XXX..., journal V Illustration
jectilf éclate-t-il à quelques pas, la petite troupe se couche un instant et reprend délibérément sa marche. Chaque fois qu'elle est c saluée », elle s'aplatit de même et renouvelle ensuite son effort pour repartir sous le faix. Hélas ! parfois quelques camarades ne se relèvent pas.... Alors, les autres se chargent un peu plus, et d'étape en étape, le matériel, tant attendu par ceux de la première ligne — ce matériel qui doit à son tour, sauver des vies humaines — est enfin distribué comme il convient et où il convient.
« Là, sous le feu direct des fusils et des mitrailleuses, on s'ingénie, en faisant le moins de bruit possible et en se dissimulant de son mieux, à planter les piquets, à entrelacer les fils de fer, à renforcer avec efficacité nos tranchées avancées. Il n'est point de paroles assez pathétiques pour décrire les longues heures nocturnes où les travailleurs disposent ainsi les obstacles contre lesquels au réveil se heurtera l'ennemi. Mais tout à coup, une mitrailleuse vigilante se déclenche. On s'aplatit ou l'on rentre dans les trous... L'alerte a été donnée dans le camp opposé. La fusillade crépite, les fusées éclairantes sont lancées à profusion dans le ciel. De grandes lueurs déchirent l'ombre et planent avant de mourir en frissonnant. Les guetteurs allemands redoublent d'attention. Il faut attendre que la nervosité des gens d'en face se soit dissipée. Et, quand le calme renaît, les travailleurs se glissent derechef à leur poste pour fixer en terre les piquets et pour compléter inlassablement les réseaux protecteurs.*
c J'entends dire en permission : « Quand ils reviendront, ils se battront pour un oui ou pour un non. » Ctst mal apprécier nos hommes, doux «t patients