A HATAH.LE DES AU.ES. AU
cruslé dans le fort, mais étroitement serré, il cherche à occuper le village placé un peu en contre-bas et à rOuest. De furieux combats se livrent le 2, le 3, le 4 dans ce village. Le 4 au soir, le front de combat s'étend : à l'Ouest, jusqu'au bois d'Houdromont; àl'Est, jusqu'au fort de Douaumont. Le seul résultat de ces attaques est de faire entrer les Allemands dans le village, — une cinquantaine de maisons en ruines, — mais sans qu'ils puissent en déboucher. Pratiquement, résultat nul.
({ Alors, le 6, nouvelle tactique. Depuis longtemps, les Allemands avaient préparé, à gauche et à droite du secteur central où la bataille avait été localisée jusquelà, des attaques d'ailes qui, destinées à rencontrer de très grandes difficultés de terrain, attendaient très i vraisemblablement le succès de l'opération principale pour se déclencher. On se décida à les tenter maintenant, quoique l'attaque centrale fût enrayée I depuis dix jours, et sans doute pour l'aider à vaincre I cette ligne de résistance inébranlable où elle se brise
depuis le 26.
1 « La bataille prend donc désormais l'aspect d'une
\ bataille d'ailes, l'aile droite allemande, à l'ouest de la
Meuse, visant nos positions du Mort-Homme, l'aile
, gauche visant nos positions de Vaux. Il semble bien,
i d'ailleurs, que ces attaques d'ailes restent un simple
< moyen de préparer l'attaque centrale décisive. A l'Ouest,
le Mort-Homme ne conduit à rien, et il est vu de toutes
t parts par nos positions de seconde ligne. A l'Est, le fort
de Vaux est vu et dominé par ceux de Tavannes et de
Souville. Mais il prend les défenseurs de Douaumont à
f wvers, et c'est là son importance. C'est à Douaumont
et non dans la zone centrale, entre Douaumont et la
Meuse, qu'est la solution de la bataille. Les attaques
\ d'ailes sur un large front, n'ont pour but que de divi-