MILLE SIM
précipitèrent sur nos soldats d'énormes blocs de rocher qui emportaieni des files entières.
Une balle frappa Carretto en pleine poitrine, le tuant net.
Les soldats qui l'entouraient cachèrent sa mort à leurs camarades et crièrent :
(I II n'est que blessé et vous ordonne de continuer le combat. »
Bientôt, du côté français, un seul homme continua de combattre, un géant, le grenadier Jean Génin, dit Milhomme. Les Piémontais, émerveillés du courage de cet homme, l'invitèrent à se rafraîchir.
L'héroïque grenadier accepta, et, tranquillement, trinqua avec ses adversaires sur le glacis du château.
De tels faits peignent des hommes, ils peignent aussi une époque.
A la nuit, une suspension d'armes mit fin au carnage et permit de ramasser les morts et les blessés.
Le lendemain, se voyant complètement isolé, n'ayant plus de vivres, plus de munitions, Provera consentit à se rendre.
Les vaillants ofliciers dont les noms suivent étaient tombés sous les murs du vieux château :
Général Banel; adjudant-général Quenin; Riondet, chef de demibrigade.
Ile de ligne : lieutenant Guillochon; sous-lieutenants Greuston, Girard, Léonardi.
18e demi -brigade : adjudant -major Gérôrne, lieutenant Fatoux.
Plus de mille hommes avaient été tués ou blessés.