov (forme héllénistiq^ue au lieu de TOcàïp.ov) eto(|jt[Aov sont deux adjectifs qui traduisent dans les LXX. nii'' et tzylpS.a (Deut.. xi, 14;, Jér. v, 24- Os. vi,. 3;

cf. Joël II,. 23), aussi WH. penaentrils à unecitatran; — O^rév sous-entendu est , écrit dans A. On lit au contraire x-apTrov dans i<, si cette leçon était la vraie, le sujet de XacSr] serait alors= ys.03ç-^6ç; mais,, quoique; Tcpdcfjioç soit à\i de figues précoces dans Jér. xxiv, 2 (cf. Osé ix, 10),. et.oi{/i[xoç de fruits tardifs dans Ex. IX,. 32, il est plus conforme à l'usage de l'A. T. d&penser ici à la pluie. Taanith 6, 1 : les premières pluies en. marckeswan, et les dernières en nisan

En Palestine, il y a une petite pluie; au mois d'octobre, mais la vraie pluie ne tombe au plus- tôt que vers le 15 novembre; à ce moment la campagne brûlée par les ardeurs de l'été, est grillée comme un chaume ^ aucun brin d'herbe verte, excepté près des sources. La terre est tellement sèche qu'an ne peut pas labourer. Le cultivateur attende donc lea premières pluiespour eommencer le travail- des champs. Si les pluies tardent à venir,, lés premières récoltes n'auront plus le temps, de croître, par exemple L'orge que l'on; coupe verte en janvier pour la faire manger aux. bêtes. Les dernières pluies quiont lieu en; mars ou. avril aident les céréalesv à pousser.. Si elles font défaut ou s onfe insuffisantes',, les' céréales sèchent avant de parvenir à matuirité, D'oîctobre à avril,, le paysan, palestinien vit' donc dans: l'attente des- fruits, de la terre,, ne perdant pas. patience jusqu'à ce; que- les pluies* bienfaisantes arrivent.. Aussi sa récolte lui est-elle, précieuse; (Tfjxtov xapTcdv). La comparaison de Jac. est sans doute personnelle,, elle vient de son expérience des choses du; pays;; l'A. T. parle bien de la peine et de la joie du cultivateur (Ps. cxxvi,5-6,* Eccli. VI, 19), mais jamais de l'inquiétude'que lui. cause le régime des pluies.

8) Application de l'exemple- à l'attente de la parousie. Il faut savoir patienter comme l'agriculteur, /.ou' de style dans les comparaisons i, 11, m, 5 — a-c7)p{?«Te xap8(aç (nS T^D) est une expression biblique (Juges^xix, 5; Ecpli. vi,.

%apo(aç ûjAÔv, on -^ Tîapouo-ta tou Kuptou y^yyixsv. ^ (ayj (JTcVa^sTe, àosXtpo'', y.ar' àXXi^Xwv ha [jlv) xptS^TS* îSoù o xptfJjç 'Tcpb tSv Ôupûv eaf/jxsv. ^^b-^b- SeivfAa Xa^exe, à§£X<pot, tvjç xax,07îa9£iaç xai tîjç [xaxpoSufxCaç toùç Trpoçv^Tœç, 01 èXaXvjffav èv tS ovo[j!,ati Kuptou. *^l5où |ji,axapiÇo[ji,£V xoùç U7i:û[j(.£(vavTaç*

9. aôeXcpoi xar aXX'ri>iWV (HSV) et non xar aXXiiiXtov aSîXopot (T).

11. siSeTe (THV) et non tSexe (S). — [o] ante Kupio; poilus quant o (THSV).

37; XXII, 16; cf. Ps. Sal. xvi, 12). Le cœur est le siège du courage comme de l'intelligence (cf. Dhorme, L'emploi métaphorique..., RB. 1922, p. 499-500). La pensée de la parousie ou du jugement, qui devrait être une terreur pour les riches, est une consolation pour les frères qui sont fidèles.

Ce verset est un des passages dii N. T. allégués par l'école eschatologiste comme preuve que les Apôtres attendaient ou même enseignaient la proximité de la parousie. Les textes suivants présentent la même difficulté : Rom. xiii, 11, 12; I Cor, X, 11; xv, 52; xvi, 22; Phil. iv, 5; I Thés, iv, 15; Hébr. x, 25, 37 ; I Pet, I, 5, 7 ; IV, 7 ; I Jo. ii, 18 ; Apoc. i, 7 ; xxii, 6, 10, 12, 17, 20. Jac. ne dit pas que la parousie aura lieu sans tarder mais seulement qu'elle est proche, cf. v. 9. La perspective demeure vague, néanmoins elle donne l'espérance et console.

9) Elle aide aussi à pratiquer la charité fraternelle. Jac. reprend un thème qui lui est cher (i, 27; ii, 1-13; iv. 11-12).

CTTEvdcÇEiv se dit des gémissements, qu'il s'agisse de prière (Me. vu, 34), de désirs (II Cor. v, 2, 4) ou d'autres sentiments ; ici avec xaxa ce verbe exprime des murmures de rancune ou de colère. Il s'agit de murmures contre les gens de la communauté (àXXYi'Xwv), quels qu'ils soient et pas seulement contre les riches. L'expression 'iv% jj.r, xpiQîjTe est peut-être un écho du Sermon sur la Montagne (Mt. vu, 1 ; Le. vi, 37), avec le même sens péjoratif de /.pi'vstv. — 5 xptTTÎç est Jésus-Christ au jour de sa parousie. Le juge est aux portes, sa venue est tellement certaine qu'il est parlé d'elle comme si elle avait déjà lieu.

Jac. qui ne sait pas exactement quand le Seigneur viendra, reprend en la complétant une image dont Jésus s'est lui-même servi dans son discours sur la ruine de Jérusalem : o'-rav "Stite -cauxa yivo^asva, yivcû^/CETs 8ti ï-^y^z i<JTtv b£\. 6i5pats (Me. XIII, 29; cf. Mt, xxiv, 33). Quand Jac. écrit, on n'est pas loin de l'année 70 et le Seigneur est bien aux portes. Mais la pensée n'est pas aussi précise, Jésus n'avait pas voulu faire toute la lumière, et les événements n'avaient pas encore permis de distinguer, avec autant de clarté que nous le faisons depuis, les différences de perspective dans les avertissements du Maître. Sur le temps de la parousie, cf. Allô, L'Apocalypse, p. civ et ss.

10) Il faut prendre modèle sur les prophètes.

xaicoTtaâetaç, hapax dans le N. T., plusieurs fois dans les LXX (Mal. i, 13; II Mac. II, 26, 27), signifie ici endurance comme dans les inscriptions grecques citées par Deissmann {Neue Bibelst., :p. 91). — jj.a/.po9u[iiaç rappelle le V, 7. — èv TCO (5v6[jia-ci Kupi'ou traduit niHi DU;^ comme dans Mi. iv, 5; Dan.

cœurs, car l'avènement du Seigneur est proche. ^Ne murmurez pas, frères, les uns contre les autres afin que vous ne soyez pas jugés. Voici : le juge se tient aux portes, lo Prenez, frères, comme modèles d'endurance et de patience les prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur. ^^ Voici, nous proclamons bienheureux les endu-

IX, 6 (0) ou (avec Im à la place de Iv) Jér. xi, 21; xx, 9; Dan. ix, 6 (0'); cf. Act. IV, 17, 18. Il s'agit donc de Dieu; les prophètes ont parlé en son nom, c'est-à-dire, entant qu'envoyés par lui; leur mission met en relief la méchanceté des hommes qui les ont persécutés.

Les souffrances des prophètes sont un exemple plusieurs fois cité dans le N. T.'(Mt, V, 12; xxiii, 34; Le. xi, 49; Act. vu, 52; Hébr. xi, 32 et ss.). La grande figure du prophète souffrant est bien celle de Jérémie. On peut nommer aussi Amos que le prêtre Amasias veut chasser de Béthel (Am. vu, 10-13), Isaïe tenu en échec par Achaz, Daniel jeté dans la fosse aux lions- Les prophètes n'ont généralement pas été écoutés par leurs contemporains, et le Chroniqueur remarquait déjà qu'ils avaient été un objet de moquerie (Il Ghron. xxxvi, 16).

Saint Pierre parle de la souffrance de Jésus et du modèle qu'il nous a laissé (I Pet. n, 21). Cet exemple serait tout à fait à sa place ici. Mayor émet l'hypothèse que les Juifs auxquels Jac. s'adresse connaissaient mieux l'A. T. que les détails de la vie de Jésus. Il n'est pas possible d'admettre cela quand on pense à la place que tenait la mort du Christ dans la catéchèse primitive, (discours de Pierre conservés dans les Actes, Épîtres de saint Paul). La mort du Messie était une grande difficulté pour la foi des Juifs et il fallait bien la leur expliquer. Il me semble plutôt que Jac. a la pensée davantage tournée vers l'A. T. que A'^ers la vie de Jésus (cf. p. lxxx et s.) ; et puis, peutêtre, aimait-il mieux parler de la gloire transcendante du Messie (ii, 1) bu de son retour triomphant (v, 7-9) que de sa souffrance.

11) Jac. proclame de nouveau bienheureux les endurants (cf. i, 2-4, 12) ; ceux-ci, comme dans les Psaumes et les Livres Sapientiaux, sont opposés aux riches ou aux pécheurs qui les persécutent et les oppriment (v, 1-6 ; cf. Il, 6), ils forment le groupe des humbles, des vrais frères. — uTîojxstvaviraç (cf. i, 12) au sens absolu : ceux qui supportent. — î);io[aov^'v est emphatique au début de la phrase et marque le fait de supporter l'épreuve, tandis que la patience ((ji.a5cpo6u(jLia v. 10) insiste sur la durée de ce fait. Nous traduisons îiTOjAovTÎv par <c endurance » et non, comme dans i, 3, par « patience », à cause du rappel de mots avec 67to;jLec'vavi:aç et de la présence de [Jiaxpo0u[j.taç, — ^xoiiaaTs fait sans doute allusion aux lectures et aux instructions de la synagogue. La fin du verset se rapporte encore à l'exemple de Job; rb téXos est la fin, la conclusion de l'histoire du saint homme, aménagée par Dieu (Job xlii) ;, Stt explique la raison de l'intervention divine. — %o\iQT:Xay-^\/6ç I<ttiv [[ô] Kuptoç xal oty.T{p[j.tov est l'équivalent de l'hébreu il^ni Dini

n'\r\'i, traduit parles LXX olxTEEpp-tov "/.a\ IX£7Îp.cov ô K\Sptoç (Ps. en (hébr. cm), 8; ex (hébr. cxi), 4; cxliv (hébr. cxlv), 8, cf. Ex. xxxiv, 6; Eccli. ii, 11); l'adjectif

T'OV ijxo[J!,ov'J]V Toi^ -igjcoyaraTS, îcat to- ré^ffç-- Kufffou" à'^ëre, an WDXûoTrXaYXvaçàd-iv [ô] Képtoç xal owTtpffcwv. ^^Ilpo Trav-rtov ^€, aSéXfaf [/.<?u, pK-îj o[Ji,vu£Te, [A-/iT£ Tov cupavbv !J.riT£ XYÎy yyjv [j,-^t£ oXXov xtva op%oV ■j^to) §è u[aSv

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