JEAX TZIMISCES
courageuse attitude dans ces deux ordres de circonstances, et quand on sut au Palais Sacré iiu'il ne jinHait aucune attention à l'invitation qu'on lui avait adressée davuir à se justifier devant le prince, que tout au contraire il en appelait h un concile œcuménique et au pape do Rome, Jean Tzimiscès n'hésita plus à le déposer aussidM jiour couper court à toute nouvelle nianil'olalioii (rin(li''|irndanci' de sa ]iai-|.
Toutefois, sur un jinint et certes un des plus importants, le basileus demeura fidèle à l'esprit de la convention de 970. Dans la personne du syncelle Antoine, ce fut bien le plus méritant qu'il éleva à la dignité suprême de l'Eglise en remplacement de l'ermite du Scamandre, et par ce choix il fit vraiment preuve d'un tempérament politique à la hauteur de la tâche qu'il s'était imposée. Par contre, ce n'est certainement pas sans intention que Léon Diacre insiste sur l'âge si avancé du nouveau patriarche. Probableinciit le nouveau basileus estima très judicieusement qu'un pcmlirr chargé d'ans serait moins ardent à livrer des combats nouveaux pour les libertés de l'Eglise. En cela du reste il se trompait étrangement, ainsi qu'on le verra, liien que la lutte courageuse entreprise par Antoine le Stoudite pour la défense des droits ecclésiastiques soit postérieure à sa mort à lui. Après le bannissement du vénérable Basile, il est encore certain que le Palais Sacré dut se refuser à reconnaître le pape Benoît VII coupable à ses yeux d'avoir excommunié Boniface. Toutes relations entre les deux Églises diireiil même à ce puint être rompues que l'accord ne put être r(Halili que dix ans plus tard, et encore ne le fut-il ipie par la violence, alors qu'après la mort <le Ijeimil VII, au mois d'octobre 983, Boniface, demeuré constamment à l'allùt d'une restauralimi, fut parvenu, avec l'appui moral et probablement matériel du Palais Sacré, à chasser JeanXIV, le successeur (■'In de son adversaire défunt, et à redevenir pape une seconde fois, pour peu de temps, il est vrai, puisqu'il] ne ])ut se maintenir qu'un an à peine sur le trône romain.
On le voit, les violences exercées par les empereurs de la maison de Saxe pour arriver h placer sous leur dépendance le siège de saint Pierre eurent ce résultat innui'diat que les basileis orientaux mirent de leur côté tout en œuvre pour faire nommer des papes favorables à leur cause. Ils étaient tenus d'agir d(; la sorte parce que les chefs élus de leur Eglise