‹ L'Épopée homérique expliquée par les monumentsChapitre 106 sur 114 · IP SUPPLÉMENT · texte numérisé non relu

IP SUPPLÉMENT

{Voy. p. 135.)

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Comme les métaux se distinguent par leur solidité et parleur ductilité, on a été tout naturellement amené à rendre plus résistants en même temps que plus beaux, au moyen d'un revêtement métallique, les objets faits avec des matières pius fragiles. Il est donc inutile de supposer que ce procédé a été inventé dans telle ou telle contrée d'où il se serait propagé plus loin. Différents peuples ont bien pu , indépendamment les uns des autres, avoir l'idée d'employer les incrustations métalliques les plus simples et à leur portée. On se demande cependant si cette hypothèse est admissible quand il s'agit de Tusage mentionné dans l'Épopée de recouvrir certains fragments d'architecture et même des murs d'un revêtement métallique.

Il est prouvé qu'un usage au moins analogue existait dans la vallée du Nil sous l'Ancien Empire. Dans le papyrus de Berlin n° 1, un réfugié égyptien du nom de Saneha, gracié, après un long séjour à l'étranger, par le Pharaon Amenemhat l" (de la 12® dynastie, 3000 ans avant notre ère), et, rentré dans son pays, raconte l'histoire de sa vie et décrit sa statuette mortuaire, qui devait être placée un jour dans son tombeau orné par la grâce du roi. Cette statuette était d'or et ses reins étaient enveloppés d'un tablier {schenti) en asem^ c'est-à-dire en or mélangé d'argent

{elektron) (1). Il est évident que cet emploi de Telelctron est en rapport intime avec l'incrustation architecturale, et plus encore avec l'habitude de couvrir d'une plaque de métal la pointe ou le pyramidion des obélisques. La preuve que cette habitude existait déjà sous les premières dynasties se trouve sur l'obélisque qu'Usurtasen !•', successeur d'Amenamhat I", éleva à Héliopolis, et sur le faite duquel plusieurs Arabes avaient trouvé une garniture en bronze, couverte de figures gravées (2).

D'un autre côté les inscriptions du Nouvel Empire parlent d'incrustations métalliques, qui correspondent dans ce qu'elles ont d'essentiel à celles décrites dans l'Épopée. On y mentionne souvent des portes recouvertes de métal. Mais puisque Dtimichen (3) a déjà réuni un nombre considérable de témoignages de ce genre, il nous suffira d'en citer quelques-uns qui sont les plus concluants. La plus ancienne mention d'un revêtement métallique de porte se trouve, autant que nous sachions, dans une inscription où sont consignés les travaux que Thutmès III (seizième siècle av. J.-C.) fit exécuter à Karnak (4). Il y est dit : « Sa porte en bois du pays de Chont (ou Chontsché) est couverte de cuivre (bronze?), et dans le cartouche se trouve encadré le nom du roi en or (asem). » Dans un autre passage du même texte on lit : « Sa Majesté a fait construire la grande porte en « vrai bois d'as revêtu d'or, les joints, remplis de cuivre noir, « et le nom du roi dans le cartouche est en or asein , en or et

(1) Lepsias, Ueber die Metalle in den aegyptischen Inschriflen (Mémoires de rAcadémie de Berlin, 1871, p. 43-49). — Lepsius, Denkmàler^ t. XII, sect. VI, pi. 104-107. — Maspero, Mélanges d'archéologie égyptienne, II et IV.

(2) Abd-al-Latif (p. 60^1 édit. Whîte) et Maqrizi (Khitat-ed-egiz. I, p. 229- 230) rapportent ce fait d*après un ouvrage de Safi'-b'-Ali (mort en 1330). — Comp. de Sacy, Relation de P Egypte par Abdollatif, p. 225-226. — Ce revêtement en bronze est aussi mentionné par le géographe Jàqût (Wiistenfeld, Geographisches Wôrterbuch, III, p. 763).

(3) Zeitschrift /". aegyptische Sprache, 1872, p. 102-105.

(4) Cette inscription a été publiée par Mariette dans son ouvrage Karnak. Nous devons cette traduction et les suivantes à Tobligeance de M. Diimichen.

en cuivre noir (1). » L'inscription au-dessus du temple, que Ramsès II éleva à Osiris à Abydos, dit : c II a construit le por- « tail en pierre foncée; les vantaux de la porte sont joints avec € du cuivre et revêtus d'or (asem) (2). » Une inscription sur le temple de Médinet-Habou (3) rapporte sur Ramsès III ceci : « II « Ta fait élever à la mémoire de son père Amo-Râ, le souvent rain de Thèbes ; il Ta construit pour des millions d'années en < grès magnifique et solide, ses portails en granit noir; les bat- « tants des portes en vrai bois d'as du pays de Hotpohet re- « vêtues de plaques d'or {asem). » — Il est évident que toutes ces portes étaient recouvertes de plaques de métal d'après le même principe technique que celles mentionnées dans l'Épopée, telles que les portes en fer du Tartare (4) et celles de la maison d'Alcinous dont les battants, selon le poète, étaient en or et les montants (5) en argent!

Nous ne rencontrons, au contraire, en Egypte que peu de traces de revêtements métalliques des murs semblables aux descriptions que l'Épopée fait des salles d'Alcinous (6) et de Ménélas (7). M. Dumichen, que nous avons consulté, n'a pu nous indiquer que deux inscriptions relatives à ce sujet. L'une se rapporte au grand temple que Séthos P éleva à Abydos (8), et décrit ainsi un de ses corridors : « Édifice construit en pierre re- € vêtue d'or pour une durée infinie de périodes de cent vingt an- « nées. » — L'autre, qui se trouve à Thèbes, ne mentionne aucun nom de roi, mais semble, selon la supposition de Dumichen, ap-

(1) Il est dit d*une harpe consacrée dans le même temple par Thatmes III : f Une harpe magnifique incrastée d'argent, d'or, de lapis lazuli de malachite (?) et d'antres pierres précieuses ».

(2) Brugsch, Recueil^ I, 12, 1. — Lepsius, loc. cit., p. 48.

(3) Dumichen, Historiscke Inschri ften, H, pi. 47, 16. — Lepsius, loc. cit., p. 191.

(4) //., VIII, 15. (Voy. plus haut p. 136 note 1.)

(5) Od,, VU, 88-90. (Voy. plus haut, p. 127 note 3.)

(6) Od:, VII, 86-87 (Voy. plus haut, p. 127 note 3).

(7) Orf., IV, 71-73. (Voy. plus haut, p. 128 note 1.)

(8) Mariette, Abydos, I.

REVETEMENTS METALLIQUES. 561

partenir au règne de Ramsès III (1). L'inscription qui s'y rapporte et dont la traduction nous a été donnée par ce savant dit textuellement : c On a aménagé pour le père d'Amon une « grande salle de festin ; elle fut revêtue de bon or ; les colonnes « furent ornées d'âsem et les soubassements d'argent. »

Le revêtement métallique des murs était bien plus répandu en Mésopotamie qu'en Egypte. Les matériaux les plus usités dans ce pays depuis les temps les plus reculés étaient les briques en terre glaise (2). Afin d'armer contre les injures du temps et contre la violence des hommes ces édifices construits avec des matériaux aussi périssables et afin de les orner, il fallut protéger leurs murs à l'intérieur comme à l'extérieur d'un revêtement solide. Le choix des matériaux employés dépendait naturellement du but qu'on se proposait d'atteindre. Si Ton ne visait qu'à la solidité, on couvrait les murs de pierres; lorsqu'il s'agissait d'embellissement, on employait des métaux, de l'ivoire, des briques émaillées et des boiseries précieuses. Il est évident que, dans le pays de vieille civilisation compris entre l'Euphrate et le Tigre, toutes les conditions favorables étaient réunies pour développer et pour perfectionner, de quelques matériaux qu'on se servit à cet efiet, l'art d'incruster les murs. On se demande donc s'il ne faut pas regarder la Mésopotamie comme le point de départ de ce système de décoration, et si ce n'est pas l'Asie qui a donné naissance aux revêtements muraux de la vallée du Nil. Comme nous l'avons fait observer plus haut, il n'existe pas de preuve que ce système y fût connu avant Séthos I". Il est cependant certain que, depuis la marche victorieuse de Thutmès III jusqu'aux bords de l'Euphrate, l'art égyptien en général et son art décoratif en particulier ont fait

(1) Dûmichen, HUtorùche Inschriften, II, pi. 56. Ce savant nous informe que la mention que cette inscription provenait de Thèbes a disparu de cette plaque. Aussi cette inscription ainsi que celle qui la précède immédiatement et celles qui la suivent sont-elles citées d'ordinaire comme se trouvant à Dendérah. (Voy, Lepsius, loc. cit,, p. 45.)

(2) Comp. sur ce sujet Perrot et Chipiez, Hist. de Vart.^ II, p. 113 et suiv., 154 et suiv.

de nombreux emprunts à l'Asie (1). Il semble môme que de là serait venu Tusage de recouvrir non seulement les murs, mais les portes d'un revêtement métallique. Le plus ancien spécimen de ces portes nous est signalé sous le règne de Thutmès III, puisque nombre d'inscriptions égyptiennes disent clairement, que l'airain de ces portes était de provenance asiatique (2). En tous cas le revêtement métallique des murs parait avoir été bien plus répandu en Asie qu'en Egypte.

Les murs du temple de Bel à Babylone étaient revêtus d'argent et d'ivoire, le toit et le sol d'or (3). La citadelle, dont la construction était attribuée à Sémiramis, contenait, selon Ktésias (4), des chambres d'airain (^tairai j^a^eai), tandis que Philostrate (5) raconte que les murs des chambres et des galeries étaient recouverts d'or et d'argent ou de drap tissé d'or, et que le toit était brillant d'airain. Taylor a découvert, dans une construction chaldéenne en terrasses, une chambre dont les murs avaient un revêtement en feuilles d'or (6). On a trouvé à Nimroud, dans le palais d'Assurnazirpal, des briques dorées (7) et des fragments d'incrustations en ivoire richement ornementées (8). Dans le palais deSargon, découvert à Khorsabad, il y avait une chambre de harem incrustée de feuilles de bronze, sur lesquelles étaientreprésentées au repoussé des figures d'hommes et d'animaux (9). Les chambranles de la porte du harem avaient

(1) Comp. von Sybel, Kritik des oegyplischen OmatnenU, Marbarg, 1883.

(2) Voy. les différents exemples dans la Zeitschrifl fur aegyptisdie Sprch che (1872, p. 102-105).

(3) Avienus, Descrip. orbis 1200 (voy. plus haut, p. 147 note 3). — Comp. Dionys., Perieg., 1007-1008.

(4) Dans Diodore, II, 8.

(5) Vila Apollon. Thyan., I, 25, § 34 : xà Zï ^aaCXsia /aXxÇî jùv iipÊ::rii xa\ àiz* aOi&v dcorpaTrCEi, OaXapoi hï xa\ dvôpûîveç xa\ Troa{, lât [jiv dp-f^pto, xàc oè yj^\ynU O^d^apiaai, ta tk /pu^Ç) aÙTc5 xaOd^nep fP^Ç^îc ^XdtiTcai.

(6) Taylor, Notes on Abou-Shareïn, p. 407 (Journal of the Bayai Asiatic Society XV). — Comp. Perrot et Chipiez, Hist. de Vart, II, p. 312-313.

(7) Layard, Niniveh, II, p. 264, n. 1.

(8) Perrot et Chipiez, Hist, de Tart, II, p. 313-316.

(9) Place, Ninive et V Assyrie, pi. 72.

REVETEMENTS METALLIQUES. 563

la forme de troncs de palmiers en bois sculpté garni de bronze (1). Des fragments d'incrustations en bronze, qui avaient jadis servi à décorer une chambre ou un gros meuble, émigrèrent de Mosoul chez des marchands d'antiquités à Paris ; ces ornements faits au repoussé, apparemment du neuvième siècle av. Chr., semblent représenter des événements du règne de Salmanassar II (2). Si nous nous en rapportons aux traductions des assyriologues, les inscriptions cunéiformes de Babylone mentionnent également des incrustations en métal et en ivoire (3).

La description du temple de Salomon, construit et décoré sous la direction d'artistes de Tyr, prouve que les Phéniciens connaissaient un art décoratif analogue. Les lambris en bois de cèdre étaient revêtus d'or battu (4). Lorsque Ézéchiel (5) dit en parlant du roi de Tyr : < Le plafond de son palais se € compose de pierres précieuses, de cornalines, de topazes, c de diamants et d'or, » il s'agit là évidemment de précieuses incrustations murales (6). Il n'est donc pas impossible que l'assertion de Virgile (7) d'après laquelle les seuils,

(1) Place, pi. 73, 1, 2.

(2) Gazette archéologique, 1878, pL 22-24, p. 119 et suiv.

(3) Nabachodonosor dit dans une inscription trouvée à Babylone (d'après Lenormant, Manuel d* histoire ancienne de P Orient, H, p. 233) : c J'ai recouvert d*or la charpente du lieu de repos de Nebo. Les traverses de la porte des oracles ont été plaquées d'argent. J*ai incrusté d'ivoire les montants en cèdre de la chambre des femmes. >

(4) Les Bois, I, 6, 22. — Chron, ; II, 3, 4, 5 et 8. — Josèphe, Antiq. jud., VIII, 3, 2 : Touc ditofyouç xcBp{vaiç SiaXaScov vavCat ypuaov aùiaft; eveT6peva£V, Cyrzi ot(X6siv Snor/Ta xbv va6v. — Comp. Ibid. 3, 3 sur la dorure des portes et du toit : 9vvEX6vti S^liretv, oùBèv eiaac tou vaou uépoç o2ts ^cuOev ours IvdcOev, o pi^ ypoabç ijv ; de plus 3, 9.

(6) Nous laissons de côté la colonne d'or dans le temple de Melkart à Tyr (Hérodote, II, 44), puisqu'il est incertain si elle était en or massif ou bien en bois avec un revêtement d'or. Il en est de môme des statues dans le temple de Melkart à Gadès, qui étaient de bronze, selon Strabon, III, 170, et d*un mélange d'or et d'argent, selon Philostrate, Vita Apollon,, V, 5.

(7) Enéide, I, 428 et suiv.

les poutres et les portes du temple de Junon, c.-à-d. d'Astartè, à Carthage, étaient d'airain, soit appuyée sur une tradition exacte.

Le tabernacle des Juifs n'était, — d'après les recherches (1) les plus récentes, — qu'une fiction historique inventée avec l'intention de doter le peuple de Dieu d'un sanctuaire central avant la construction du temple de Salomon. Il est cependant évident que l'auteur de cette fiction avait été guidé par des modèles architectoniques connus de lui. Selon la description de l'Exode, les parois en bois avaient à l'extérieur comme à l'intérieur un revêtement en or battu (2), de môme que les colonnes qui soutenaient les rideaux intérieur et extérieur. Les premières reposaient sur des bases d'argent, les secondes sur des bases d'airain (3). Les colonnes du parvis étaient aussi d'airain (4), et l'autel en bois avait un revêtement de même métal (5). Suivant Josèphe (6), qui parait avoir consulté pour ses descriptions des sources spéciales, différentes de celles des livres de l'Ancien Testament, l'or occupait une place prédominante dans les incrustations du temple de Salomon. Cependant, en Judée et dans la voisine Samaria, l'on avait une prédilection pour les placages d'ivoire dont le doux éclat était mieux approprié au teint des filles brunes de Sem. Déjà dans les psaumes il est question d'une maison en ivoire (7). Ahab, roi d'Israël (8), en a construit une pareille; et le prophète Amos (8* siècle av. J.-C.) (9), en parlant d'une décoration analogue, blâme sévèrement le luxe des notables Samaritains.

(1) Wellhausen, Prolegomena zur Geschichte Israels, 2® édition, 1, p. 40 et suiv.

(2) ExodeyXXY, 10, 11. Cette description est répétée d'une manière plus ample dans Exode,\X\l, 15-30. — Comp. Josèphe, Ant. jud., III, 6, 5.

(3) Exode, XXVI, 32, 37.

(4) Exode, XXVII, II, 17.

(5) Exode, XXVII, 1, 2.

(6) Anliq. ;W., VIII, 5,2.

(8) Les Rois, I, 22, 39.

REVÊTEMENTS METALLIQUES. 555

La contrée située le plus au Sud, où nous retrouvons ce système décoratif, est l'Yémen, le centre du commerce des épices. Dans la citadelle royale de Sabïe, capitale de l'Arabie heureuse, les portes, les plafonds et les murailles étaient couverts d'ivoire, d'or, d'argent et de pierres précieuses (1). Une autre relation plus détaillée (2) rapporte que des coupes d'or, garnies de pierres précieuses, servaient à orner des plafonds et des portes. Cela nous rappelle les coupes richement ornementées, souvent fixées

te en bronze avec un msaque de Bscchus. (tivt. de J. Harihi, L'Art élriuque, Hg. 141, p. ITti.)

sur la caisse et sur le couvercle d'anciens sarcophages judaïques (3) ainsi que ces objets de bronze en forme de boucliers, trouvés dans les anciens tombeaux de Corneto (fig. 198), et qui

(1) Strabon, XVI, 778. Kal t"P 0"p<i["T" »»'' toÎ^oi xal ipoçal 5i' ikèfxnoi xai •fj.viti Koi ipplpou IiBoxoUiItou xoY/iévit SiafiiROixiXjiiva,

(2) Diodore, 111, 41 : Af i' jpof i; za\ Oipo: j^pifoa't çidXoiit X[DoxoXX:4'°>( »*' i^"' •mît 5iEiXiiçiT((, Comp. Agatarchîdes, De mari erythrœo, 102 (Géogr. gr. minores, éd. HuUer,!,^. 190): nloiéi T£ m)3aou; oùto'î çija^ xaxioiciuàîiOai inr/piuouî îi xa'i ipYupo3(, r.fhi ti xaX rij âpoçii ï»i 6ipas çiiXai; XiOexolliitoif iÇtiXîSçBai jnjxva't.

(3) Bull. arck. du Musée Parent, p. 21 et suiv. Rev. arch. XXV, 1873, p. 398 et suiv. Comp. XXVI, 1873, p. 302 et suiv.

ne pouvaient guère avoir d'autre destination que celle de remplir les panneaux de portes et les caissons de plafonds (1).

A Touest rincrustation métallique se propagea de la Mésopotamie vers la Médie et la Perse. Nous avons déjà mentionné plus haut (2) les créneaux dorés et argentés des murs d'Ecbatane. Les bois de cèdre et de cyprès entraient principalement dans la construction de ce palais; mais ces précieux matériaux n'étaient visibles nulle part; les poutres de traverse, les caissons des plafonds et les colonnes étaient partout recouverts de feuilles d'or et d'argent, le toit lui-même était tout en plaques d'argent (3). C'est ce tableau magnifique qu'Eschyle (4) a sous les yeux lorsqu'il désigne la demeure du roi des Perses par les mots xp^^*^<y^^P^ ^opt. Le temple qu'Artaterxès II Mnémon (405-359) fit élever à Ecbatane, en l'honneur d'Anaïtis, avait la môme décoration (5).

Si nous en croyons Philostrate (6), l'incrustation métallique a été employée même dans les Indes. Cet écrivain rapporte qu'à Taxila, résidence du roi Porus, les murailles d'un temple étaient toutes recouvertes de plaques d'airain, sur lesquelles se détachaient en nielles des épisodes de la guerre entre Alexandre le Grand et ce roi.

(1) Mus. Grég,, 1, 38, 1-4. — Micali, 5torta, I, xli, 1-3. Mùller, Denkmœler derali. KunsL, 1,60, 303. Comp. Bull. delV ItuL, 1829, p. 8, 150; Abeken, Mittelitalien, p. 387; 0. Jahn, Berichte der sàchs, GtselUch. d. Wiss, 1854, p. 49; Bullet. delV Imt. 1866, p. 237. La relation da Bull. 1829, p. 8 nous apprend que onze de ces objets ont été trouvés dans un tombeau de Corneto, superposés comme des plats. Cela prouve qu'ils ne sentaient pas seulement à Tornementation du tombeau, mais qu'ils avaient été mis à côté du défunt afin qu'il pût les utiliser dans sa demeure d'outre-tombe. Des boucliers analogues étaient également usités en Grèce : voy. Benndorf, Antike GesichUhelme und Sepulkralmdsken^ t. XVII.

(2) Voy. plus haut, p. 119, note 3. — (3) Polybe, X, 27, 10 : 03^ç r^P ^«

xa\ Tàç i^oxou; xa\ tât 9aTV((>{iaTa xa\ xouç x{ovaç tou( 2v xaf; aToatç 7:ept9TuXot(, toW |i.iv dfpyuparç, Touç C€ ypuoatc XenCai nEpieiX^^Oat, râtç hï xEpapLfôsçàpYvpàç eTvai Tzi^a^.

(4) Perses, 159.

(5) Polybe, X, 27, 12. Comp. Bérose, fragm. 16 [Fragm. hist. gr. éd. MûUer, I, p. L09). - (6) Vita ApolL, II, 20.

REVETEMENTS METALLIQUES. 567

Pline (1) enfin nous apprend que Saulakès, roi de la Cîolchide, un des descendants d*Aiétès, avait des appartements en or (dorés) dontles poutres, les colonnes et les pilastres étaient en argent. Si cette information a quelque valeur historique, il en résulterait que l'incrustation métallique avait pénétré jusque dans rinhospitalière Colchide.

Quant à sa propagation en Asie Mineure, nous n'avons, indépendamment des descriptions homériques, mentionnées dans notre chap. vin, qu'un témoignage très tardif à cet égard. Dans une épigramme de Bianor (2) ayant pour sujet le tremblement de terre qui détruisit la ville de Sardes, en Tan 17 ap. J.-C, cette ville est désignée comme étant « la cité de Gygès et d'Alyattès qui recouvrait autrefois de plaques d'or l'antique salle des princes. »

En tout cas l'incrustation fut introduite de très bonne heure, même avant la migration dorienne (3), dans les contrées orientales de la Grèce tournées vers l'Asie.

Le tombeau situé près de Mycènes et connu sous le nom de trésor d'Atrée offre dans les pierres dont la coupole est construite des rangées de clous de bronze ou des trous de clous qui s'étendent concentriques depuis le bord inférieur jusqu'à la clef de voûte, tandis que d'autres rangées semblables et parallèles traversent horizontalement la voûte (4). On est unanime à reconnaître que ces clous ont servi à maintenir des plaques de bronze ; on en a d'ailleurs trouvé des fragments sur le sol du tombeau (5). Sur les parois bordant le chemin de la porte, ces

(1) Pline, XXXIII, 52. — (2) Anth. paL, IX, 423 (II, p. 150 éd. Jacobs). Peut-être faudrait-il y ajouter un tombeau lydien au sujet duquel Prokesch (Erinnerungen atts Aegypten und Kleinasien, III, p. 180) s'exprime ainsi : < Les parois sont soigneusement polies à Tintérieur comme à Textérieur et présentent beaucoup de creux peu profonds, ce qui prouve bien qu'elles étaient plaquées. >

(3) Voy. plus haut p. 85^7. —(4) Mure dans le /?^tn. Mus. VI, 1838, p. 270; Schliemann, Mykenaey p. 49 et suIt. Thiersch, dans les Miuheilungen des deutêch. archàoL InstUutes in Atken, IV, 1879, p. 178-179.

(5) Mure, loc. et/., p. 272 : Arch, ZeiL 1862, p. 329. Comp. Christ und

clous sont plus petits et placés en rangs plus serrés. Mure (1) en conclut, peut-être avec raison, qu'à cet endroit la muraille était recouverte d'une matière plus précieuse, telle que Tor ou l'argent ou rivoire. Des vestiges d'une incrustation faite de pierres de différentes couleurs à la façade se sont conservés jusqu'à présent à la place qu'elle occupait primitivement (2). Suivant Adler (3) la petite porte à deux battants entre le compartiment à coupole et l'espace quadrangulaire, et probablement aussi le seuil du premier compartiment étaient garnis de fortes plaques de bronze.

Un souvenir des constructions de cette espèce s'est consen-é dans le mythe de Danaé. D'après ce mythe, Âkrisios cache sa fille devant les embûches de Zeus dans un thalamos d'airain (4). Ne serait-ce pas une de ces constructions souterraines garnies de bronze, analogues à celles de Mycènes? Peut-être faut-il ranger dans cette catégorie le tonneau d'airain dans lequel Eurystheus se cache devant Héraklès et celui où les Aloïdes emprisonnent Ares (5). Suivant Hésiode (6), il y eut, à l'époque héroïque, des maisons d'airain. Sur une colline près d'Aulis, on montrait un seuil d'airain, comme étant le vestige d'une tente d'Agamemnon qui se serait dressée autrefois à cette place (7).

La tradition delphienne rapportait que le temple d'Apollon de Delphes était en airain, avant que Trophonios et Agamédès l'aient

L^uthi F ûhrer durch dos Antiquarium in Mûnchen, p. 39. Cependant Àdler, dans Schliemann, Tiryns, p. XLIV, admet qae ce n*est pas toute la coupole, mais seulement la cinquième et la neuvième couche de pierres qui étaient garnies de bronze.

(1) Loc. cit., p. 274. — (2) Blouet, Expédition de Morée, II, pi. 70, 71; Thiersch, loc, cit., p. 179-182.

(3) Dans Schliemann, TirynSy p. XLIV.

(4) Sophocle, Antigone, 944-947. Horace, Carm, III, 13. Pausan., II, 23, 7.

(5) //. V, 387; Boettiger, Amallhea, I, p. 123; Mùller, Dorier, II, p. 256. Cîomp. Klein, Euphronios, 29 éd., p. 92 et suiv. — (6) 0pp. 150 : y.dXxEoi 5è

TE oTxOl.

(7) Pausan., IX, 19, 7. Comp. Bursian, Géographie von Griechenland, I, p. 218.

construit en pierre (1). A Colons, dème attique, le chemin qui devait conduire aux Enfers était accessible au moyen de marches de bronze (2).

Dans le tombeau situé près d'Orchomène et connu sous le nom de trésor de Minyas, les parois n'étaient pas, comme on l'avait cru jusqu'à présent, garnies de plaques métalliques. Des observations récentes semblent avoir prouvé que la coupole était recouverte d'une décoration consistant en rosaces de bronze. Les trous qui servaient à maintenir ces motifs décoratifs sont disposés sur toute la surface de la coupole en rangées horizontales distantes de 60 centimètres l'une de l'autre. Chaque rosace était placée dans l'intervalle compris entre deux rosaces du rang inférieur et du rang supérieur. A en juger par les trous percés, la porte du thalamos parait avoir été bordée de trois rangs de rosaces (3).

Du reste l'ancienne décoration asiatique fut usitée chez les Grecs même après l'époque homérique. Pausanias (4) raconte que le tyran Myron, après avoir triomphé, pendant la 33^ Olympiade (643 av. J.-C), dans une course de chars, fit construire à Olympie le trésor des Sicyoniens et y adjoignit deux thalamoij l'un de style dorique, l'autre ionique. Cet auteur ajoute qu'il avait constaté de ses propres yeux que ces deux thalamoï étaient en airain. Ses renseignements ont été confirmés par les vestiges récemment découverts de ce trésor (5). Cette construction n'a pu être élevée au temps de Myron, c'est-à-dire au septième siècle av. J.-C. Les membres d'architecture conservés, l'inscription et les marques des pierres sont de la fin du sixième siècle au

(1) Pausan., X, 5, U. — (2) Sophocle, Oed. CoL, 159L — (3) Schliemann, Orchoîïienos, p. 25, 29-31. Verhandlungen der Berliner GeselUchaft fur Anthropologie, séance du 26 juin 1886, p. 379.

(4) VI, 19, 2. — (5) ArchàoL Zeit, 1881, p. 66, 170 172. Die Ausgrabungen von Olympia, IV, 1878- 1879, pL 33. Cette construction est encore appelée ici Trésor des Carthaginois, appellation qui a été confirmée par l'inscription trouvée plus tard (Arch, Zeit, 1881, p. 170, n« 394; Roehl, Inscr. grœcœ antiquissimœ, p. 172, n« 27 c). Comp. Boetticher, Olympia, p. 214-216; Klein, dans les Arch. epigr, Mittheil, au* Oesterreich., IX, p. 170-172.

plus tard. Comme, d'autre part, on n'a trouvé aucune trace de revêtement métallique sur les murs, les thalamoï mentionnés par Pausanias n'étaient certainement pas des chambres, mais des armoires ou autres objets transportables de ce genre, garnis de bronze. De plus, à Olympie, à l'est de ce qu'on appelait autrefois le Léonidaion, à 0",30 environ sous le niveau hellénique et à un mètre sous la couche romaine, on a découvert un fragment d'une incrustation de bronze rehaussée d'ornements géométriques. Étant donnée la grande dimension du morceau conservé (G", 298 de longueur), cette incrustation a dû servir de motif architectonique, peut-être pour garnir les montants de la porte (1). Mais elle a été plus tard détournée de sa destination primitive, et le fragment en question a été employé pour graver une inscription probablement éléenne dont les particularités linguistiques sont de la an du septième siècle au plus tôt (2).

Nous avons enfm à mentionner ici le temple de l'Athèna Chalkioikos que Gitiadas bâtit à Sparte ou qu'il décora à nouveau, à l'occasion d'une restauration (3). Les bas-reliefs mythologiques en bronze, décrits par Pausanias, étaient-ils placés sur l'idole même de la déesse ou sur les murs du temple? c'est ce qu'on ne saurait dire avec certitude. Cependant cette dernière hypothèse est la plus vraisemblable. De même les données sur l'époque où vécut Gitiadas sont très confuses. Si Brunn a raison d'admettre que cet artiste vit la fin de la troisième guerre messénienne (455 av. J.-C), la décoration dont il s'agit est pour une longue période de temps le dernier parmi les travaux grecs de cette nature qui nous ait été signalé. En effet, autant que nos connaissances nous permettent de l'affirmer, les anciens procédés asiatiques ne furent jamais employés dans l'architecture de la période florissante. Ils ne furent remis en usage que lorsque le glaive macédonien eut ouvert aux Grecs l'accès

(1) Àrch, Zeitg. 1881, p. 78; p. 91-94. — (2) Arch, Zeitg. 1881, p. 78, n^ 382, p. 93.

(3) Paasan. III, 17, 2. Brann, Gesch. der grieeh. Kânsiler, I, p. 114-115; Die Kunst bei Homer, p. 49-50. Comp. Klein, Iqc. cit., p. 169-170.

de TAsie Mineure et que, par suite, Fart grec eut subi de nouveau certaines influencés orientales.

Les procédés d'incrustation métallique pénétrèrent dans la péninsule des Apennins par l'intermédiaire des colonies grecques fondées en Sicile et dans Tltalie méridionale. Dans le Latium et en Étrurie on rencontre des spécimens d'une analogie frappante avec tout ce que Tincrustation a produit dans les centres de l'ancienne civilisation hellénique. De même que l'Épopée mentionne des seuils et des portes de métal (I), de même les plus anciens peuples romains avaient des valvae ex cere^ la maison de Camille des œrata ostia (2). Varron (3) fait dériver d'un revêtement métallique le nom de la Porta Raudusculana pratiquée dans la muraille de Servius. Les dalles de pierre décorées de bas-reliefs asiktisants, dalles qui, dans la nécropole de Tarquinies, ferment l'entrée de chambres funéraires de personnages de distinction, appartenant au cinquième siècle avant J.-C. (4), nous donnent bien une idée de ces portes, grandes ou petites, richement ornées; car dans ces bas-reliefs, comme le fait justement observer Semper (5), on reconnaît facilement une imitation des sphyrelata de bronze. Un édicule de bronze, dont les Romains attribuaient la fondation à Numa, était installé à l'origine dans le bois sacré des Muses situé devant la Porta Capena; frappé de la foudre, il fut transporté d'abord dans le temple de l'Honneur et de la Vertu, puis dans celui de l'Hercule des Muses (6). Le temple romain de Janus était plaqué de bronze (7). Dans les tombeaux étrusques, qui en partie sont

(l)Voy. plus haut p. 136,notel; p., 127, note 3. — (2) Pline,XXXIIII, 13 : Priêci limina etiam ac valvas in templis ex aère factitavere.., Camillo inter crimina objecit Sp, Carvilius quœstor quod œrata ostia haberet in domo (Comp. Plutarque, CamilL 12). Liv., X, 23, 11 : aenea in Capitolio limina (296 av. J.-C). Comp. Jordan, Topographie der Stadt Rom^ ï, 2, p. 14. —

(3) De ling, lat. V, 163 : porta Raudusculana quod aerata fuit, Comp. Jordan, ibid, I, 1, p. 237, note 66; p. 250, note 6.

(4) Voy. plus haut, p. 53, note 5. — Ç>)Der Styl, I, p. 435-437. — (6) Servius, Sur VÉnéide, I, 8. Comp. Preller, Rôm Mythol. Il*, p. 130. — (7) Procop. Goih, I, 25, p. 375. Comp. Jordan, loc, cit., I, 2, p. 352.

déjà du sixième siècle av. J.-C, on trouve souvent des plaques ou des bordures de bronze battu, décorés de différents motifs ou de figures du style archaïque ( 1). Les trous de clous dont presque toutes les pièces de ce genre sont pourvues et des morceaux de bois qui souvent sont restés attachés aux revers prouvent que ces plaques ont dû servir à revêtir des meubles de bois, tels que coffres, sièges et autres semblables. Il est possible toutefois, sinon probable, que ces objets transportables proviennent de fabriques étrangères, soit grecques, soit carthaginoises ; on ne doit donc les consulter qu'avec prudence dans une étude sur Fart italique. Quoi qu'on en puisse penser, il est certain que l'usage de revêtir de bronze certaines parties architecturales pénétra de très bonne heure en Étrurie. Dans un tombeau de Chiusi qui remonte au moins au milieu du sixième siècle av. J.-C, une bordure de bronze, haute de 25 centimètres environ, qui ceignait toute la partie inférieure des murs, formait une sorte de socle (2). Un autre tombeau de la même nécropole et de même époque contenait le sol de bronze dont nous avons parlé plus haut (3). Une chambre funéraire de Chiusi (4) et une autre de Cometo (5) nous sont également représentées comme ayant un revêtement de bronze; malheureusement nous n'avons pas de renseignements précis sur la nature et sur la disposition de cette ornementation. Dans un tombeau de Chiusi l'on a trouvé divers fragments de feuilles d'or qui, de l'avis des personnes présentes aux fouilles, auraient servi primitivement à l'ornementation des murs (6).

Enfin, une relation de Polybe, dont un fragment très court seulement nous a été transmis, nous autorise à penser que l'ancien procédé asiatique d'incrustation fut usité même chez les lointains Ibères. Athénée (7) parle de la splendeur de la maison de

(1) Mus. gregor., I, 17, 2; 18,2; 39. — (2) Bull. delV InsL 1874, p. 205. — (3) Voy. plus haut, p. 148, note 1. — (4) Lanzi, Saggio di lingua etrusca, II, p. 266. — (5) Vermiglioli, Opttsc, I, p. 7.— (6)Dennis, Ciiiesand cerneteries of Eiruria^ II*, p. 353.

REVÊTEMExNTS METALLIQUES. 573

Ménélas, et cite, à titre de comparaison, la description que Polybe avait faite de la maison Hl'un grand personnage ibérique. Dans rOdyssée la riche incrustation murale est signalée comme une particularité caractéristique de la maison royale de Sparte (l); d'autre part Polybe dit expressément que ce personnage ibérique avait imité le luxe des Phéaciens, ce qui fait allusion à la maison d'Alcinous (2), somptueusement décorée. On peut donc en conclure que les murs de l'appartement où ce personnage et sa suite se délefctaient en buvant de la bière, boisson nationale, étaient revêtus de brillantes plaques de métal. Du reste, le fait que ce système décoratif était appliqué dans l'Espagne méridionale n'a pas lieu de nous surprendre autant qu'on pourrait le croire au premier abord. Dès le douzième siècle avant notre ère, les Phéniciens y avaient établi des factoreries (3). Le temple qu'ils avaient élevé, à Gadès, au dieu Melkart était très ancien et célèbre au loin. Certains écrivains affirment que les colonnes de ce temple étaient en métal (4) ; il est par conséquent très probable que les murs avaient aussi une parure métallique. En tout cas nous savons que les Ibères voisins adoptèrent le culte du dieu de Tyr et qu'ils restèrent fidèles au rite phénicien (5). De plus, les Samiens du septième (6) et les Phocéens du sixième siècle (7) étaient en relations commerciales très suivies avec la population de Tartessos. Des trouvailles faites récemment au nord du Portugal prouvent de la manière la plus évidente que les habitants de cette contrée éloignée avaient pris contact de très bonne heure avec la civilisation qui florissait à l'est du bassin de la Méditerranée (8). Il semble donc fort probable que

(1) Od, IV, 71-73 (voy. pi. haut, p. 128, note 1).

(2) Od. Vil, 86-90 (voy. plus haut p. 127, note 3).

(3) Movers, Die Phônizxer, II, 2, p. 146 et suiv. — - (4) Voy. plus haut, p. 563, note 6. — (5; Arrien, Anab., II, 16. — (6) Hérodote, IV, 152. — (7) Hérodote, I, 163.

(8) Virchow, dans le Compte rendu de la session du Congrès international d'anthropologie et d" archéologie ^ Lisbonne, pi. I, II, p. 647 et suiv. Voy. notamment la plaque de bronze avec Tornement tressé dont il a été question à la p. 494 (pi. II, 13. Comp. p. 659). D'autres monuments trou-

rancienne décoration asiatique fut transportée jusque chez les barbtares de la péninsule ibérique gi*&ce à Tintermédiaire des Phéniciens et des Grecs.

vés dans cette région présentent d«i ornements qui rappellent ceux des objets d'art découverts dans les tombeonx en puits de Mycènes : voy. Virchow, ihid,, p. 653, 655, 660.

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