‹ L'Épopée homérique expliquée par les monumentsChapitre 63 sur 114 · II. XI · texte numérisé non relu

II. XI

'IçiSi[i2( 3i latà Çiuviiï, OtipiiJtot ZvtpStï, viÇ", M 3' aÙTot ËfEiiE, pïpElT, /(ipl wBijoat, oùô' i'Topi ï(i>acf,pa navafoXov , iXi.à jmXu nplv

(3) Schol. //. XI, 234. — Comp. LehrB, De Arislarehi itudiUhom. 3* éd. P- 123.

LEPOPÉE HOMÉRIQUE.

L'épithète T:awifo>oî (1) prouve que le X'^/rrr.f était parfois orné.Dansdeuxpassages.ilestquestioD d'une ceinture rouge (2); dans un troisième (3), d'une ceinture garnie d'argent. Dans les peintures sur vases anciennes, cette armure est indiquée au moyen de deux traits ou raies parallèles dont les intervalles sont souvent remplis par des lignes brisées, des cercles ou divers autres ornements (4). Certaines bandes étroites de plaques de bronze qu'on trouve en Grèce et en Italie {5) oot peut-être servi de garniture à ces ceintures qui enserraient la cuirasse.

En dessous de l'armure et immédiatement sur le chitoD était une ceinture large, garnie d'airain; elle s'appelait ^i-z^ii (6). Sa partie sufrérieure était converti' par la cuirasse, la partie inférieure était à découvert. C'est vers l'enfig. 130. - caroiuire d'une ceiniurc droit oùla(/.CTp, Ceint le bas-ventre

raède contre Ares (7). L'épithète

(1) n. IV 215, X 77, XI 236 (voy. p. 367, note 2). — (2) fl. VI, 219; Vil. 3(6 ï. çoivixi çMiviv. — (3) //. XI. 237 (p. 367, note 2). — (4) Voy. 6g. 110, représentant un guerrier de LacoDie, où la manière dont la ceinturées! décorée a été très clairement indiquée. Lesobjetscircolairesqu'ony voitsurla ceinture figurent certainement des boucles qui étaient en bronze repoussé.

[5) Par ex. àOlympie : Fartwsngier, Die Bron:efunde aus Olympia, p. ^ 36. — Ces bandes sont très fréquentes dans les tombes des guerriers en Apulie. Voy. Friederichs , Kleinert Kumt, p. 230 et suiv. — Angelucci. fticerche preistoricke e gtoriche nclC Italia merid., p. 5, fig. I et le même dans le joumaliaCa;)iiflmiia 1874, n" 126, fig. 5 {Un stpolcro di Ordom). De mémedanslenord : Voa Sacken, GrabfeldvonNaUtlall,p]. IX-XII, 1.— Linienfichaiit,AUerthûmervtuererheidaisclienVor:eil,vol. 2, fasc. 2, pi. 3.

(fi) n. IV 137 (voy. p. 364, note 3), 187, 216 :

aiViKtifi.ltf-ni (1) indique une ornementation qui, pour un objet entièrement couvert par la cuirasse, eût été un luxe superflu. Il existe des spécimens assez nombreux de la pièce en question: ce sont des garnitures de bronze généralement décorées d'ornements géométriques. On en a trouvé dans les régions du bassin de la Méditerranée (2), par exemple dans l'Ile d'Eubée (fig. 129), prèsMantoue, àËste(ng. 130), à Bologne, dans lapartielaplusanciennede la nécropole de Tarquinies{fig. 131),

Fig. 131. — Gamilure d'une ceinlure (jutpii) trouvée dans l> nécropole de Tarqulnies.

àRomeet même sur l'autre versant des Alpes (3). Comme, dans

(2) \oy. Orsi, Sui cenluroni Ualici délia I* elà del ferro, parte 1 , dans les Atli e tnemorie délia r. Deputazione di itoria patria per la provincia diRomagna, III série, vol. 111, fasc. I-II, Modëne, 1885.

(3) \'oy., pour l'Eubée, Brôndsted, Bnmze» of Siri», pi. VII, p. 42 (d'où notre fig, 129). — Guhl et Koner, Da» Leben der Griechen und Rômer, 1, 5* éd., p. 3076g. 275 (ou La Vie Antique, trad. Trawinski, p. 335, fig. 447).

— Mantoue: Bvll. dipaleln. ital., VII, p. 194. — Este : Ann. delCInit. 1882, Tav. d'agg. R.2,p. 106-108 et 115 (d'où notre fig. 130). iVoda. dt «caui, 1882, p. 97, 98). Ibid. 1882 pi. IV, 23, p. 22; pi. VII, 26, p. 28. — Bologne, dans la nécropole de BenaccL (voy. plus haut p. 1(M note 5) : Brizio, Mon. delta prov. di Bologna,pl.n, 11. Not.d. tcavi, 1885, p. 158. Des fragmenta de ces garnitures se rencontrent aussi dans le fonds d'objets de bronze découvert dans l'intérieur de la ville près S. Francesco : BrUio, loc. cit. p. 21. Zannoni, Gli tcavi délia Cerlosa, p. 450. — Corneto, dans les tombe a Pozio (voy. plus haut p. 29-30) : Monum. dell'Insl. XI, pi. 59, 4"'

— Annal. 1883, p. 286, n" 4"-. — Bull, dell'ïnst. 1882, p. 164, 1883,

trortt HOHÉniQi'E. 2i

tous ces spécimens, les rebords inférieur et supérieur s'élargissent vers le milieu, ces garnitures ne pouvaient guère appartenir àdes ceintures qui, comme le ^oKxtTfp, étaient portées par-dessus Tarmure; car ces ceintures devaient naturellement avoir un rebord droit, comme les cuirasses archaïques. De plus, les dimensions des bandes de bronze sont beaucoup trop petites pour des ceintures de ce genre. Les pièces qui nous occupent étaient donc très probablement des garnitures de ceintures qui, destinées à protéger le bas-ventre, se portaient directement pardessus le chiton ou la tunique (1). Ce qui prouve la grande ancienneté de ces objets, c'est qu'on en trouve en Italie, dans les couches préhelléniques (2), dans la nécropole de Benacci (près Bologne) ainsi que dans les tombe a pozzo de Corneto. Aucun de ces tombeaux ne renfermait, à côté des garnitures de ceintures, aucune trace d'une cuirasse métallique : on peut en conclure que les guerriers qui y étaient inhumés avaient pour toute armure défensive une ceinture d'airain de ce genre. L'é-

p. 115 no 4. —Notiz, discavi, 1882, pi. XIII, 19 (d'où notre fig. 131), p. 157. — Dans les tombe afossa; Annal. 1883, Tav. d*agg. R. 2, p. 292; Bull, 1883, p. 122. — Rome : un spécimen trouvé près de TAmphitheatrum castrense par Caylus, Recueil d'antiquités^ V, pi. XCVI, I, p. 264. — Bromberg : Verhandlungen der berliner Geselkchaft fur Anthropologie, 1876, séance du 20 mai pi. XVII 3. — Une tomba a pozzo de Corneto qui contenait une de les plaques de ceinture ne renfermait point d'armes à côté. Ghirardini (Notiz, di scavij 1882, p. 159) en a conclu que cette plaque avait dû contenir des cendres d^une femme et que c'était un objet de toilette féminine. Cependant il faut remarquer que dans cette partie de la nécropole de Tarquinies, on a trouvé des armes d'attaque en fer et qu'une pointe de lance, rongée par la rouille, peut bien échapper à l'attention. Dans une autre tombe de Corneto de la môme espèce et contenant une plaque analogue {Bull. delC InsL, 1883, p. 113-117), on n'a point trouvé d'annes non plus, mais deux massues de bronze (Bull. 1883, p. 115, n^* 16, 17) et un couteau de fer (p. 116); ces objets indiquent plutôt la présence d'un homme que d'une femme.' Mais en supposant même que les femmes de Tarquinies avaient porté des ceintures de ce genre, il faudrait admettre que le modèle en a été emprunté au costume masculin .

(1) Orsi, dans l'ouvrage cité plus haut (p. 60), ne tient aucun compte des considérations ci-dessus et prend la large ceinture non pas pour une ^('9^i mais pour un ÇoxiTTip (voy. p. 366-368).— (2) Voy. plus haut, p. 102-110.

quipement des guerriers lyciens ne comprenait point de (AiTpv) ; ainsi s'explique tout naturellement Tépithète ajAiTpoyCTwveç (1) donnée aux compagnons de Sarpedon. L'usage de cette ceinture semble avoir disparu même chez les Grecs aussitôt après l'époque homérique; ellen'est, en effet, figurée sur aucun monument grec et les plus anciennes peintures sur vases ne nous font voir sous la cuirasse qu'un morceau de chiton qui dépasse (2).

Nous avons encore à examiner le sens exact que peut avoir le mot ^ô(x.a dans deux passages de l'Iliade (3). Quelques commentateurs anciens, parmi lesquels Téléphos du temps d'Hadrien (4), y ont reconnu un appendice de la cuirasse tombant

(1) //. XVI, 419, ijJtiTpox^Twvaç Itafcouî. Comp. les scolies.

(2) Dans un tombeau de la nécropole d^Allifœ (Samnîum), on a trouvé une cuirasse composée de deux plaques de bronze, accompagnée de deux garnitures métalliques (Ann. delVInsi, 1884, p. 267-268). Mais nous ne sommes pas suffisamment renseignés sur la nature de ces dernières pour qu'on puisse affirmer qull y avait entre elles le même rapport qu'entre le ^coon^p et la fA^ipT). Il est possible toutefois que le Samnium, essentiellement conservateur, ait conservé longtemps Tancien usage de porter une ceinture par-dessus et une autre par dessous la cuirasse. Leaf, qui a traité de la cuirasse homérique et de ses accessoires (Journal of hellenic studies, IV, 1883, p. 73-82), est arrivé sur les points essentiels aux mêmes résultats que nous. Seulement il ne partage pas notre opinion en ce qui concerne la fifTpY} qui serait, selon lui, cette bande qu'on remarque sur les vases archaïques, sorte de tablier qui, serrant le haut des hanches, dépasse la cuirasse. A notre avis, cette pièce ne serait que la partie inférieure du chiton, 11 ne faut pas perdre de vue, en effet, que la [xCxpT) était l'œuvre d'un forgeron (//. IV, 187,216 : tt)v x,aXx^Eç xd^jjtov àvSpsç). C'était donc un objet de bronze ou tout au moins recouvert de bronze, ce qui est inadmissible pour cette espèce de tablier, qui, dans ce cas, aurait bien gêné les mouvements des hanches.

(3) //. IV, 187, 216. Nous avons déjà parlé dans le chap. XII, p. 233, du ^tôfxa de rodyssée (XIV, 482). On ne sait pas au juste quelle espèce de ceinture peut bien désigner le mot Çfi>|Jia dans le fragment bien connu d'Alkaios (Athen. XIV, 627 A Fragm, 15, Bergk).

(4) Pour connaître les anciens commentaires, il faut consulter notamment : 10 Scol. //. IV, 133 : 5ti xaO* ôv t6;;ov l^civvuvto, ôikXoOçîIv 6 OwpaÇ, xaOb u;:o6é6X7)to tco oraTtô 6(6paxi xb Xsf^pLtvov Çcôfjia, xaOfjxov iify^pi xiov Yovdtoiv à;n> tcov Xory^vcuv. 2® Schol. Marc. 435 ad //. IV, 133 : T^iXeço; ydlp 97)^1 to àzo toO aîjyévof oxpt ôpLïpaXou Oci>paxa xaX&tuOai, 70 ^^àizh XaY6va>v oxpi xv7]|jS»v ^S)\kOi, 3^ Scol. //• IV, 187 : 8Titou Çc&piaToc p.v7j«jO£lç7rapaX6Xoi7ce tov Oc(>paxa, ôare iw) pipou; to 8Xov Ss$7]Xc)j90ai. 40 Scol. //. X, 77 : ^ ÔitcXtj Sti 5oxoua{ tiv*;, lowTbv sTvai Çwpwc xa\ ^cutf-

de l'aine jusqu'aux genoux, par conséquent quelque chosecomme un volant de morceaux de cuir ou d'étoffe (wrepuyiov), qu'on remarque sur les statues de la période hellénistique et grécoromaine. Si les poètes de l'Épopée avaient connu ces languettes qui imprimaient aux guerriers un caractère si original, on en retrouverait certainement une trace quelconque dans les descriptions détaillées des armures d'Âchilie et d'Âgamemnon. De plus, la ceinture à languettes n'apparaît que sur des monuments relativement récents, comme les bas-reliefs d'un style archaïque déjà avancé ainsi que sur les vases & figures rouges. Le monument sculpté le plus ancien où elle figure semble être la stèle funéraire de l'Athénien Âristion (1).

C'est Aristarque (2) qui est le plus près de la vérité quand il dit que les poètes de l'Épopée, employant la partie pour le tout, se sont servis du mot ^ôpta pour désigner 1^ cuirasse. Cette opinion repose évidemment sur la comparaison des trois passages relatifs à la blessure de Ménélas. Dans le premier (3), il est dit que le trait de Pandaros traverse le ^wçTvfp, le OclpT.Ç et la (AirpTi. Lorsqu'Agamemnon crie épouvanté à la vue de la blessure de son frère, celui-ci lui dit de se tranquilliser, car |le ^oxjr^'p, le J^à>(Aa et la ^Lirp-n ont émoussé la force du trait (4). Machaon défait ensuite ces trois objets quand il s'agit de ban-

T^pa' oùx loti Bà. iù.h i^ûjia xaXsî tÔ auva:7T6[jL£vov Tji (i^Tpa uTcb tbv otoctov 0((»psaa, to oà ?Ça>68v ouv8£ov TîivTa î^fikjTr^pa. 5° Apoll. Lex. hom. p. 81, 19 (Bekker) : ÇGjxa Bè xai aÙTo; 6 Ocopa^ xaià ^pCatap^ov.

(1) Schôll, Arch, Mittheilungen, pi. I, p. 28. — Rhein. Mus, IV, 1846, pi. I, p. 4. — Arch. Zeitg. 1860, pi. 135. — Overbeck, Geschichte der Plastik^ 1 * p. 150, no 26.

(2) Apoll. lex. hom, p. 81, 19. Comp. Lehrs, De Aristarchi studiis hom., 2« éd. p. 121-122. Rien n'autorise à admettre Topinion de Lehrs qui attribue à Aristarque l'opinion du scol. IL X, 77 et qui supprime tJî j^Ctpa après oyva;:T6[X£vov.

(3) //. IV, 132 (voy. plus haut p. 364 note 3). — (4) //. IV, 185 :

àXXoL 7:dfpciO£V EÎpuaaio Çwonlp te TcavaioXoç f,ô' OrsvepGfiv J^b>[xa Te xal pifipri, ty)v yaXx^sç xa{xov âvSpeç.

der la blessure de Ménélas (1). Il est clair que la cuirasse, nommée dans le premier passage, doit être sous-entendue dans les deux autres. Et si le ^d>[jia indique une partie de la cuirasse voisine de la ceinture, on y reconnaîtra aussitôt, pour peu qu'on soit familiarisé avec les monuments antiques, le rebord inférieur de la cuirasse archaïque grecque, rebord saillant et autour duquel est passée la ceinture (Çwgtyip) (2). Tout porte à croire que, dans les deux passages ci-dessus signalés de Tlliade, Ço>(jLa indique ce rebord inférieur de la cuirasse ; Ménélas, en effet, a été frappé juste à Tendroit de ce rebord et il est évident que, pour panser une blessure du bas-ventre, il a fallu enlever tout d'abord la partie inférieure de cette cuirasse (3).

Xuae de ol ÇcuotYiptt ::ava(oXov rfi* unévgpOsv ^(5(xd( TE xa\ {jiiip7]v^ Ti^vx.aXx^eç xdtfxov âvSpeç.

(2) Comp. le guerrier laconien, fig. 110, p. 319.

(3) Nous croyons que Studniczka se trompe dans la façon dont il explique ces trois passages dans ses Beitràge, p. 67-70. Partant de ce point que le chiton ne s*y trouve nullement mentionné, ce savant en tire cette conclusion que le CG>[Aa n'était autre chose qu'un tablier antique (voy. p. 205- 206) que Ménélas aurait porté en guise de chiton. Cette hypothèse est incompatible avec le second passage (//. IV 185-187), où Ménélas dit que le ^coTT^p, le ^Si\tjx et la (tCipr) Font protégé, car alors la cuirasse, principale sauvegarde du bas- ventre (II. XIII, 439 : ^l'^wv» /^dXxeov, ôç ol wp^aOev àjcb xpobç ijpxei 5XE6pov), ne pouvait être oubliée. Studniczka s'en tire, il est vrai, en supposant que ce second passage est une interpolation récente, c dans laquelle, dit-il, pour ne pas répéter la première description détaillée du chemin suivi par le trait (//. IV, 132-139) a été placée la description suivante^ plus courte (//. IV, 215-216), sans remarquer que celle-ci vise toute autre chose». Une hypothèse aussi hardie ne pourrait se justifier que si toutes les prémisses de la démonstration étaient absolument certaines; or, ce n'est nullement le cas dans la thèse soutenue par Studniczka. Si le chiton est passé sous silence dans le premier {IL IV, 132-139) comme dans le second passage en question (//. IV, 185-187), c'est qu'il ne faisait point partie des vêtements protecteurs du bas-ventre, qu'il s'agissait précisément de faire ressortir ici. Il n'était pas nécessaire non plus d'en faire mention dans le troisième passage (//. IV, 215-216), car le poète énumère toutes les pièces que Machaon défait pour examiner la blessure de Ménélas ; il a dû trouver tout naturel que le médecin ait défait à la fin aussi le chiton, recouvrant le

Outre la lourde cuirasse d'airain, il est fait mention d'une cuirasse légère en toile; elle n'est, il est vrai, citée que dans le catalogue des vaisseaux qui est une des parties les plus récentes de rÉpopée (1). Le poète donne ici Tépithète >.ivoO(âpr,Ç {armé d'une cuirasse de lin) au Locrien Ajax et au Mysien Amphios, un des alliés troyens (2). Sur une coupe de Rhodes, contrairement à Tusage, la cuirasse du jeune Ajax est peinte en blanc (3); peutêtre le peintre a-t-il voulu représenter ainsi la cuirasse de lin que le catalogue des vaisseaux attribue à ce héros.

bas ventre. De plus, contrairement à Tassertion de Studniczka, ce troisième passage ne concorde pas du tout avec son explication. Le tablier, tel qu'il l'admet, eût été porté à même le corps sous la {i^tpr), tandis que Tordre dans lequel le poète a placé les mots nous autorise à penser qae le ^w{ia se trouvait, ;;ar-rfe««t« la (A^ipr,. Enfin Studniczka prétend qu'il eût été inutile de mentionner la cuirasse dans ce passage; celle-ci, en effet, dit-il, n*était limitée à son bord inférieur que par le î^wariSp, et indiquer que le Çbxmif) se boucle, c'est dire implicitement que les plaques de la cuirasse s'entr'ouvrent. Or, toutes les cuirasses composées de deux plaques métalliques que nous avons vues, aussi bien celles de l'antiquité que celles du Moyen-Age et de la Renaissance, sont pourvues, dans leurpartie inférieure, d'un système qui sert à maintenir ces plaques. Une fermeture solide à cet endroit était particulièrement nécessaire dans une cuirasse archaïque, car les plaques descendaient très bas et leur assemblage opposait forcément une certaine résistance au mouvement des hanches (voy. plus haut, p. 363).

(1) Niese, Der honierische Schiffskatalog ah historische Quelle betrachiet, p. 50-59. Du même : Die Entwickelung der homerUchen Poésie, p. 202-203, 228-229.

(2) //. II, 529, 830. Dans une tomba a fossa de Corneto, on a trouvé des fragments d'une cuirasse de lin, sans doute de fabrication phénicienne ou carthaginoise (Mon. delVInst. X pi. X b3 (voy. aussi pi. X d6,10) ; comp. Annal 1874, p. 257-258.

(3) Journ, of hellenic stud,, V, 1884, pi. XL, p. 235.

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