‹ L'Épopée homérique expliquée par les monumentsChapitre 60 sur 114 · CHAPITRE XXI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXI

Comme il était difficile de plier le corps une fois couvert d'une cuirasse, le guerrier antique mettait d'abord ses jambières et la cuirasse ensuite; plusieurs passages de TÉpopée en témoignent (1). Les jambières étaient déjà tellement usitées à l'époque homérique, que l'adjectif cuxvvffAi^eç est une épithète typique des Achéens. Elles étaient généralement en bronze (2) et quelquefois garnies d'une bordure d'argent à l'extrémité saillante d'en bas (3).

Les jambières d'Achille méritent une attention toute particulière; suivant deux passages de l'Iliade (4), elles étaient en /.a<i(7{T6poç. Comme, dans la langue grecque ultérieure, ce mot signifie étainy il est permis d'admettre que les poètes épiques l'employaient dans la même acception. Cependant l'emploi de l'étain pour confectionner des jambières est assez étrange, car ce métal est trop malléable pour qu'on en puisse faire des objets d'armement. Ajoutons à cela que la jambière du fils de Pelée, quand elle est atteinte par la flèche d'Agenor (5), résonne

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