Colonel XXX... (journal le Gaulois
vement non pas seulement d'un ou de deux points, mais de tout un front.
Il est clair qu'en y mettant le temps et les tués, Tentreprise est réalisable. Le tout serait de savoir combien il faut de temps et combien de tués. C'est la nouvelle étape à franchir.
La ferme de Thiaumont prise le 1^'^ juin est reprise le 2. Bombardée les jours suivants, elle est l'objet, le 8, d'une grande attaque qui s'étend sur tout le ravin de la Dame. Le 9, l'ennemi l'occupe. Jusqu'au 13 juin l'ouvrage de Thiaumont tient ^
Cependant le temps presse. La tempête s'amasse hors de France. L'ennemi veut conquérir un triple objectif: l'ouvrage de Froide-Terre à l'Ouest, le village de Fleury au centre, le fort de Souville à l'Est. Les avantages chèrement achetés à Thiaumont, à Douaumont, à Vaux donnent une base de départ.
Le 21 juin, bombardement intense et pluie de gaz asphyxiants — plus de 100 000 obus. Le 22, assaut général. Le corps bavarois, composé de 5 régiments, a pour objectif d'abord l'ouvrage de Thiaumont, puis celui de Froide-Terre. Le corps alpin doit s'emparer du village de Fleury. La 103« division marchera sur Souville. Thiaumont, ou plutôt ses ruines, tombe aux mains de l'ennemi dont quelques fractions s'aventurent jusqu'à battre les murs de Froide-Terre où les balaye une contre-attaque immédiate. Au centre, le village de Fleury est débordé. En revanche, échec complet de l'ennemi sur Souville.