CHAPITRE XXVIII
L'ustensile à boire le plus fréquement mentionné dans les poèmes homériques est le ^eT^aç à[jLçt>fjTC£^>.ov, souvent remplacé par les mots plus courts SéTzaç et xuxe^^^ov (1). C'est dans ce vase que buvaient les héros et qu'ils faisaient des libations aux dieux. Nous savons aussi, d'après des témoignages certains, qu'avec ce vase on puisait le vin dans les cratères (2).
Les grammairiens anciens, qui se sont livrés à de nombreuses recherches sur ce vase, font dériver /.ûtzùXo^ de >«i7rrw (plier) ou de xuço; {courbe)^ et, appliquant l'idée exprimée par ces deux termes tantôt à la panse, tantôt aux bords, tantôt aux anses, ils sont arrivés aux résultats les plus variés (3). Les uns prétendent que iiLoi^Lû-nùlo^ signifie to àfjiçorepoOev xu7rTO|x£vov, c'est-à-dire une coupe dont les parois sont également rebondies de tous côtés (4). D'autres prennent >cfceX^ov
(1) Ain2$ et oir,oiç iixoiK'jr,tWo>/ sont identiques : comp. par ex. //. XXIII, 196 et 219, et Od. III, .36, 41 , 51, 63. D'ailleurs Sétoç (îîJLçixiSjreXXov et xûirsXXov sont dynonymes (voy. //. 1, 584, 593 et Od. XX, 153, 253}. Il en est de môme de Sfe»î et de xuheXXov (//. XXIV , 285 et 305). Ck)mp. Athen., XI, 482 E.