‹ L'Épopée homérique expliquée par les monumentsChapitre 66 sur 114 · XIII, 131; XVI · texte numérisé non relu

XIII, 131; XVI

ia?cl{ àp' d[j::{^* IpeiSe, x6puç x6puv, d^v^pa S'àvT^p' t{>auov S*t:uc6xo[jioi x6pu6eç Xa|j,7:por9t cpocXoiaiv V£u6vT(i)v OK Twxvol âoÊTcaaav iXXiJXoiaiv.

(5) //. XIII, 614, où Peisandros brandît la hache contre Ménélas. Comp. //. X, 257 où il est dit que Thrasymède prête à Diomède : xuv£r,v... ToupttTjv, jf^aXov TE xa\ ^Xoçov, tJ te xaïaÎTuÇ xéxXyjiai.

(6) Comp. p. 363, fig. 128, et p. 378, fig. 135.

(7) Archœolog, epigr, Mittheilungen aus Œstreich., V, p. 206. — Lindenschmit, Tracht und Bewaffnung des rômischen Heeres^ pi. XII, 9.

(8) Gerhard, Auserles. Vasenb., IV, pi. CCGXXflI.

que, sur certaines figurines d'argile de Tarente, le cimier est représenté de face et l'aigrette de côté (l) ; car les formes n'étaieat pas ici assez profondes pour représenter uo motif comme Taigrette d'un casque vue de face qui se développe forcément trop loin par derrière.

Outre le casque à un seul cimier, les Grecs de l'époque homérique portaient aussi des casques qui, afln d'augmenter leur force de résistance, étaient pourvus de deux [i^<fi<feùaç) (2) ou de quatre cimiers (T£-rpa9iXoç) (3). Le mot Tp-j-çiVia, si on le suppose dérivé de Tîtpu-çâXïia, indique également un casque à

Fig. 137. — Casque tlu Saninluia.

quatre cimiers (4). Ces cimiers étaient sans doute disposés parallèlement; quelques casques parvenus jusqu'à nous le prouvent (5). On a trouvé quatre de ces casques de bronze pourvus

(1) Arch. Zeitg. XL, 1882, p. 310, n" 36, p. 313, n" 46. Telle eatauHsi l'aigrette d'un cavalier représenté de face sur un bouclier de bronze trouvé à Ferme iNol. d. scav. corn. alV. arc. dei Ltncei,\88ï, p. 165.

(2) //. V, 743-, XI, 41 : xpdli S'îi:' ifiipbïXoï KJïiiiv Oiio TiTpaçilTipov.

(3) //. XXII, 314 (à propos du casque d'Achille) : xipuei... çïeivî; -l'.^oiijo, XII, 384 : eWmK Sa TiTpAcaXov wjvfr.v.

(4) Comp. (te) ■zfiTiEXa, T«ftî = :hTap!ï. Tsipu correspondrait au latin t/uadru. — Comp. Fickdans les Beitrœge sur Ktmde der indogermanitchen Sprachen, deBezzenbei^er, I,p.64-65.— J.Schmidt,A'KAn«Zeitoc/iri"/ï,XXV,I881,p.47.

(5) L'aatear iaLexilogut, II, p. 242, prétend queiî)ipI?«).Dt xmiii signifieun

de deux cimiers (â(p(ii(paXoç) ; l'un à Olympie (1), le second dans rintérieur du territoire du Samnium (fig. 137) (2), le troisième dans la nécropole de Hallstatt (3) et le quatrième dans une nécropole de la Carinthie, analogue à cette dernière (4). En outre, sur deux coupes à figures rouges d'un style sévère, Memnon est coiffé d'une x^ve» àixçi^a^oç (fig. 138) (5). Ici l'artiste a reproduit de profil les deux cimiers du casque vu de face, et cela probablement parce que, comme le peintre du vase de Geryoneus, il n'a pas su vaincre certaines difficultés.

Plus tard, l'art grec a transformé la représentation figurée des (foLkoi. Il suffit de rappeler le sphinx qui couronnait le casque d'Athèna Parthènos de Phidias ainsi que les autres figures du même casque (6).

casque dont le phalos^ partant du milieu de la coiffe, descendrait non seulement sur le devant, mais encore sur le derrière de la tète. Cette opinion est inadmissible, car il faudrait alors supposer implicitement un phalos simple, c'est-à-dire un cimier qui ne couvrirait que le devant du casque ; or, ce serait une monstruosité qu'on ne trouve sur aucun monument antique. Selon nous, le mot à^i^lofxkoç serait formé tout comme àfi^coTo^ (Od. XXII, 10 : SXai- 90V â[jL9b)Tov). Cette dernière épithète indique une coupe munie d'une anse de chaque côté ; de môme dffiçfcpaXoc désigne un casque garni d'un cimier de chaque côté. Cette interprétation admise, on ne peut se rallier à l'avis de Gœbel {PhiloL XVIII, p. 214) d'après lequel la xuvérj TsxpaçoXoç serait un casque avec un cimier formé de quatre couches métalliques superposées. Goebel (loc. cit. p. 218), pour expliquer Vamphiphalos, renvoie à l'abri en forme de Stéphane qui entoure le casque de Pallas Âthèna sur le fronton d'Égine. Mais l'abri de ce genre ne se rencontre pas sur les plus anciens monuments grecs ; de plus , il est inadmissible que le même mot çoXo; puisse, dans la langue homérique , signifier des choses aussi différentes que le cimier planté sur la coiife du casque et cet abri.

(1) Furtweengler, Die Bronzefunde aus Olympia, p. 77.

(2) Actuellement dans la collection Bourguignon de Naples.

(3) Von Sacken, Grabfeld von Hallstatt, pi. Vill, 5.

(4) Von Hochstetter, Die neuesten Gràberfunde von Watsch und St. Margarethen dans les Denkschr. der wiener Akad. mathem, naturwiss. Classe, XVII, Vienne, 1883, p. 20(180); fig. 13. Un cinquième exemplaire, de provenance inconnue, est au Museo Gregoriano du Vatican.

(5) Gerhard, Trinkschalen und Ge fasse, 1. T. D. (d'où notre fig. 138). Mon. delVInst,, XI, pi. 33; voy. aussi Klein, Euphronios, 2® éd., p. 213-222.

(6) ^ûxréihQV^ Die Athene Parthènos des Phidias (AhhandL d, sàchs. Ces,

Dans la représentation du combat entre Mégès et Dolops, l'aigrette est posée sur la coiffe du cîtsque d'une manière toute particulière (1). La lance de Mégès touche l'extrémité supérieure du casque de Dolops; l'aigrette se détache et tombe dans la poussière. Ce fait serait impossible avec un casque comme ceux que nous venons d'examiner; car il est évident que le cimier portant l'aigrettfi, sur lequel était concentrée toute la force de résistance de la coiffe, était trop solide pour qu'un coup de lance put le démonter. Le fait signalé nous paraîtra, au contraire, tout naturel si nous admettons que, dans le casque de Dolops, ^

l'aigrette s'appuyait sur une tige de bronze fixée elle-même sur la coiffe. Cette tige était facile à détruire et, partant, l'aigrette facile à déplacer. Il est d'ailleurs souvent .a» «emnon coiiié

question dans l'Épopée de l'aigrette qui a-un amphiphaiot. s'agite sur le devant du casque de manière à produire un effet terrifiant (2) : or, cela n'est possible que si l'on suppose l'aigrette fixée sur un appui haut et étroit, de manière qu'elle puisse suivre aisément tous les mouvements de la tête. Le casque de cette espèce était en usage déjà avant la migration dorienne; on le voit, en effet, gravé sur deux cacliets

d. Wisi., Tol. VlU), p. 593. — MUtheilungen de.i deuUehen arch. InstUales m Alhen, VIII, 1883, p. 291.315. Comp. Ann. delC Irul. 1874, tav. d'agg. K., p. 46-48.

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