FIN DE CAMPAGNE
Après Toleiitino, FJonaparte gagna Mantoue, où il devait recevoir deux divisions, détachées Tune de larmée du Rhin, l'autie de l'armée de Sambre-et-Meuse.
Il les passa en revue et s'efforça de mettre rapidement au point ce contingent nouveau, que commandaient Bernadotte et Delmas.
Une armée ari-ivait d'Autriche sous le commandement d'im général que de récents succès avaient rendu justement célèbre, l'archiduc Ciiarles.
Cette armée, d'environ cinquante mille hommes, était divisée en trois corps : Tan, sous la conduite de Landon, devait opérer vers le haut Adige; l'autre, sous Lusignan. devait garder la route du Tarvis; l'autre, commandée par l'archiduc, devait marcher sur le col d'Adelsberg.
Bonaparte se mit en campagne avec des effectifs réduits, ayant dû laisser vingt mille hommes dans la Vénéiie, qui menaçait toujours de se soulever.
Estimant, selon son habitude, qu'il faut agir rapidement, il lance Joubert contre Landon et Masséna contre Lusignan. puis se porte luimême à la rencontre de l'archiduc Charles.
Le 16 mars, l'archiduc est battu à Valvasone, sur le Tagliamento, et Bonaparte s'empare de Palmanova, pendant que Masséna, vainqueur de Lusignan, marchait sur le col de Tarvis.
Effrayé des conséquences que pouvait avoir pour lui la perte de ce col, larchiduc y envoie son aile droite, se réservant de défendre le bas Isonzo.
Masséna, qui savait user, lui aussi, des jambes de ses soldats, était maître du Tarvis avant l'arrivée des Autrichiens, et Bonaparte, pa.ssant