Du journal Lt Matin
En Woëvre. — Pendant que nous supportions sur notre centre ces assauts répétés, dans le secteur de droite notre ligne a été volontairement ramenée, durant la nuit du 24 au 25 février, au pied des Côtes-de-Meuse sans combat et suivant le plan le plus conforme à notre intérêt tactique. Ce repli fut effectué sans difficulté. Les forces allemandes qui nous suivaient ( 1 5^ corps, 5® division de landwehr, F^ division d'ersatz bavarois) n'eurent à livrer aucun combat, contrairement aux allégations du communiqué allemand. D'ailleurs, elles mirent dix-huit heures à s'apercevoir de notre repli. Le 28 février, elles entraient à Manheulles.
Le dernier événement fut l'occupation de Fresnes par les Allemands, le 7 mars. Ce village, difficile à maintenir après l'occupation de Manheulles et de Champion, était encore occupé par un bataillon qui se replia sans grande difficulté sur Bouzée. Ce fut une simple rectification de ligne. Depuis lors la canonnade continua sur ce front, avec des intermittences, sans action d'infanterie.
L'aspect de la bataille après quarante-cinq jours. — « Du 21 au 28 février, c'est une tentative violente de rupture sur un secteur déterminé, celui du plateau à l'est de la Meuse, dont la position capitale, dominant et voyant tout le champ de bataille, est celle de Douaumont. Cette tentative est enrayée le 26, et la bataille elle-même, du moins en ce qui concerne les actions d'infanterie, s'interrompt le 29.
« Une première pause de quarante-huit heures s'intercale le 29 et le l*^'^ mars. Puis une nouvelle bataille recommence le 2. Il semble d'abord que l'ennemi n'a pas renoncé à enlever la position de Douaumont. In-