‹ L'épopée byzantine à la fin du dixième siècle (volume 3)Chapitre 25 sur 99 · ENTRÉE TRIOMPHALE DU BASILEUS · texte numérisé non relu

ENTRÉE TRIOMPHALE DU BASILEUS

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l!^E PAGE d'un manuscrit byzantin date, de l'an W)2, conservé à la BiOUuthei/w National:'. (Fac-similés des Manuscrits grecs ilati'S, ilo II. Omoiit).

iiiK' cért'iiioiiif d'uiif ;j,raii(lcurlia|;i(iiif (1). Devant le peuple assemblé, lise lit jircsenler le jeune nii ini^are Boris ({ui avail à pied suivi son triomphe.

(I) KaTx Tr.v ir/.ïxwtr,-/ >.iïO|j.£vr,-( iyopi',. Zimuras, rj. Diiulorf, t. IV, p. 102.

\-X JEAN rZIMlSCÈS

Quand II' prince détrôné se fut humblement placé devant lui, il lui ordonna de se dépouiller en sa présence des attributs de sa souveraineté. Le malheureux enleva successivement le diadème de pourpre de lin lin (larsemé do perles et d'ornements d'or, la tunique de pourpre et les bottes de même couleur que les souverains bulgares s'arrogeaient le droit de porter à l'égal des basileis.

Jean avait infligé à Boris cotte humiliation publique parce (pi'il enli'iiilait consacrer ainsi ofiîciellemenl sa déchéance définitive, puis, connue il t'iait humain, il le lit après placer h ses côtés et l'éleva sur-lechamp au rang de magistros, une des plus hautes dignités palatines. Lo iils du tsar Pierre, le petit-fils du grand Syméon, n'était plus qu'une simple unité dans l'interminable catalogue des dignitaires de la cour impériale, (l'on était fait de toute la portion orientale de l'antique royaume do sa raco (pii, après trois siècles d'une existence souvent glorieuse, redevenait une simple province do cri cinpiro grec tant détesté. C'en était fait de sa chère capitale (jui allait mainlonanl servir de résidence à un stratigos byzantin. Romain, son Irèrc cadet, subit un sort autrement affreux. Il fut mutilé suivant une coutume barbare alors si fréquente. On en fit un cunuquo et on l'investit probablemont aussi do quoique banale dignité jialatino. Skylitzès semble indiquer (pu- cette mutilation l'ut ordonn(''o par le parakimomène Basile. Probablement celui-ci, en sa qualité d'eunuque cl aussi do chef des chambellans, jjrésidait d'office à toutes ces cruelles exéculiuns d'ordre très spécial. — Ainsi finissaient de s'étioler dans les aniichamlu'os du Palais Sacré les derniers descendants des races royales vaincues. Ainsi se termina misérablement la première lignée royale de liulgario, <lescendue du sauvage Asparuch et du grand Kroum.

Le patriarche Damien de Bulgarie, qui avait eu son siège à Dorystolon surtout, parfois à Péréiasiavets, sous l'administration duquel, lors de la plus grande puissance du tsar Syméon, l'église bulgare avait été jadis reconnue comme autocéphale par Byzancc et qui, sur la « kéleusis » du basileus Romain Lécapène, avait étt'- à ce moment élevé parle Sénat impérial <lii rang d'archevêque à celui qu'il occupait actuellement, l'ut, lui aussi, déposé par le basileus. Avec l'indépendance politique, le vainqueur atteignait aussi l'indépendance religieuse. Pour mieux parfaire cette totale

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