‹ L'épopée byzantine à la fin du dixième siècle (volume 2)Chapitre 92 sur 132 · I.lhllnl DÈS II PSELLOS · texte numérisé non relu

I.lhllnl DÈS II PSELLOS

« Psellos, quinousa raconté avec un teldéfaul dei lestie ses pre

miers débuts dans l'intimité <le Monomaque 1 1, eûl ilù ajouter à ce récit , ilit forl bien M. Rambaud, que Likhoudès contribua plus que tout autre à son élévation en parlant de lui au basileus, et lui fraya le chemin des honneurs en réorganisant à son intention l'administration. Jusqu'alors, dans la distributi les emplois, on s'était enquis avant tout de la noblesse

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MINIATURE BYZANTINE d'un manuscrit des Petits Prophètes conservé à la Bibliotlieqae • le { Université de Turin. — Jonos et Michée. — XI»"1 Siècle. — (Millet, II S-Étades, C. 3Aâ.j

des origines des candidats, .Mais, à partir d'alors, le parti des réformes dont Likhoudès était le chef et Psellos comme le tribun, demanda à nouveau que les emplois fussent accordés au seul mérite, non à la naissance, et que des examens sévères en ouvrissent l'accès à tous. C'était le système du mandarinat chinois qui s'implantait à Byzance, substitué aux privilèges de l'aristocratie. C'était aussi le triomphe définitif des lettrés et des gens de bureau.

« Psellos fut un des premiers à profiter de la réforme qu'il avait préconisée. Non content d'être « vestarchis » et « proto-asecretis », il

(1) Voy. p. 412.

eut à la nouvelle université le haut poste que nous avons vu. Son condisciple Xiphilin était chargé de renseignement, de l'administration et de l'application de la justice. Likhoudès était premier ministre et Jean Byzantios, leur ami et leur ancien professeur, devint conseiller intime du basileus. De longtemps on n'avait vu réunis autour d'un hasileus autant d'hommes distingués (1).

<e Ce triomphe des lettrés ne plaisait naturellement guère à ceux qui avait compté pour arriver sur leur esprit d'intrigue plutôt que sur des titres universitaires. Entre le parti des philosophes et celui des courtisans s'engagea à coups de pamphlets et de mauvais propos une lutte acharnée. On harcelait de calomnies les ministres réformateurs. On tournait en ridicule leurs défauts corporels. On n'appelait Byzantios que « Mavropous » « l'Homme aux pieds noirs ». Likhoudès était Lycondias\a « Fils de la louve » ; on se moquait du nez de vautour de Psellos. Celui-ci, comme étant le plus jeune et le mieux armé des quatre puissants amis, se chargea de répondre. Un certain Othrys avait attaqué Xiphilin. Psellos le traita de « petit vieux sans jugement et de polisson sans importance ». Avec ses adversaires il ne voulut pas être en reste, même de grossièreté. Qu'on en juge par cette épigramme : « Les grenouilles coassent, mais dans le marais; — les chiens aboient, mais de loin, — les escarbots s'ébattent, mais dans les fientes; — n'est-il pas étonnant que des pierres parlent — et que des bûches donnent la réplique aux grenouilles? » Toutefois cette polémique de halles faisait seandale, et l'empereur, après en avoir ri, commençait à s'en inquiéter. Dans un de ses discours apologétiques, Psellos fait retraite en bon ordre,' et fièrement propose la paix à ses ennemis.

(1) Citons encore parmi les lettrés de cette époque à Byzance : le moine Euthymios Zigabénos, théologien distingué, grand défenseur de l'orthodoxie au ximt siècle, né vers l'an lulii en Phrygie Krumbacher, op. cit., p. 82 et F. Cumont, Byz. Zeitschr., t. XII, p. 582); le fameux théologien Syméon, surnommé le «jeune» ou « vloç 6eoX6y<>< »i peut-être le plus grand mystique de l'Eglise grecque, higoumène et restaurateur du couvent de Saint-Mamas, né en 1025 en Paphlagonie (Krumbacher. op. cit., p. 152); le non moins fameux moine polémiste Nicétas Stéthatos, un des plus zélés disciples du précédent, le Nicétas Pectoratus des Latins donf il sera tant question au chapitre du Schisme des deux Eglises (ibid., p. 154: ; Marc, higoumène de Saint-Sabbas en Palestine, auteur d'un Commentai re du Typikon de Saint-Sabbas [ibid., p. 154); Jean Doxopatres, surnommé le Sicilien, professeur de rhétorique (Mil., p. 4G1 I" moine Jacob, « homéliste » (ibid.. p. 172 .

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