IL 1 , 66. IV, 49. VIII, 549-551. IX, 500. XXIV
le chien Argos couvert de vermine (1); il y avait également un tas d'ordures devant la maison de Priam (2). Si nous rassemblons tous ces faits, nous arriverons à cette conclusion que Tatmosphère d'une maison royale au temps d'Homère aurait impressionné d'une manière fort désagréable un odorat tant soit peu délicat.
Parmi les meubles garnissant les maisons, les sièges se trouvent très souvent mentionnés. Ils sont désignés par les mots epovoç et x^i<7(jLdç, et dans deux endroits par /Xifsin. Le poète du XXIV® chant de l'Iliade (3) emploie Gpdvoç et x)^i(i(ji.dç comme synonymes ; mais dans d'autres passages (4) ces mots indiquent des sièges de deux sortes différentes. Cela est surtout très clairement établi dans le P' chant de l'Odyssée (5) , où le poète raconte que Télémaque fait asseoir sur un Opdvo; Athèna qui vient d'entrer dans le mégaron sous les traits de Mentes, tandis qu'il prend pour lui-même un x).i(jp^. Le premier de ces sièges, étant offert à un hôte, était sans doute plus convenable. Cette explication est confirmée par ce fait que, partout dans l'Épopée, sauf dans un seul passage (6), les sièges des dieux s'appellent Opdvoi (7). Cette explication concorde aussi avec l'unique vers où le x^icrpidç est désigné comme siège divin. Lorsqu'Iris, sur l'ordre de Zeus, eut défendu à Héra et à Athèna d'aller au secours des Achéens, ces deux déesses rentrent dans l'Olympe et s'asseoient, au milieu d'autres dieux, sur des x^iapi d'or; là-dessus Zeus entre et prend place sur un
(1) Od. XVII, 291 et suiv. Ck)mp. Philologus, XXX (1870) p. 506.
(2) IL XXIV, 640, Comp. 164. — (3) Od. IV, 123, XIX, 55.
(4) //. XXIV, 515 (il est question d'Achille) : dTW Opévou Jipro. 597 : £Î6to ô'év %XiŒ(ic5 noXudaiBdXft), îvOev ivéorr). Cîomp. //. XI , 623 : Iç x)»ic(tjv eXÔovTcç iiCi xXwixoiji xaOrÇov , et 645 : àîih 0p6vou wpTo oaEtvou.
(5) Od. I, 145. III, 389. X, 233. XV, 134. XVII, 86, I, 79. XX, 249. XXIV, 385 : xaxà xXiap.ouç te 0p6vou( te.
(6) 130 : aÙTTjv o'Iç 0p6vov £?a£v dfYwv, Onè Xtra TTETaaaaç... 7:ap' o'auTèç xXwpibv O^To icoixfXov.
(7) //, VIII, 436. — (8) //. I, 536. VIII, 199, 442. XIV, 238. XV, 124, 142, 150. XVIII,389, 422. XX, 62. Od. V, 86, 195. X, 314, 366. J/ymn. I (Apoil. Del.) 9.
Opow; d'or (1). Le poète asans doute assigné ce siège au roi des dieux, aûn de le distinguer des autres divinités.
La seule épithète qui accompagne (tpo'voî et qui indique une particularité bien déterminée est ^j^rMç haut (2). Deux autres qualités ressortent du passage qui dépeint la mort d'AntinoUs (3). AntinoQs est asssis à table et s'apprête à porter la coupe à ses lèvres lorsque la flèche d'Ulysse le frappe à la gorge. Il est aans doute assis sur un Opovoç , comme les autres prétendants (4). Blessé mortellement, il penche d'un côté, laisse tomber la coupe et repousse avec les pieds la table placée devant lui. 'Le poète ne dit pas que le siège est dérangé , ni que le prétendant en est tombé ; il est donc probable qu'il se représentait le 9povo; resté debout et AntinoQs affaissé sur luimême; il en résulte que ce siège devait avoir une base solide et des bras élevés. Si nous résumons tout ce qui précède, nous devrons faire remarquer surtout ce fait que dans la langue homérique, comme dans la langue ultérieure, les sièges des dieux sont appelés presque exclusivement ftpiivoi (5). Il suffit de rappeler ici le trône monnaie a\lT"a o^ de l'Apollon amycléen (6) et celui du Zeus no»olympien (7). Les descriptions contenues dans les auteurs et les monuments nous renseignent assez bien sur ces deux sièges ainsi que sur les sièges des autres divinités. Tous ces sièges avaient une base carrée très solide, un dossier montant au moins jusqu'à la nuque et des bras élevés,
{1) //. Vm, 442. — (2) Od. Vlll, 422 :
(3) Od. XXII, 8-20.
(4) Od. XXII , 21 : toi B'étiâSiioaï (iviior^p!!... Èx 3! 9f.6wùii àvifouwv.
^) Milanil'a démontré dans leifuseo ilaliano di antich. classica, I, p. 312, note 1,
(6) Paounias 111, 18, 9. — Comp. Klein , Arch. epigr. Miah. avi Oeslerreieh, IX, p. 147, 166 et sniv. — (7) Paus. V, 1 1 .
tout au moins à la hauteur de la poitrine du dieu. Nous donnons ci-contre comme spécimen (fig. 27) le revers d'une monnaie frappée sous Adrien à Élis; elle représente la statue du Zeus olympien et reproduit assez clairement un modèle de thronos (1). Comme tous ces sièges ont un dossier très élevé, Tépithète O^jnr.Xoç leur convient parfaitement. Déplus, la manière dont TÉpopée fait mourir Antinous est très possible dans Thypothèse d'un siège solide muni de bras très élevés. Si Ton veut une autre preuve curieuse à Tappui, l'on n'a qu'à regarder le vase phénicien trouvé à Chypre et dessiné à la figure 28 (2). Le peintre a représenté ici deux hommes à demi couchés sur des sièges dans le genre de ceux qui nous occupent (3) ; s'ils ne tombent pas de ce siège ou avec celui-ci, c'est grâce à la construction particulière du meuble.
Voyons maintenant les adjectifs qui nous renseignent sur les matériaux dont les sièges sont faits. Tout d'abord $e<rro;, poli, indique le bois (4) De même ciyaXdeiç et (paeivo;, qu'on rencontre une fois comme épithètes d'un seul et même thronos (5), indiquent l'éclat d'un bois poli et frotté avec de la graisse. Très souvent le Opdvo; est appelé xp^^e^^ç, d'or (6). Il est évident qu'il faut entendre par là un meuble non point en or massif, mais bien en bois garni de feuilles métalliques. Nous citerons comme spécimen de cette espèce de siège un fauteuil trouvé dans une très ancienne chambre funéraire de Chiusi (7), et qui
(1) Overbeck, dans sa Geschichle dergr, Plastik, F p. 467 note 18, a rassemblé tout ce qu'on sait sur cette monnaie.
(2) D'après Perrot et Chipiez, Ilist, de Vari, III, p. 711, n« 523.
(3) M. Perrot prétend que ce peintre a voulu représenter des personnages assis, et que c'est par maladresse qu'il les a dessinés ainsi. Nous ne saurions nous ranger à cette opinion : il eût été, en effet, beaucoup plus commode pour l'artiste de faire un corps droit et des membres raides qu'un corps à demi couché et des membres pendants.
(4) Od, XVI , 408 : ln\ ÇecTrotai 0p6voiaiv. — (5) Od. V, 86 : Iv Op6vfj) IBpiSaaaa çaeivÇ), aiYaX66VTi. — 0p6voç çaeiv^ç : //. XI, 645, XIX, 422, Od. VII, 169.
(6) V. plus haut, p. 137, note 3.
(7) Ann. delV Inst. 1878 Tav. d'agg. Q l'' P, p. 296-297.
correspond assez bien au type du Ofnvo; homérique, bien que ses
Fig. ï8. — Vase plicnicien U■ou^ê i Cliyprc.
bras soient moins hauts et moins solides (fig. 20). Ce slé^e fait de plaques de bronze qui n'auraient pu résister au poids d'un
homme assis , était sans doute destiné simplement fi un usage funéraire. Mais il reproduit évidemment un siège usité dans la vie quotidienne d'alors, qui devait être en bois garni de plaques de bronze. Une autre épilhète àpy^poi^oî (1) prouve que le epo'voî d'Homère était souvent consolidé avec des clous d'argent, ou bien seulement garni de ces clous, dans certains
pif. 30. — Fantcuil de bronze ponant un ossuaire de même mêlai. (Exinilt de l'Art Étrtuqiit de I. HarUia, p. 101, llg. lET.)
endroits, en guise d'ornements (2). C'est ce qui ressort du siège de Cluusi. Les plaques dont il est fait sont maintenues au moyen de gros clous de bronze, pendant que de petites bossettes faites au repoussé, simulant des têtes de clous , décorent le dos du siège. Enfm le siège de Chiusi était recouvert d'un
(1) IL XVIII, 388. Orf. Vil, 162. VIII, 65. X,314,366. XXn,341.ffj/mn. IV (in Vener.) 165.
(2) Comp. le chap. XXIX.
drap de lin : c'est un détail tout à fait homérique. L'Épopée mentionne, en effet, dans quatre endroits (1), l'usage d'étendre des étoffes sur les 9po«i, afin de les rendre plus moelleux. Sur
le siège de Chiusi se trouvait posé un vase de bronze avec les
(l) Od. 1, 130. Voir p. 150, note 6. — VU , 95 :
It Si Opdvoi lafH totyov i^iptSaiT' ifvBa xa\ jfvBi If jîufai IZ ofôoïo Sia[inEpf;, li6' li\K(i:\r>i
imp^pia idWMpO', ÛT:iïtp8( 31 XW tisfSalXev
.. Il xc Qpiivoii E*ïi:oi^ioi9i r^RiiTa; ^îXXtTï TtQpfupfau;.
Dana un puaage, cet usage est indiqué aussi pour le xXisjiic ili. IX, 300). 11 est probable que le tapis de laine {xii^t ^<ù.<au>v {ploio) qu'on apporte
cendres d'un corps. La pensée qui avait dicté cette disposition est assez claire : ce siège représentait celui sur lequel le personnage vivant avait coutume de s'asseoir; placé dans le tombeau, il portait le vase contenant les cendres du défunt.
En ce qui concerne le x^ierpi;, ce devait être, si Ton en juge par la forme du mot, un siège dont le dossier attirait surtout l'attention. L'épithète ypuieioç (1), dont il est accompagné dans rÉpopée, fait supposer qu'il s'agit là d'un meuble garni de feuilles métalliques; une autre épithète (w)u{Xoç) suppose des motifs décoratifs (2). Enfin ce fait que Télémaque avance de sa propre main un xT^iop? vers le Ôpovoç où son hôte s'était assis (3) , prouve que le premier de ces sièges était relativement facile à déplacer. Si l'on veut se faire de la forme du x>icr|jLoç, une idée approximative que ne peuvent donner les indications très vagues qui précèdent, le plus simple est de regarder les sièges qui se trouvent dans les tombe a ziro de Chiusi (4), où ils servent aussi de supports aux vases funéraires (5). Notre fig. 30 représente un de ces sièges en argile, qui est conservé au museo degli asili de Chiusi (6). Le fond de tous ces sièges est rond et relativement bas; le dossier, solide et très haut, entoure presque entièrement la base, ne laissant qu'une étroite ouverture sur le devant. Ces sièges sont en métal battu (7) ou en argile (8); ils imitent évidemment des modèles en bois
dans le mégaron à Hélène (Od. IV, 123-124), en même temps que le siège (xXicj(y)), est destiné aussi à recouvrir ce siège. Nous allons démontrer plus loin (ch. XI) que Tépithète Xerrr^ç appliquée aux ^fcXoi {Od. VII, 97) signifie de toile. Le sens du mot *\k (Od. I, 130 et X, 353) est incertain (natte d*écorce ou couverture de lin? Voy. ch. xi).
(1) //. VIII, 436. — (2) Od. I, 132. Comp. le ch. XXX. — (3) Od. 1, 132 (voy. plus haut p. l&O, note 6).
(4) Voy. plus haut p. 29-30 note 3. — (5) Comparez Milani, Museo xtal. di antichitàclassica^ I (1885) p. 289etsuiv. Un siège en marbre du Palazzo Corsini prouve que ce type se retrouve aussi à une époque plus récente (Afon. delV Inst. XI, pi. IX. Ann. 1879, p. 312 et suiv. Bull. 1843, p. 68. — (6) Mus. xtal. di ant., I, pi. IX, 10, p. 323. — (7) Bull. delV Inst. 1883, p. 194. Mus. ital.l, pi. 9, 9* pi. IX, p. 327. — (8) Mus. ital. I, 308-309, pi. VIII, 10, p. 323 (notre fig. 30), pi. XII, 1,315, pi. XII, 2, p. 316, XIII 2, 318.
garnis de métal. Dans les spécimens en argile, Timitation du travail des métaux se reconnaît aux tètes de clous modelées dans l'argile : les clous servaient, en effet, à consolider . les feuilles métalliques. Il en résulte que les modèles primitifs de tous ces objets avaient une couverture métallique désignée par l'épi thète xpuexeioç. Le dossier et le fond sont souvent ornés de motifs géométriques (1) qui, comme nous le verrons au chapitre XXX, correspondent à l'expression ^ixO-oç,
Les baignoires (iai|Aiv6oç) (2) faisaient également partie de l'ameublement de la demeure des rois. Dans la luxueuse maison de Ménélas, il s'en trouvait deux en argent que Ménélas avait reçues en don du roi d'Egypte Polybe (3). Mais l'épithète èuÇecTo; {bien poli) (4), qui accompagne généralement la baignoire, fait supposer une matière autre que le métal. Ce mot est employé partout dans l'Épopée pour désigner des objets de bois (5) ; il est donc tout naturel d'admettre que ces baignoires étaient en bois. Seulement ici se présente une objection. Les peuples classiques se servaient du bois beaucoup moins que les barbares et que les modernes pour fabriquer des récipients d'un certain volume. Chez les Grecs et chez les Romains le tonneau de bois était beaucoup moins fréquent que le dolium ou l'amphore d'argile (6) ; OH ne le rencontre guère que dans les colonies où les peuples classiques étaient en contact immédiat avec les barbares (7). Ajoutons à cette remarque générale ce fait que la seule baignoire datant d'une époque voisine de la période florissante de l'Épopée n'est pas en bois, mais en terre. Dans le
(1) MuM. ital I, pi. XII, 1-3. — (2) //. X, 57G. Od. III, 468. IV, 48, 128. VIII, 450, 456. X, 361. XVII, 87-90. XXIII , 163. XXIV, 370.
(3) Od. IV, 128 : ôc MevtXdU^ Bûxe Bu' ipyvpéac i9a{i{v6ouç.
(4) //. X, 576. Od, IV, 48. XVII, 87 :
l{ o*dioa(jL{vOouç ^avT£( 2uÇiTrtt{ Xouoavio.
(5) Ebeling, Lexicon homericum,
(6) Hehn, Kulturpflanzen und llauslhiere, 3^ éd., p. 508-511, 4* édit. p. 470 472.
(7) Tel est le cas des Massaliotes : Cœsar, Debello civ, II, 11.
palais de Tirynthe qui renfermait, on le sait, une chambre de bains spéciale, on a trouvé le fragment d'une baignoire en argile rouge grossière. Si Ton en juge par ce fragment, cette baignoire ressemblait comme forme à celle des baignoires modernes; elle avait un rebord saillant et était pourvue de chaque côté d'une forte poignée horizontale. Le fond rouge du fragment en question est décoré d'ornements blancs; la surface extérieure et le rebord sont couverts de bandes horizontales, la poignée, qui s'est conservée, de bandes verticales; à l'intérieur, on voit trois bandes horizontales entremêlées de spirales (1). 11 est évident que des récipients ovales de cette dimension n'étaient point fabriqués au tour, mais faits à la main et polis ensuite avec un polissoir, procédé qui explique parfaitement l'épithète èu^Ê^To;. On se demande donc si les baignoires bien polies mentionnées dans l'Épopée étaient en argile.
Les renseignements que fournit l'Épopée sur les sièges bas sans dossier (^(çpoç) (2), sur le banc de pieds (ôpf.vu;) (3), qpé- >^aç) (4), les tables (TpxTre^a) et les lits O'^y}^) (5) sont trop in-
(1) Schliemann, Tirym, pi. XXIV c, p. 158, 263-264.
(2) //. III , 424. VI , 354. XXIV , 578. Od, IV, 717. XVII , 330 , £02. XIX, 97, 101, 506, XX, 259, 387. XXI, 243, 392, 420 XXIV, 408.
(3) Le 0p6vo{ était généralement accompagné d'un Ôp^vo^ (//. XIV, 238- 241. XVIII, 389-390. — Oi. I, 131. X, 314-315, 360-367. Comp. XVII, 409, 402, 504). Il en est de même du xXiajxoç (Od. IV, 136).
Le Op^vuî était fixé à la xXia{7i de Pénélope {Od. XIX, 55) :
xXiafïjv ^V nOT£ TéxTwv.
7;ofrjg' Ix{JLaXiO(, xaî u;:b Opfjvuv jroatv r^xâv ::poaçué' iÇ aùxTJç.
Devant le siège à dossier de Chiusi dont il a été question plus haut (p. 152-153) on a trouvé un meuble très endommagé en bronze, {Ann. deirinst, 1878 Tav. d'agg. Q 1») dans lequel nous avions reconnu un banc de pieds (Bull, delV InsL 1877 p. 195 Ann. 1878, p. 257). Mais pendant la restauration, on a constaté que ce meuble symbolisait plutôt une table. Comp. Milani, Museo ital, dx antichità class, I, p. 312, note 4.
(4) Od, XVII, 231, XVIII, 394. — (5) L'épithète 8ivu)t6« indique un travail de tourneur très soigné (//. III, 391). On n'a pas encore trouvé d'explication
suffisants pour qu'on puisse les rapprocher des spécimens conservés sur les monuments plastiques. Au contraire, nous sommes assez bien renseignés sur la construction d'un engin très important de l'art militaire, nous voulons parler du char de combat.
Nous allons donc quitter la demeure* des rois et nous prions le lecteur de bien vouloir nous suivre dans la plaine de Troie, où les armées ennemies s'avancent l'une contre l'autre, en première ligne les chars de combat portant les chefs, en seconde ligne l'infanterie (1).
«atisfaisantepouprépithèteTpTiT6;,/w?rc«^(//. 111,448. Od. III, 399. VII, 345. X, 12. //. XXIV, 720. Od. 1,440). Le lit le plus ancien de Tantiquité classique est celui du tombeau découvert à Caerè par Regulini et Galassi (voy. plus hautp.39note2, 114-116 Grifi ,i»fon. diCere, pi. IV, 6. Mus. gregor. 1, pi. XVI 8). Le fond de ce lit est un treillis de lattes de bronze. Telle est aussi la disposition d'une couchette funèbre figurée sur un vase du Dipylon (Mon. delV Inst. IX, pi. XXXIX, l). Braun (Buinen und Museen Boms, p. 784, note 2) pense que Tépithète ^pn'^i indique les ouvertures comprises entre les sangles de bronze. Mais c'est une erreur : car ces ouvertures ni*ont pas été percées; elles sont formées tout naturellement parla superposition des sangles. (1) //. IV, 297 et suiv. XXIII, 133. Dans un passage de TÉpopée (//. VI, 46^2), lorsque les Grecs sortent du camp, c'est l'infanterie qui passe d'abord le fossé; les chars ne viennent qu'ensuite. L'ordre a été interverti ici à cause de la proximité menaçante de l'ennemi victorieux. Les guerriers qui montaient les chars étaient, au moment du passage des fossés, pour ainsi dire hors de combat et auraient fait des pertes très sensibles si les Troyens les avaient attaqués. Il était donc d'une tactique rationnelle de laisser marcher d'abord l'infanterie , afin de faciliter aux chars ce passage des fossés et de les couvrir contre une attaque subite de l'ennemi. Voy. sur remploi des chars de combat : Albracht, Kampf und Kampfschilderung bei Homer, Naumburg, 1886, p. 13 et suiv.