‹ L'épopée impérialeChapitre 33 sur 56 · L'ÉPOl'Él:: IMl'ERIALK · texte numérisé non relu

L'ÉPOl'Él:: IMl'ERIALK

risoiizij, se mettait à la |ioursuite de l"aile droite lancée "contre Masséna.

L'arcliiduc. se trouvant alors très en l'air, recula vers le col d"Adelsberg. suivi de pi-ès par Bernadotte. et gagna Layhach. puis Yiilacli. où il trouva deux divisions de renfort.

Avec ces divisions, il voulut chasseï- Masséna du Tarvis: mais les baïonnettes françaises le jetèrent sur Villach.

Quant à son aile droite, attaquée par Bonaparte et Masséna. elle fut écrasée et perdit six mille hommes et trente canons.

Bonaparte se rendit ahirs à Klagenfurth. où il fut rejoint i>ar Joubert, qui avait battu Landon.

Larmée d'Italie venait dacquéiir une gloire Uduvelle. et la route de Vienne lui était ouverte.

La cour d'Autriche se hâta de quitter sa capitale, et les enfants furent envoyés en Hongrie. Parmi ces enfants se trouvait l'archiduchesse Marie-Louise, alors âgée de cinq ans. que devait épouser Napoléon.

De son quartier général de Klagenfurth. Bonaparte écrivit à l'archiduc Charles une lettre très digne et très belle pour Tinviter à terminer la guerre.

Malgré cela, le général autrichien voulut jouer sa dernière carte et reprit l'offensive devant le col de Neumark. dans les Alpes de Styrie.

Il perdit la ])artie après un sanglant combat où se distingua la 2e légère, qui aborda les lignes ennemies avec une incroyable audace.

Bonaparte se rendit alors à Léoben, où Farchiduc lui envoya son chef d'état-major pour négocier une suspension d'armes.

Le général en chef de l'armée d'Italie signa les préliminaires de Léoben. que devait confirmer le traité de Campo-Formio.

Cette fois, l'admirable campagne d'Italie était terminée.

Les préliminaires de Léoben arrêtèrent en plein succès les armées de Hoche et de Moreau.

Hoche, en effet, venait de gagner la grande l>ataille de Xeuwied, et Moi-eau avait franchi le Rhin et repris Kehl après une victoire à Diersheim.

Le traité de Cam[)0-Fûrmio. qui fut signé le 17 octobre 1797. donnait à la France la Belgique, la rive gauche du Rhin et les lies Ioniennes. L'empereur reconnaissait la république Cisalpine (IMilan. Modène et Bologne) et recevait Venise. l'Istrie, le Frioul et la Dalmatie.

La révolte qui grondait à Veni.se avait fini par éclater; nos malades

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