‹ L'Épopée de Verdun, 1916Chapitre 37 sur 66 · Maurice Muret {Gazette de Lausanne · texte numérisé non relu

Maurice Muret {Gazette de Lausanne

quelques avantages dans l'Argonne dont l'Empereur put le faire bénéficier devant le public allemand pour inspirer à colui-ei une haute opinion du futur chef, comme empereur, à son tour, des armées. Le plan d'attaque sur Verdun fut, nous l'avons montré au début de ce travail, méthodiquement préparé. Quelle fut la part du prince dans son élaboration et dans son exécution^ Nous l'ignorons. Mais a priorion aurait mauvaisegrâce à faire peser sur lui toute la responsabilité de l'échec. Il devrait la partager sinon avec le vieux général vod Hsesler, puisque ce soldat réputé aurait été écarté, dès les premiers mois de l'entreprise, du moins avec U général von Mudra, son chef d'état-major, particuliè rement prisé à Berlin. Au surplus, ce serait sous-estimei notre victoire que de se ranger à l'opinion peu flatteuse en cours sur le prince hors d'Allemagne. Un des Français qui fut le plus en position de l'observer d'asse; près à Berlin conseille, paraît-il, aux Français de S( mettre en garde contre notre facilité à appliquer à ce ennemi l'épithète, trop fréquente déjà sous notre plume de « brute galonnée ». En tout cas, l'entrevue du iVe-w- York Times le révèle assez intelligent pour ne plm trouver la guerre « amusante ». Et c'est déjà pour soi orgueil une sévère leçon.

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