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LA GUERRE EN PALESTINE

Au printemps de 1799, Bonaparte marcha sur la Palestine.

L'Angleterre se trouvant occupée en Irlande et du côté de l'Espagne, le moment parut favorable au chef de l'armée française pour cueillir des lauriers sur une terre où chacune de ses victoires porterait un nom gravé dans les esprits.

Les étapes, au dél)Ut, furent lapides, et le drapeau français flotta bientôt sur El Arish et (iaza.

A Gaza, l'armée dut camper en i-ase campagne sous l;i gri'le et la pluie.

Enfin, le 9 ventôse, par un clair et joyeux soleil, elle reprit sa marche, traversant des campagnes riantes que coupaient de petites rivières, et alla mettre le siège devant Jaffa.

La garnison ayant refusé de se rendre, Kléber. Bon, Lannes et Tieynier cernèrent la ville, repoussèrent victorieusement une vigoureuse sortie des Tiu'cs et commencèrent le bombardement.

Le 5 mars, la place fut emportée d'assaut et livrée au pillage pour punir les habitants de l'assassinat d'un parli'mentaire français.

Trois mille hommes, pris les armes à la main, furent passés au fil de l'épée. Cette exécution avait paru nécessaire à Bonaparte, parce que ces hommes n'étaient autres que les défenseurs d"El Arish, laissés libres sur parole.

Un tléau, la [)este, qui devait décimer nos troupes, prit naissance à Jalla.

La ville, bâtie en amphithéâtre sur le bord de la mer, était défendue par de petits forts enviionnés de tours. Nos soldats y trouvèrent des

pièces crartilleiie. des mortiers et des ohusiers provenant de France, d'Allemagne et de Constantinople, ainsi que des magasins abondanunent fournis de vivres et de munitions.

Le 24 ventôse, les divisions levèrent le camp de .latTa, et. le Ti . elles campaient devant CaïtYa. qui ouvrit ses portes à Kléher sur la promesse que les maisons ne seraient pas pillées.

Le l'.i mars, rarmée s'établissait devant Salnt-.lean-d'Acre. que défendait LUI honmie énergique et cruel, Djezzar-Pacha.

« Les chrétiens, écrivait un officier français, se rendent en foule sous nos tentes, nous apportant ce que la Syrie peut fournir de bon en aliments. Chacun s'empresse à devancer les autres, à maudire Djezzar et à baiser les mains de Bonaparte. L'armée dévore les mets succulents de ce pays, se désaltère au.K fontaines aigentées et l)oit le doux nectar des coteaux riants du Jourdain. »

Après un mois de siège, la ville tenait encore; mais il était clair que Djezzar manquait de tout et serait obligé de se rendre bientôt.

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