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LES CIVILS DE VERDUN

C'est le Ministre de la Guerre qui a eu la mission de célébrer « la fermeté d'âme de la population civile ».

« Depuis le 21 février dernier, écrit-il dans un rapport adressé au Président de la République, la ville de Verdun, dans sa farouche résolution de maintenir son territoire inviolé, oppose à l'armée de l'envahisseur une résistance qui fait l'admiration du monde.

« Il est du devoir du Gouvernement de la République de proclamer que la ville de Verdun a bien mérité de la patrie. »

Suit le décret autorisant la ville de Verdun à faire figurer dans ses armoiries la croix de la Légion d'honneur.

Par un autre décret, le maire, M. Rcguault, a été nommé chevalier de la Légion d'honneur avec cette citation :

240 LE MORAL FUANÇAIS.

« Malgré son âge et son état de santé, a tenu à rester à son poste pendant la période la plus intense du bombardement de la ville, et il a prêté, sous le feu de Tennemi, un concours efficace à l'autorité militaire, d'abord pour assurer l'évacuation de la population civile, ensuite pour diverses mesures d'intérêt général à prendre à la suite de cette évacuation. N'a quitté la ville que lorsque, son état de santé sensiblement aggravé, l'autorité militaire lui a donné l'ordre de se replier. »

Le sous-préfet, M. Grillon, a lui aussi fait plus que son devoir.

La population, sans distinction de partis, rend le même témoignage à l'évéque.

(( Mgr Ginisty, écrit M. Georges Goyau dans la Revue des Deux Mondes, était au front encourageant les soldats. Aujourd'hui à travers la France il parle, il quête pour les Meusiens. »

Les pompiers et, à leur tête, le lieutenant Masse, âgé de soixante ans, dégagé de toute obligation, ont mérité cette attestation ;

({ Depuis le début de l'attaque allemande contre Verdun et dans des circonstances que la violence du bombardement et la destruction d'une partie de ses moyens matériels rendaient particulièrement difficiles et dangereuses, ont assuré, seuls, pendant trois mois, la lutte contre les incendies journaliers provoqués à Verdun par le tir de Tartillerie ennemie.

« Ont ensuite avec la même abnégation et le même mépris du danger, continué à accomplir leur mission, de concert avec les détachements des sapeurs-pompiers de Paris, successivement envoyés à Verdun ; ont, en

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