‹ L'épopée byzantine à la fin du dixième siècle (volume 2)Chapitre 83 sur 132 · MORT DO PATRIARCHE ALEXIS · texte numérisé non relu

MORT DO PATRIARCHE ALEXIS

Macédoine, avail expiré le 20 février 1043 le vieux patriarche Alexis qui gouvernail IT'.glise orthodoxe depuis les temps déjà lointains où le grand I5;isile mourant l'avait, aux derniers jours de sa longue existence, en décembre 1 1)2.">, nommé de sa propre autorité à ce poste suprême en remplacemenl d'Eustathios (1), Le nom de ce prélat est revenu à bien des pages de cette histoire. J'ai dit ses démêlés avec l'Orphanotrophe qui voulait, profitant de l'irrégularité de sa nomination, se faire élire à sa place, la pari active aussi qu'il prit plus lard à la chute du Kalaphale. Skylitzès raconte que le basileus Constantin Moiinmaque, aussitôt après que le vieux pontife eût expire, lit pratiquer dans le couvent qui portait sun nom des perquisitions minutieuses pour v découvrir cachée la somme 'énorme de if,'^^?^-^^^. Yffî

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deux mille Cinq cents litra' d'or, soit vingt-cinq « kentinaria ■% dont le trésor s'empara. Olte grosse fortune

avait, entre autres, permis au oneAn ,.,. ,,,,,,,,, ,, , ,-

1 S< h AL DE l'LOMB inédit ou fameux guerrier

patriarche défunt d'élever à et prétemlunt an trône Georges Muniakes. — Ce très

précieux petit monument fait partie de ma Collec-

ses frais ce beau monastère tion de bulles de plomb bysan Unes.

qui fut dans la suite constamment connu sous ce nom du « Monastère du seigneur Alexis » :2'i. On connaît de lui divers actes (3). Un grand conseil de l'Église fut tenu en janvier 1028 sous sa présidence (4). Cette grosse fortune ainsi retrouvée après sa mort semble un indice peu édifiant.

Un peu plus d'un mois après, le 2."> mars, jour de l'Annonciation, Michel Kéroularios fut élu et sacré patriarche en remplacement d'Alexis le Stoudite. C'est ce prélat fameux qui, quelques années plus lard, encore du temps du basileus Constantin Monomaque, devait se rendre si célèbre en amenant par son attitude intransigeante le grand Schisme qui

(1) Épopée, II, p. 620. Alexis était à ce moment, on se le rappelle, abbé ou « kathigoumène » du grand couvent de Stoudion.

(2) q MI Movy] toO xjpoû 'AXe£iou ".

(3) Gédéon, IIx-p. itiv., pp. 318 sqq.

1 Ibid., p. 319.

aujourd'hui encore sépare les deux Eglises de Rome et de Constantinople et a eu pour l'histoire de la chrétienté des conséquences incalculables. Je parlerai en son temps de ce grand fait historique. Pour le moment, les relations entre Rome et Ryzance étaient parfaites encore. Le nouveau patriarche qui devait régner sur l'Eglise de Constantinople jusqu'à la mort de Monomaque et l'avènement d'Isaac Comnène était un homme de grand talent, d'une énergie à toute épreuve, de science profonde, de nature impérieuse et dominatrice. R était né à Ryzance, il y avait reçu une forte éducation. Alors qu'il était encore un laïque sous le règne de Michel le Paphlagonien, en l'an 1040, il avait, on se le rappelle, été enveloppé dans une accusation de conspiration avec divers autres notables, condamné sur l'ordre de l'Orphanotrophe à la déportation et forcé de prendre le vêtement religieux (1). R n'avait plus quitté cet habit et c'est ainsi qu'il passa du rang de simple moine à la plus haute situation de l'Eglise orientale.

J'ai dit que Michel Kéroularios était un homme d'une haute valeur morale. Un de ses premiers actes après qu'il fut arrivé au pouvoir semble toutefois révéler une âme si violente qu'elle se laissait aller aux pires ressentiments. Le malheureux Orphanotrophe, jadis tout-puissant, végétait depuis quelques mois dans un douloureux exil à Marykatès (2), dans l'île de Mételin. C'est là que, sur des ordres venus de Constantinople, on lui arracha les yeux dans la journée du 2 mai. Onze jours après, il expirait, soit qu'il n'eût pu supporter cette atroce mutilation, soit qu'on l'eut achevé dans sa prison. Skylitzès et Zonaras qui nous racontent en ces termes saisissants par leur brièveté la fin affreuse de cet homme d'Etat jadis tout-puissant, ajoutent ces mots sinistres : « Quelques-uns crurent que l'eunuque avait été aveuglé à l'insu du basileus par ordre de la basilissa Théodora, mais presque tous furent d'avis que ce fut à l'instigation du nouveau patriarche qui ne pouvait pardonner à Joannès de l'avoir fait faire moine de force. » Théodora est propablement tout à fait innocente de ce crime. Pour ce qui regarde Michel Kéroularios, bien que la noblesse connue de son caractère semble en contradiction avec

(1) Voy, p. 310.

REVOLTE DE THEOPHILE ÉltOTIKOs 459

une pareille indignité, nous ne pouvons que auspendre notre jugement à son endroit. Le véritable auteur responsable du supplice de l'Orphano-

trophe fut certainement Monomaque qui ne pouvait, lui aussi, pardonner à l'ennuque de l'avoir jadis envoyé en exil (1).

Ce règne de Monomaque eut des débuts bien agités comme il devait le demeurer constamment du reste. A peu près au même moment où

l'agression audacieuse de Maniakès niellait l'Empire à deux doigts de sa perte, une autre révolte en des parages beaucoup plus lointains venait encore troubler, bien que beaucoup moins gravement, le basileus et ses conseillers ordinaires dans leur quiétude tant désirée. Sur celle-ci nous ne possédons tout juste que quelques lignes deSkylitzès et deZonaras (2). Psellos ne nous en a soufflé mot, je ne sais pour quel motif, probablement parce qu'elle n'avait jamais eu qu'une importance secondaire. Je reproduis à peu près textuellement le récit de Skylitzès : II y eut dans ce temps même une autre révolte dans l'île de Chypre qui eut pour chef Théophile Erotikos, stratigos de ce thème, celui-là même, qui, en 1040, alors qu'il était stratigos du thème de Dalmatie, avait été si honteusement chassé des régions du Monténégro par Stéphanos Boïthslav révolté contre le basileus son suzerain (3). » Ce Théophile Erotikos était ambitieux, d'esprit remuant. A la nouvelle de la chute du Kalaphate et des troubles qui avaient accompagné cet événement, il crut le moment propice pour s'emparer à son profit de l'île si belle et si riche confiée à son gouvernement. Il est probable qu'il voulait s'y installer en qualité de souverain indépendant à la faveur des embarras du gouvernement central. Il souleva donc toute la population contre l'administration du basileus, l'incitant à faire périr le « dikastès » et receveur des impôts de l'île (4), le protospathaire Théophylacte, sous prétexte que ce fonctionnaire prélevait les taxes avec trop de rigueur. » Constantin Monomaque n'eut pas grand mal, poursuit notre chroniqueur, à triompher de ce rebelle. Le patrice Constantin Chagé, drongaire de la flotte de la mer Egée, envoyé

(1) Voy. Msedler, op. cit., pp. 4 et 24.

(2) De Glycas aussi ; p. 594, 20.

(3) Voy. p. 312.

(4) « Tbv 5txa*7Tr,v xa\ rpâxTopa tw-< or(u.07''<<Jv çôpwv, etc. 9

il'lll

LES POHPHYROGÉNÈTES ZOE ET TI1E0D0RA

pour le combattre, pacifia l'île en très peu de temps et amena Théophile Érotikos prisonnier au basileus à Constantinople. Constantin, par dérision pour ce piteux adversaire, ordonna qu'on l'habillât en femme, et qu'on le promenât ainsi déguisé dans le Cirque sous les yeux de la foule urbaine rassemblée pour les courses de chevaux. L'infortuné stratigos fut ensuite exilé après qu'on eut confisqué ses biens 1 .

Ce n'était pas la dernière fois que, par sa situation excentrique si lointaine, la riche et riante île de Chypre devait tenter l'ambition d'un de

ses gouverneurs nommés par le basileus de Constantinople. Au siècle de la Croisade un de ceux-ci, Isaac Comnène, plus heureux que Théophile Erotikos, également révolté contre son souverain, devait ceindre un moment la couronne impériale de Chypre jusqu'à ce que le roi Richard Cœur de Lion eût fait de lui un triste captif chargé de chaînes d'or.

PLAQUE DE MARBRE byzantine dn X nu

XI™ Siècles encastrée <l<ins le mur extérieur de Véglise principale 'In couvent de Chiliandari au V. mt-Athos.

Georges Maniakès n'était pas plutôt mort et Théophile Erotikos envoyé en exil qu'un danger bien autrement redoutable, bien autrement imprévu, vint fondre sur le basileus el sa florissante capitale. La terrible nation des Russes qui, depuis les grandes défaites de Jean Tzimiscès, il y avait plus de soixante-dix ans, et l'expédition de piraterie du chef Chrysochir en l'an 1024(2), n'avait plus guère fait parler d'elle que pour demander des missionnaires à Ryzance et lui envoyer en échange la foule de ses marchands et de ses guerriers mercenaires, jeta soudain comme par enchantement dans le Rosphore et jusque sous les murs de Constantinople terrifiée une flotte immense, por-

(1) Il faut placer la fin de cette révolte vers les premiers mois de l'an 1043,

(2) Épopée, II, pp. 613 à fi 15,

/./; COUVENT DE SAINT-LUC de Phocide. — Vue d'ensemble, pris,- du nord-ouest. — XI - Siècle. - (Phot. commun, par M. 0. Wulff.)

tant plus de cent mille combattants. Le récil de cette agression extraordinaire, \u\ îles événements 1rs plus dramatiques de l'histoire de Byzance, ne nous a été longtemps connu que par les Chroniques de Skylitzès et de

Zonaras d'une part. Je l'autre, par quelques lignes de la Chronique dite de Nestor. .Maintenant nous sommes mieux renseignés grâce au témoignage si vivant de Psellos qui fut le témoin oculaire de ces luttes affreuses. Je vais suivre surtout le récit si animé de cet historien en y joignant quelques détails empruntés aux autres chroniqueurs byzantins. Depuis de longues années le peuple russe, en proie aux discordes civiles, disputé en ce moment entre les fils et les neveux de saint Vladimir, vivait sinon en amitié du moins en paix avec le peuple grec. Il n'avait point cherché à tirer vengeance du massacre de Chrysochir et de ses compagnons. Ses fils commerçaient librement avec ceux de Byzance. Les marchands russes venaient en très grand nombre à Constantinople. On sait qu'ils y possédaient auprès de Saint-Mamas, en dehors de cet ultime faubourg de la grande capitale, des comptoirs richement approvisionnés, sans cesse achalandés par la foule constantinopolitaine. De son côté, la Russie était devenue également par sa situation intermédiaire entre l'Empire et la Scandinavie, l'entrepôt général et le grand marché

où les contrées du Nord venaient s'approvisionner des marchandises de l'Orient. Kiev et Novgorod, magnifiquement rebâties, offraient comme un abrégé des merveilles de Byzance et étalaient dans leurs bazars, à côté des produits asiatiques venus par la Caspienne et le Volga, l'or, la pourpre, les brocarts, l'orfèvrerie et les joyaux de Constantinople (1). Vers l'an 1038, Théopemptos ordonné métropolite de Russie par le patriarche Alexios, avait solennellement consacré la nouvelle cathédrale de Sainte-Sophie à Kiev, tout récemment bâtie par Vladimir (2).

En 1043 une rixe très violente éclata fortuitement dans le bazar de Saint-Mamas qui devait subitement transformer ce long commerce pacifique des deux nations en une guerre effroyable, heureusement de courte durée. Marchands russes et byzantins en vinrent aux mains sous quelque futile prétexte. Un des premiers marchands russes de Novgorod fut tué dans la bagarre. Aussitôt, cette république de commerçants s'émut et, comme jadis la vieille Rome, demanda compte du meurtre de son citoyen. En son nom, le grand duc régnant de Russie, Yaroslav le Grand, simulant une fureur extrême (3), somma le basileus Constantin de racheter à prix d'or le meurtre du sujet russe, mais peu soucieux de voir le débat se terminer à l'amiable, il fixa à un chiffre invraisemblable le taux de l'indemnité. Constantin refusa et Novgorod indignée arma contre Byzance, sans lui laisser le temps de se préparer à résister, une foudroyante expédition vengeresse.

« L'état politique de cette grande cité, dit M. Couret (4), lui permettait, en effet, de prendre à ses risques et d'organiser à ses frais cette colossale opération. Formée de cinq villes reliées entre elles par l'abri collectif d'une enceinte immense, mais ayant chacune sa nationalité distincte, ses remparts, son organisation communale et judiciaire, sa milice et ses coutumes, Novgorod, au xime siècle, était bien moins une cité qu'une vaste agglomération, une confédération de villes, rappelant dans des proportions grandioses l'Athènes primitive, surtout la Rome des

(1) Couret, op. cit., p. 121.

(2) Chronique dite de Xestor, éd. Léger, p. 130.

(3) Voy. Murait, op. cit., I, 614.

(4) Op. cit., p. 122.

MINIATURE BYZANTINE du psautier d'Egbert, archevêque de Trêves, conservé à Cividale.

— Portraits du prince russe laropolk, [II* d'isiaslav, petit-fils d"Yaroslav, et Je la princesse sa mer-, assistés de saint Pierre et de sainte Hélène, aux pieds da Christ assis sur un trône.

— XI" Siècle.

464 LES PORPHYROGÉNÈTES ZOE ET TIIEODORA

anciens jours, alors que Latins, Sabins et Étrusques, campés chacun sur une colline, s'observaient d'un d'il jaloux. »

« Soumise de nom aux grands ducs de Kiev, et leur payant à peine un léger tribut, Novgorod, un instant opprimée par Rourik, avait recouvré son autonomie, du jour oùOleg avait transféré à Kiev le séjour des princes russes. Investie de tous les privilèges de la souveraineté, elle formait dans la Russie comme un Etat spécial, plus riche et plus prospère que tout le reste de l'Empire, et décidait elle-même, par le vote absolu de l'assemblée du peuple, toutes les questions intéressant son commerce, sa domination sur les peuples tributaires, ses relations avec les pays voisins, ainsi que le jugement ou l'élection des magistrats municipaux et l'adoption des lois civiles et pénales. A peine daignait-elle choisir, en signe d'union et non point de dépendance, l'un des cadets de la maison régnante qui, moyennant de hauts appointements, se fixait à Novgorod pour faire observer les lois municipales, maintenir l'ordre entre les factions, surveiller les magistrats populaires, surtout commander les expéditions militaires de la puissante république. Novgorod avait, en effet, son armée personnelle, formée de Scandinaves, de Vœrings enrôlés à prix d'or dans toutes les régions de la Mer Glaciale ; et, à la seule charge d'envoyer, en cas de guerre nationale, son contingent sous les drapeaux du prince de Kiev, elle guerroyait sans contrôle contre tous les peuples voisins, étendant sans cesse ses conquêtes. »

Psellos n'est pas tout à l'ait d'accord avec Skylitzès sur la longue paix amicale qui aurait, suivant ce dernier, régné si longtemps entre l'Empire et les Russes et dont l'unique motif était du reste les exigences du commerce. Notre auteur semble dire au contraire qu'entre les deux nations il n'existait au fond que haine et méfiance (1). Voici ce passage qui nous montre à quel point l'Empire, même aux yeux de courtisans comme l'était Psellos, avait dégénéré depuis la mort du grand Rasile. « Le soulèvement des Russes, dit Psellos, suivit immédiatement la destruction de la rébellion de Maniakès. D'innombrables barques russes ayant trompé la vigilance de ceux qui étaient chargés de les empêcher de passer

(1) Voy. Wussiliewsky, La droujina iwringo-russe, etc., 3° art., pp. 92 sqq.

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466 LES PORPIIYROGENÈTES ZOE ET THEODORA

ou ayant triomphé de leur résistance, occupèrent subitement la Propontide, semblables à une épaisse nuée qui se serait soudain étendue sur la mer. Voici les motifs pour lesquels les Russes, bien que le basileus ne leur eût jamais témoigné d'aucune hostilité, assemblèrent toutes leurs forces navales pour nous faire cette guerre. Cette nation barbare est perpétuellement en fureur contre notre hégémonie et cherche constamment les prétextes les plus extraordinaires pour nous faire la guerre. Le grand Basile, qui était leur terreur, étant mort, et tout pouvoir fort ayant cessé avec le décès de son frère Constantin, ils furent alors repris de leurs anciennes haines contre nous, mais comme ils croyaient par erreur l'Empire bien plus fort qu'il ne l'était en réalité, ils patientèrent de longues années après ce trépas, durant tout le règne de Romain, pour mieux se préparer à nous assaillir. Enfin, ayant construit avec le bois de leurs forêts une foule de navires grands et petits, ils décidèrent dès le règne de Michel IV de nous attaquer avec cette flotte immense. Mais, durant qu'ils se préparaient, Michel IV mourut. Puis vint Michel V, puis Constantin Monomaque contre lequel ils n'avaient aucun grief. Ce qui n'empêcha point que, désireux de n'avoir pas inutilement accompli cet immense effort, ils ne l'attaquassent à son tour (1).

« L'un des fils d'Yaroslav le Grand, Vladimir, « homme violent et batailleur » au dire de Skylitzès, remplissait alors auprès des républicains de Novgorod ce rôle de chef suprême ou suffète, dont j'ai parlé plus haut (2). Il prit le commandement de l'entreprise et fit publier dans toutes les contrées de la mer Polaire, jusqu'en Islande et au Groenland, jusqu'aux Hébrides et aux Orcades, que Novgorod demandait des soldats contre Byzance. De tous côtés, les aventuriers accoururent ; tous les petits chefs, les Yarls issus des anciens rois, les Lendirmen irrités des progrès de l'autorité royale et trop faibles cependant pour la combattre avec succès, les pirates des îles norvégiennes, de l'Océan Glacial comme de l'Océan Atlantique, auxquels les côtes de France et d'Angleterre n'offraient plus assez de chances de butin, les grands sei-

(1) M. Bury, op. cit., 2d art., p. 272, note 67, estime justement que ce raisonnement de Psellos n'est point du tout concluant puisqu'il ne nous explique point pourquoi les préparatifs des Russes prirent un temps aussi long.

(2) Couret, op. cit., p. 129.

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