‹ L'épopée byzantine à la fin du dixième siècleChapitre 15 sur 90 · S LES PORPHYROGÊNÈT ES ZOÉ ET THÉODORA · texte numérisé non relu

S LES PORPHYROGÊNÈT ES ZOÉ ET THÉODORA

avait fait proclamer la guerre sainte dans ses États en môme temps qu'il envoyait à son nouvel allié une Hotte de quatre cents navires qui, l'an d'après, dans le mois de janvier 102C», fut presque entièrement détruite par un orage au large de l'Ile Pantellaria (I). Ce grand désastre aurait dù améliorer les affaires des Byzantins en Sicile. Il n'en fut rien, grâce à l'impéritie des chefs.

Par le fait de celte retraite désastreuse qui avait suivi la mort de leur grand empereur, les troupes byzantines, abattues aussi par la dysenterie qui les décimait cruellement, reperdirent en un moment les conquêtes si précieuses qu'elles avaient faites en Sicile dans un premier élan, sauf Messine cependant. Il semble que, déjà dans le courant de l'an t02(î, le « catépano » Bojoannès soit rentré en terre ferme italienne avec le gros de ses forces. Quant au second chef de l'expédition, le kitonite eunuque Oreste, général incapable, il demeura bien encore en Sicile, mais enfermé avec quelques troupes mercenaires, varangues et autres, dans cette forte place de Messine d'où il n'osa rien tenter contre les Sarrasins.

Sur terre ferme italienne, le * catépano * fut plus heureux dans ses efforts pour y rétablir l'autorité byzantine très fort ébranlée par la récente expédition de l'empereur Henri II, mais aussi très vite redevenue prépondérante dans les principautés longobardes à la suite du retour de ce prince en Allemagne. L'assujelissement de ces petites seigneuries de l'Italie méridionale à l'empire d'Occident ne pouvait jamais, par suite des circonstances politiques particulières de ces États, être que tout à fait passager. Aussitôt que l'empereur Henri et son armée eurent quitté le sud de la Péninsule, l'influence de Byzance, momentanément comprimée, se lit à nouveau sentir toute-puissante sur ces principautés. Aucune des mesures prises par le souverain germanique en ces parages n'eut la inoindre durée. Les neveux de Mélès, les iils de Uattus, entrèrent bien pour un temps en possession de la comté de Comino, qui leur avait été donnée en lief par Henri, (iràce à leurs alliés normands de ce lieu et à Renier, marquis de Tuscie, ils firent même bien encore quelques autres

il; Qui venait d'être occupée par les Grecs. I lui cl-Athir, op. cit., IX, p. 245.

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