‹ L'épopée impérialeChapitre 10 sur 56 · LES SALONS DE VALENCE · texte numérisé non relu

LES SALONS DE VALENCE

11 se rendit d'nbord à Y.iloiice. où tous ses amis lui firent fête, passa quinze jours chez M"» Bou, puis se mit en route pour la Corse.

Il se sentit secoué par une violente émotion lorsqu'il revit, après une absence de neuf années, les montagnes sauvages dont il avait si souvent rêvé dans son lit d'écolier, lorsqu'il [lénétra dans la rui^ ('troitr où il avait l'ait ses premiers pas.

Rien n'était changé dans la maison do la rue Saint-Charles, et Napoléon y fut accueilli avec joie. Le bonheur du jeune officier eût été sans mélange s'il n'avait pensé à son pèi'e. qui reposait si loin de la terre de Corse, et s'il n'avait troiiv('' son grand-oncle Lucien, archidiacie d'Ajaccio. cloué au lit pai' la goutte.

Le jeune officier profita de ses loisirs pour mettre la deinière main ù une histoire de la Corse qu'il avait commencée depuis longtemps.

Lorsqu'il ne travaillait pas, il courait la montagne, ou se réfugiait, pour y rêver à l'aise, soit aux Melelli, soif dans une grotte située au milieu d'un terrain qu'avaient acquis les siens depuis son départ pour la France.

Pendant son séjour en Corse, il eut la satisfaction d'apprendre que son régiment, changeant encore une fois de garnison, quittait Douai pour se rendre à Auxonne.

C'est dans cette ville qu'il le rejoignit, le lo' mai 1788, après un court séjour à Valence et à Paiis.

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