IL VIII
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Comp. //. XXII, 170, 171 ; le prêtre de ce sanctuaire, Onétor, est mentionné IL XVI, 604.
(4) Od. VIII, 363. dans l'Hymn. IV (m Vener.) 58, le sanctuaire de Paphos s'appelle déjà vt)^.
(5) //. XXIII, 148. — Le poète de THymne IV (in ApolL Pyth.) 206, dit qu'Apollon, lorsqu'il vint établir son culte près de la source Telphusa, dressa simplement un autel dans un bois très ombragé.
(6) Orf. VI, 162-163. — Hymne I (m ApolL Z)e/.) 87-88, Latone jure qu'Apollon auraàDélos un autel et un bois sacré. Au contraire, dans d'autres endroits (52, 56, 76, 80), il est déjà question du temple.
cription du bois sacré des Nymphes à Ithaque ( 1 ) est très détaillée et pittoresque : du haut d*un grand rocher où s'élève Tautel des nymphes, se précipite une source glacée qui, en bas, est enserrée dans un lit artificiel ; le rocher est entouré d'un bois circulaire de peupliers. Un temple et des idoles de nymphes eussent donné au paysage une physionomie particulière : si le poète n*en dit mot, c'est qu'il pensait qu'il n'y en avait point (2). Le bois sacré d'Athèna, situé devant la ville des Phéaciens est traversé par une source et entouré d'une prairie (3). Ici non plus pas un mot d'un temple ni d'une idole ; c'eût été cependant le cas d'en parler, au moment où Ulysse, arrivé dans le bois sacré, adresse sa prière à la déesse. Le bois sacré d'Apollon à Ismaros (4), celui du même dieu à Ithaque (5) et celui de Poséidon à Onchestos (6), étaient sans doute aussi des sanctuaires sans temple et sans image. Il faut y ajouter, en outre, le chêne du Zeus dodonéen (7), et un autre chêne consacré au même dieu que les poètes disent avoir été trouvé sur le territoire troyen (8). Agamemnon se vante d'avoir, pendant son expé-
(1) Od. XVII, 2(^211. — (2) Citons à ce propos la notice suivante que veut bien nous envoyer M. Ohnefalsch-Richter : « par des fouilles exécutées en 1885, à Lithrodonta, j*ai prouvé qu*on j avait adoré une source à ciel ouvert. La source jaillit d*un flanc de montagne à pic. Aucune trace de statues ni de temple. Les pèlerins déposaient près de la source sacrée des lampes et des monnaies >.
(3) Od. VI, 291, 292,321.
(4) Od. IX, 200 :
^PofCou \i;6XXci)vo;.
(5) Od. XX, 278 :
Comp. Hymn. II {in ApolL Pyth.) 52, III {in Jïferc.) 186, 187.
(7) Od. XIV, 328; XIX, 297. — (8) //. V, 693 :
VII, 60 : çTiyfi) i?' u-^tîXîJ warpbç Aib{ a^yi^X^io.
Comp. VII 22, XI 170.
dition à Troie, brûlé la graisse et les os des cuisses de taureaux partout où il rencontrait un autel de Zeus (1). Ëgisthe, après avoir ramené Clytemnestre, brûle sur les autels sacrés beaucoup d*ossements d'animaux et y suspend des bijoux , des tissus et de Tor (2); ce dernier détail rappelle Tusage qui nous a été révélé par les fouilles d'Olympie et de Chypre de suspendre des offrandes sur les autels ou sur les arbres environnants. Rien ne nous indique mieux les anciennes pratiques religieuses que la description du sacrifice accompli par les Achéens à Aulis (3) : ils sacrifient près d'une source sur des autels sacrés, àTombre d'un beau platane, sous lequel jaillit une source superbe. Si les poètes ne mentionnent point de temples dans aucun de ces passages, ce n'est pas par simple omission : ils ont, en effet, l'habitude de faire toujours ressortir le temple, chaque fois qu'ils parlent d'un sacrifice en l'honneur d'une divinité vénérée dans un temple (4). Le seuil de pierre de l'Apollon de Delphes, mentionné deux fois dans l'Épopée (5), ne prouve pas nécessairement qu'i 1 y ait eu un
(1) VIII, 238-240. Un autel de Zeus se dressait aussi dans le camp des Achéens (//. VIII, 251 ; XI, 806) et dans la cour d'Ulysse (Od. XXII, 379).
(2) Od. m, 273 :
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Anchise, Hymn. IV {in Vener. 100) ne voue point de temple à Aphrodite, mais un simple autel :
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