B A TAILLE D' A R KA DIOPOL IS
que dans celle bataille d'Arkadiopolis, appelée par lui bataille d'Andi-inoplo, la victoire serait resiée aux envahisseurs en leur ouvrant définitivement le chemin de Conslantinople, et (jne ce l'ut pour parer aux conséquences redoutables de cette défaite, au pillage des thèmes de Macédoine et de Thrace, à l'attaque même de la capitale, que le basileus Jean dut faire venir en hâte d'Asie ces nouveaux renforts dont parlent les chroniqueurs byzantins.
J'avoue que son raisonnement ne m'a point convaincu, pas plus du reste que celui de M.
Drinov qui, à l'exemple de presque tous les historiens ses compatriotes, a soutenu la même thèse dans le chapitre quatrième de son livre :
Les Slaves méridionaux et Byzance au dixième siècle. Si les Russes furent en état de reparaître l'année suivante dans le thème de Macédoine, ce fut simplement parce que les Grecs, par suite de la révolte de Bardas Phocas, n'avaient pu poursuivre de suite l'avantage que leur avait valu la victoire d'Arkadiopolis . Force leur avait été de demeurer snr la défensive. La mollesse de Jean Courcouas ne contribua pas peu de son côté à permettre aux Russes de repasser une fois encore le Balkan.
M. Drinov, fidèle à son système, cherche également à établir ipie la
MOSAÏQUE BYZANTINE du XI"' Siècle de la Cathédrale de Sainte-Sophie à Kiev. — Saint Nicolas.
JEAN rZIMISCÈS
victoire des Russes fut à ce moment suivie d'un premier traité de paix, que ce fut en exécution de ce traité, et non à cause de leurs revers, que les Russes rétrogradèrent au delà du Ralkan; enfin que ce fut à cause de l'état de paix qui avait été la suite de ce traité, état de paix qu'ils avaient cru définitivement établi, qu'ils laissèrent sans défense les défilés du Balkan et furent ainsi si complètement surpris par le basileus Jean dans Péréiaslavets. Avec la meilleure volonté du monde il m'est impossible de découvrir tout cela parmi le si petit nombre de renseignements qui nous sont fournis sur ces événements par les annalistes des deux nations. Jean Tzimiscès, affirme Léon Diacre, au moment de franchir le Balkan, dit à ses généraux qu'il comptait bien surprendre les Russes parce que ceux-ci ne croiraient jamais que les Byzantins choisiraient pour les attaquer l'époque des solennités de la Semaine Sainte.