‹ L'épopée byzantine à la fin du dixième siècle (volume 3)Chapitre 18 sur 99 · COMBATS FURIEUX SOUS DORYSTOLOX · texte numérisé non relu

COMBATS FURIEUX SOUS DORYSTOLOX

bant sous la chaleur du jour qui avait éié extrême, dévorés de soif, semblèrent perdre l'avantage (1). Jean Tzimiscès s'aperçoit vite que sa ligne de bataille commence à flotter. Aussitôt il se précipite en tête des siens avec toute sa maison militaire et réussit, par des prodiges d'audace, à soutenir l'incessant effort des Russes. En même temps il fait apporter derrière lui des outres pleines de vin et d'eau jiour dt'saltérer et rafraîchir les soldats. Ranimés, ceux-ci retournent se battre avec une nouvelle vigueur. Les Russes résistent avec un égal courage, et, celle fois encore, l'avantage demeure longtemps douteux. (In comjjaltait aux jiortes de la ville, sur un terrain serré, coupé de coteaux et de ravines, favorable aux fantassins russes, mais où la cavalerie grecque ne jpouvail se déployer. Le basileus ordonne à ses gens de tourner bride et de

MEDAILLON de jjieriv, représentant un basilcas byzantin des X"" ou XI"" Siècles en grand costume impérial. (Ce médaillon, certainement rapporté de Constantinople, est (Lvé au mar d'une i-ieille maison du petit campo Amjaran, d Venise.)

gagner à petits pas le

pays plat qui s'étendait à quelque distance; en arrière, plus loin de Dorystolon, puis, lorsqu'ils y auraient attiré l'ennemi, de faire volte-face et de le charger brusquement avec la dernière violence. Ces ordres sonl ponctuellement exécutés. Les Russes, persuadés que les impériaux fuient, s'encouragent mutuellement à les poursuivre, poussant leurs rugissements guerriers. .Mais dès qui; les Grecs ont atteint le lieu mar(jué, ils

(1) M. Biélov, op. cit.. p. t3j, estime, m6mi> en s'en tenant surtout uux expressions de Skylitzùs, i|u'ii ce iniiiiieiil les Grecs lâchèrent complètement pied.

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