‹ L'Épopée homérique expliquée par les monumentsChapitre 107 sur 114 · ADDITIONS · texte numérisé non relu

ADDITIONS

P. 60, note 1 . — Sur les plus anciennes nécropoles cypriotes M. Dûmmler a publié, depuis, un excellent compte-rendu, dans les Mittheilungen des arch. Instituts (Athen. AbtheiL) xi, 1886, p. 209 et suiv.

P. 63-64. — Le caractère de la nécropole de lalysos a été déterminé, autant que c'était possible , d'après les procès-verbaux de fouilles de 6iliotti, par Furtwângler et Lôscbcke (Mykenische Vasen, p. 1-18, pi. A-E; Atlas pi. i-xi). Lôscbcke (préface, p. yi) apporte un argument probant de plus à rbypothèse que cette nécropole, comme celles de Nauplie et de Spata , comme le tombeau à coupole de Menidi (voy. p. 87) , est plus récente que les tombeaux en puits de Hycènes : on n'y rencontre point en effet de vases dont le décor est fait avec une couleur éteinte, absolument mate, vases assez fréquents dans ces tombeaux en puits et qui doivent être considérés comme une ramification d'une céramique que nous ont fait connaître des trouvailles plus anciennes (Hissarlik, les plus anciennes nécropoles cypriotes, les tombeaux préhelléniques des iles).

P. 64. — Sur les tombeaux en puits (Schachtgràber) et sur les couches mycéniennes qui les suivent immédiatement comp. Lôscbcke, dans la préface à l'ouvrage Mykenische Vasen^ p. vi et suiv. de Furtwaengler et Lôscbcke.

P. 93* — On a découvert récemment, au sud de la rue du Pirée, à Athènes, un groupe de tombeaux analogues à ceux du Dipylon. La disposition de ces tombeaux semble correspondre à celle des tombe a fossa (voy. plus haut p. 30-31). Il y a là à la fois des traces d'ensevelissement et d'incinération. On y a trouvé aussi, à côté de nombreux vases peints de l'espèce du Dipylon, des armes en fer, notamment de lourdes épées et des pointes de lance (voy. plus haut p. 98-99). Comp. Cartault dans les Monuments grecs publiés par V association pour V encouragement des études grecques m France, ii, 1882-1884, p. 41-42.

P. 93 et suiv. — CJomp. sur les vases du Dipylon , Kroker dans le Jahrbuch des deutsch, archaol, Instit. i , 1886, p. 95 et suiv. , et Lôscbcke , dans son introduction aux Mykenische Vasen, p. xi-xii. Kroker cite deux

nouveaux faits qui prouvent que les vases du Dipylon sont postérieurs à la pleine floraison de T Épopée. En effet on y remarque déjà des cavaliers (Jahrbuch, i, p. 97 P, p. 121) et des quadriges (Jahrbuch^ i, p. 96 B, p. 121;. Voy. plus haut p. 165, note 2. En outre Kroker fait observer (et c'est assez vraisemblable) que les figures de femmes nues, qui sont caractéristiques dans le style du Dipylon, ont été empruntées à Tart égyptien, notamment à des bas-reliefs qui reproduisent des scènes du culte des morts et sur ^iesquels les figures de femmes personnifiant les propriétés du défunt sont souvent représentées entièrement ou à peu près nues. Mais il est douteux si cet emprunt a été fait directement à la civilisation égyptienne ou par rintermédiaire des Phéniciens.

P. 96. — Dans les tombeaux de la rue du Pirée l'on a trouvé également des vases de l'espèce du Dipylon avec des représentations de vaisseaux à proue pointue : Cartault , loc, cit., pi. 4, p. 44, fig. 1.

P. 113. — Suri tombeau de Matrensa voy. Furtwaengler et Lôschcke, Mykenische Vaseriy p. 47. Le vase publié dans les Ann. de rinst. 1877. Tav. d'agg. E 6, ressemble presque entièrement au spécimen de provenance chypriote publié par ces deux savants à la pi. XIV, p. 90.

P. 136. — Le seuil du thalamos dans le tombeau d'Orchomène ne remonterait guère, d'après les dernières recherches, qu'à l'époque romaine : voy. Verhandlungen der BerL Gesellschaft fur Anthropologie ^ séance du 26 juin 1886, p. 377.

P. 172. — Aux chars figurés sur les stèles de Mycènes se rattachent ceux des vases peints qui appartiennent à une phase plus récente de la céramique qui nous a été révélée par les trouvailles mycéniennes : Furtwaen- •gler et Lôschcke, loc. cit., p. 27-29. Gomp. Mittheil. d. arch. Inst. {Athen. Abth.) XI, p. 235.

P. 225 et 236. — Les raisons que donne Kirchhoff {Gr. Alph. 3« éd. p. 17-19, 4' éd., p. 20) à l'appui de cette opinion que la statue de Charès a dû être exécutée après l'année 546 avant J.-C, ne nous paraissent pas, après un examen plus approfondi de la question, très concluantes. Le substantif dtpyiSc ne vise pas nécessairement un tyran ; il peut tout aussi bien se rapporter à un fonctionnaire supérieur de la cité ou à un aesymnète. Mais lors même qu'il désignerait un tyran, rien ne nous oblige à supposer que de petits despotes n'aient fait leur apparition qu'au début de la domination persane (546). Thrasybule était déjà vers 600 tyran de Miiet (Plass, Die Tyrannie hei den allen Griechen, p. 226-228). Polycrate semble avoir imposé sa tyrannie à Samos dans les soixante premières années du 6« siècle (Plass, ibid.y p. 235-236). Ces faits ont bien pu avoir quelque influence sur la vie politique des petites villes. Par conséquent si nous écartons Tannée 546 comme limite extrême, l'état actuel de l'histoire de l'art nous autorise à admettre que la statue de Charès appartient non à la seconde mais à la première moitié du 6<^ siècle. D'ailleurs, au poiqt de vue épigraphique, il n'y a aucune objection à faire contre cette hypothèse. Comp. G. Hirschfeld, dans le Rhein. Mus. N. F. xlii, p. 216 et suiv.

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