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fondent à nouveau sur rennomi. Tliéoilore do Mislhée, un des meilleurs lieutenants de Jean, combattait cette fois à la tète de la cavalerie. Son cheval avant reçu un coup de lance, il tombe à terre. La liille devient furieuse autour de lui. Russes et Byzantins font les plus grands efforts, les uns pour le tuer, les autres pour le défendre. Théodore était d'une vigueur extrême; embarrassé sous son cheval, il se dégage peu à peu, saisit un Russe parla ceinture et, le présentant devant lui comme un bouclier, pare les coups qu'un lui jKirle. Il arrive ainsi, marchant à reculons, à rejoindre les siens avec son étrange j)risonnier. Enfin les Byzantins repoussent les Russes et le tirent de cet affreux péril. Cependant la victoire balançait encore. Les deux armées, épuisées par ce combat si rude et si long, s'éloignent de quelques pas comme de concert pour reprendre haleine. Dans cet instant le basileus, devant l'Dpiniàtreté des Russes, voulant épargner le sang de ses soldats, envoie proposer à Sviatoslav un combat singulier. « Il est plus raisonnable, lui fait-il dire, de vider notre querelle par la mort d'un de nous deux, que d'amener la ruine de nations entières pour l'avantage d'un seul homme. » A ce défi, Sviatoslav fit insolemment répondre qu'il n'avait point de conseils à prendre de son ennemi, qu'il savait ce qu'il avait à faire, que si le basileus grec s'ennuyait de vivre, il était une foule de moyens pour sortir de l'existence, qu'il pouvait choisir tout autre qu'il jugerait à propos, mais que lui, pour sa part, ne songeait qu'à continuer la lutte.
Sur cette hautaine réponse, Jean Tzimiscès, résolu d'en Unir en ce jour avec les Russes, envoie le magistros Bardas Skléros se placer avec un corps nombreux entre la ville et le champ de bataille |iour couper la retraite à l'ennemi. En même temps il commande au patrice Romain, le petit-fils du basileus Romain Lécapène (1), et au stratopédarque Pierre de charger de front les Russes avec toutes les troupes disponibles. Le combat se rallume, mais la victoire demeure encore incertaine. Anémas, le Cretois, orgueilleux de son succès de la veille, veut la décider jtar quehpie exploit hardi. Vuvanl Sviatoslav se jeter avec une incroyable audace sur les rangs romains jjour eidrauier les siens, il pousse en avant
(1) Skylitzès le dit « (ils du basileus Conslanlin, lils lui-mime de Rouiuin l'Ancieu », c'est-à-dire de Romain Lécapène.