MILLESIMO
A Carcare, Bonaparte se trouvait au centi-e de ses opérations; il avait lancé son armée entre les Sardes et les Auliichiens et devait achever la séparation. Son plan consistait à pousser Augereau sur Millesimo pour s'emparer de la route de Turin, tandis que Masséna opérerait sur Dego pour tenir la route de Milan.
Le 13 avril, dès que les premières lueurs du jour caressèrent les hauteurs, l'ombre qui emplissait encore la vallée sembla se peupler de fimtômes entre les deux Bormida, et autour de Plodio, Millesimo et Carcare : rini'anterie d'Augereau gagnait ses positions de combat.
J^>ienti~)l on entend des commandements brefs, un grand cliquetis d'armes, puis le piétinement d'une troupe.
Le général .Ménard, entraînant la 4e légère, s'engage dans les gorges de Millesimo.
Des coups de feu éclatent; les Français ne répondent pas et pénètrent dans le village de Millesimo en poussant de grands cris.
L'ennemi essaye de résister; mais nos liaïonnettes le rejettent sur Cosseria. et nos vaillants soldats font une centaine de prisonniers.
La 4e légère, relevée dans le village par un bataillon de la brigade Beyrand, escalade le bric del Cavallo, qu'occupent des grenadiers autrichiens, et les refoule sur Bormida Cengio.
A 8 heures du matin, Provera, chassé de toutes ses positions, se retire sur le château délabré de C.oseria, qui dresse ses murailles grises au sommet d'un mamelon, dans la campagne fleurie.
Des coups de feu éclatent autour du vieux château: les tirailleurs des brigades Banel et Quenin attaquent vigoureusement, et bientôt les soldats de Joubert, arrivant à la rescousse, entourent le mamelon.
Soudain une -tioupe ennemie s'abat sur le flanc gauche de la