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chroniqueurs byzantins ne soufflent mot et qui uous es1 con uniquement par une très brève mention dans les sources arabes I . Celles-ci, en effet, à l'année i:M de l'Hégire, qui va de novembre 1034 à uovembre 1035, rapportent ce qui suit: « Les Grecs envoyèrent àAntiocheune
grande armée pour conquérir Alep. L'émir de cette ville, qui était touj -s
encore Chibl Eddaulèh Ibn Saleb ll>n Mirdàs, marcha contre eux et les mit en déroute après un combat acharné, parce qu'ils étaient mourants de soif à cause de l'extrême chaleur et qu'ils avaient île mauvais guides. Il les poursuivit jusqu'à A/à/ -1 . à une journée de marche au nord d'Alep, puis s'en retourna sain et sauf chez lui dans sa capitale avec un gros butin. Cette expédition malheureuse sur laquelle il serait intéressant de posséder plus de détails du! être organisée par le duc Constantin, frère du basileus (3).
Pour cette même année, Ibn el-Athiret Il>n Chabloun font encore le récit suivant : « Cette année iiiti de 1"1 fégyre , Ibn Waththâb le Nu 1 1 térite, qui était seigneur de Saroudj,
de Rakkah et de Harrân, sous la suzeraineté du basileus, réunit autour de lui un grand nombre d'Arabes et d'hommes d'autres nations, puis invoqua l'assistance des Grecs d'Edesse. Une forte armée grecque s'étant jointe à
SCEAU de plomb de ma Collection ayant appartenu à Nicétas, frère da basileus
Michel IV, patrice, rectear et i catépai
de la Grande Antioche.
(1) Voy. Wiistenfeld, op. cit., p. 226, aussi Ibn el-Athir, op. cit., IX. p. 302. . C'était presque constamment aux alentours de cette petite ville forie dominée par un château que se décidait le sort des expéditions byzantines contre Alep.
(3) Il se pourrait cependant qu'il y eût là qui Ique confusion avec la grande expédition de Romain Argyros île l'an 102:i qui eut une issue également si funeste. — Chibl Eddaulèh péril au printemps de l'an 1038 dans un combat contre les troupes égyptiennes d'Anouchtikin. Son frère el successeur Mouizz Eddaulèh Thimàl Ibn Saleh fut, cette même arme..-, chassé d'Alep par ce général qui restaura à ce moment dans cette ville comme dans tout le nord de la Syrie, sauf la portion occupée par les Grecs, l'autorité du Khalife d'Egypte, Mostancer. La ferme; autorité d'Anouchtikin, non seulement rétablit la paix dans toutes ces régions, à Hamas en particulier, mais décida même l'émir ou gouverneur de Harrân, à faire proclamer de nouveau le Khalifat égyptien dans les trois mosquées de cette ville, de Saroudj el de Rakkah. En même temps, on le verra, une trêve de dix ans était signée entre le Khalife el le basileuâ. Pour la suite de l'histoire d'Alep el les luttes a son sujet entre les Mirdâsides et les lieutenants du Khalife d'Egypte, voy. Stanley Laie- Poole, .1 history of Eyi/pt in the middle ayes, p. 160.
190 LES PORPHYROGÉNÈTES ZOE ET THBODORA
lui, il se dirigea vers la région soumise à Nasser Eddaulèh lbn Merwàn, la pilla et la dévasta, lbn Merwàn réunit alors ses troupes et demanda leur aide à Qarawàch (1) et à d'autres. Des renforts lui arrivèrent de tous les côtés. Quand lbn Waththâb vit qu'il en était ainsi, et qu'il ne pourrait atteindre son but, il quitta le pays. Alors lbn Merwàn envoya à l'empereur grec des hommes qui lui reprochèrenl d'avoir rompu la trêve conclue entre eux. Il envoya aussi de tous les côtés des émissaires chargés de lui recruter des soldats pour la reprise des hostilités. II réunit ainsi un grand nombre de combattants pieux et braves, et partit assiéger Edesse. Mais à ce moment arrivèrent des envoyés du basileus, qui lui firent des excuses et jurèrent que celui-ci n'avait pas été averti de ces faits. De plus, il faisait savoir à ses troupes d'Édesse et à leur chef qu'il désapprouvait leur conduite. II envoyait, en outre, de magnifiques présents à Nasser Eddaulèh, qui renonça à ses projets de conquête et renvoya ses troupes. »
Le récit que nous a laissé Skylitzès de la prise de Myra par une flotte de corsaires sarrasins est plus détaillé. Cette cité maritime de Lycie, qui a conservé son nom jusqu'à aujourd'hui, devait sa célébrité à son antique église de Saint-Nicolas, où le corps du saint, ce corps fameux qui suait la myre, et qui plus tard fut volé et transporté à Bari par des marchands de Venise, attirail déjà par d'innombrables miracles la foule des malades, des fidèles et des pèlerins. A partir delà mort du gr-and Basile, la police de ces mers n'ayant plus été maintenue avec la même rigueur, de grandes flottes de corsaires sarrasins avaient recommencé, dès le règne de Bomain Argvros, après un très long temps, à épouvanter à nouveau tous les rivages de l'empire grec et non plus seulement ceux d'Italie. Nous avons vu déjà de véritables « armadas » africaines opérer dans l'Adriatique, ravager les côtes de l'Myrie, jusqu'à ce qu'elles eussent été détruites par le stratigos impérial de Dyrracbion (2). Au début du règne de Michel IV, il semble que l'Archipel, malgré la présence de la flotte du stratigos île la Dodécanèse, établie spécialement pour assurer la sécurité de ces rivages, soit devenu à son tour, malgré son éloignemenl des côtes d'Afrique, le théâtre des exploits de ces corsaires. Skylitzès dit expressé-
(1) Ou Kirwasch.
(2) Voy. pp. 1''. l-i el 126 du présent volume.