IL V, 290-291.— (4) IL XIII
6 ^ï rpoai6vTa (viXaae) [liroinov
Tcàcp noatv al(AaT6Evia '/.ap^al Tcéffov èv xovfTjaiv. (5) Furtwàngler, Die Bronzefunde aus Olympia, p. 77.
probablement point protégé dans les casques de Pandaros et de Peisandros. Cela ne prouve nullement qu'il n'y ait pas eu de casques à visière nasale; sur les plus anciens vases grecs, on rencontre des vases munis de garde-joues seulement et d'autres où les gardes-joues sont accompagnées d'un nasal (fig. 136) (1).
Le (fotkoç (2) n'était autre chose que cette crête métallique (le cimier) qui s'étendait depuis locciput jusqu'au front (3).
(1) Sur le vase publié par Conze, Melische Thongefœsse pi. III (yoy. notre fig. 136), on voit les deux hoplites combattanta coiffés d'un casque à mentonnière seulement ; le casque posé à terre est, en outre, pourvu d'un couvrenez. Il convient de faire remarquer que le nasal, vu les petites dimensions des figures représentées sur les vases, étaientassez difficiles à rendre. Voilà pourquoi les peintres ont sans doute souvent à dessein renoncé à le reproduire.
(2) IL III 362, IV 459, VI 9, XIII 132, XVI 216, 338. Le mot correspond exactement au sanscrit hvàras, arc, courbure (le 9 grec = hv sanscrit ; ex. 9ïi-|i( = au sanscrit hvâ, appeler) qui est dérivé de hvar, aller de travers, se courber, tomber.
(3) Telle est l'opinion des anciens commentateurs (Schol. //. XIII, 132 9dl>.oiai- oupfyY^^ ^^^ "^^ {xeTcoTnov ilç à xaOfsvTai ot X690i...9diXoi (jiv idc 7:pofji6T(i)- Kfôia licava(m{(iaTa, c5vxa\ 6 X6<poç ?x"*Oj de Buttmann {Lexilogus II, p. 240 et suiv.) et de Goebel (Philologus XVIII, p. 213-215). Ce dernier admet la dérivation du mot du radical oeX. Buttmann a réfuté victorieusement toutes les fausses interprétations qui ont été données avant la publication du Lexilogus et qu'il est par suite inutile de rappeler ici. Il est surprenant que Rûstow et Kôchly, dans leur Geschichte des gr, Kriegswesens, p. 9, n'aient tenu aucun compte de la démonstration si concluante de ce savant. Ils traduisent (pdXoçpar visière, traduction qui est réfutée par les adjectifs i.u/pfçaXoç et TeipdtpaXoc; en effet, il n'y eut jamais de casques à deux ou à quatre visières. Plus loin ils laissent cette interprétation de côté et prétendent que les od^XoisontsynonymesdesçàXapa et indiquent, comme ces derniers, des abris latéraux ou autres attachés au casque; il en résulterait que laxuvéri teipa^aXoc ou TETpacpiXïjpo^ serait un casque pourvu d'une visière, d'un couvre-nuque etde Karde-joues. Cette explication très tourmentée ne mérite pas qu'on s'y arrête. Suivant Frôhlich ( Virchow'sArchiv fur Pathologie, LXVIII, 1876, p. 387, 388), le océXo^ est bien aussi une crête recourbée, mais il se trompe quand il croit que cette courbure n'allait pas de l'occiput au front : une xuv^t] à^i^f^aXoç serait, selon lui, un casque à crête circulaire, le xErpii^oXoc un casque à quatre crêtes qui, partant des tempes, delà nuque et du front, iraient converger sur le crâne. Ces hypothèses ne sont nullement corroborées par les monuments à examiner quand il s'agit d'étudier l'armement homérique, et sont fondées, comme on le verra plus loin , sur l'idée fausse que Frôhlich se faisait des «poXapa.
C'était la partie la plus résistante du casque; la lame des épées s*y brisait souvent (1) et elle supportait même les coups de haches de combat (2). Les traits qui atteignent le <f£kùç pénètrent à travers ce dernier dans le front (3) ; d'autre part, lorsque les guerriers sont très serrés, les çxXoi de ceux de derrière, quand ils avancent un peu la tête, touchent les (paXoi de ceux de devant (4). Il est donc probable que le cimier se prolongeait beaucoup par devant et par derrière. En outre, il est dit clairement dans l'Épopée que Taigrette (^o(poç) était plantée sur le <fxkoç (5). Ces deux particularités sont visibles sur les anciens monuments grecs. Le casque qu'on y remarque le plus souvent a un cimier qui s'étend, sur le devant, jusque vers le front, et derrière jusque vers la naissance de la nuque et dans lequel est fixée l'aigrette (6).
Quelques anciens monuments grecs qui représentent des têtes casquées vues de face semblent, à première vue, avoir, comme les cristœ transversœ des centurions romains (7), un cimier transversal, allant d'une oreille à l'autre. Cette disposition se voit, par exemple, sur un des casques du Geryoneus à trois têtes d'une amphore de Chalcis (8). Mais cette représentation tient probablement à l'inhabileté du peintre qui ne savait comment s'y prendre pour faire le raccourci nécessaire du cimier et de l'aigrette. C'est pour les mêmes raisons techniques
(1) //. III, 362, 363; XVI, 338. — (2) //. XIII, 614. — (3) //. IV, 459; VI, U (voy. p. 376, note 2).