‹ L'Épopée de Verdun, 1916Chapitre 42 sur 66 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

Le haut commandement français n'a pas été pris au dépourvu. Averti dès le mois de décembre par ses agents, par Tinterrogatoire des prisonniers, par le service de l'aviation, il lui resta cependant un doute. L'offensive sur Verdun sera-t-elle unique? Ne peut-elle pas être simplement une feinte?

Dans ce cas, ne convient-il pas de ne point se démunir de ses réserves? Mais même si l'hypothèse de la feinte se réalisait, la première mesure de prévoyance à prendre était de mettre les renforts nécessaires à la disposition de la région fortifiée de Verdun ^ Elle fut prise à temps. Le service des transports a été assuré. Afin de suppléer soit à la rupture éventuelle de la voie normale de Sainte-Menehould à Verdun, exposée sur i3rtains points au feu de l'ennemi, soit à l'insuffisance du réseau meusien dont le débit a cependant été quintuplé depuis le début de la campagne, l'organisation du ravitaillement par le service automobile a fonctionné sur tous les points du front où pouvait se faire sentir la nécessité d'intensifier les courants de transport. Ce

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