‹ L'époque des MaccabéesChapitre 3 sur 48 · ST · texte numérisé non relu

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l'avait tirée d’abord. La vue de ces lieux devait tout ensemble leur rappeler que la bénédiction divine leur avait été retirée, à cause de leur 1dolâtrie, et qu’elle pouvait leur être rendue s'ils se convertissaient. Pour le monde, leur dispersion était la dispersion de la semence sainte : par eux, par leurs prophètes qui les avaient accompagnés dans l'exil, par leur contact avec toutes les races anciennes, et avec toutes les classes de la société, Dieu mürissait les peuples, et frayait le chemin à l'Évangile.

Agriculteurs, commerçants, vignerons, hommes de guerre, hommes de cour, savants ou prêtres, les exilés pouvaient mener une vie facile : non-seulement s’établir à l'aise sur la terre étrangère, bâtir, planter, se marier, posséder, ce qu’ils ne peuvent pÂs encore à Rome aujourd’hui, mais même célébrer leur culte sans entraves ; ils avaient des anciens de leur nation, et une juridiction indépendante, comme le prouvent l'histoire de Suzanne et quelques passages d’Ezéchiel (XIV, 1; XX, 1). Plusieurs étaient fonctionnaires publics; quelques-uns remplissaient les charges les plus honorables; Daniel et Néhémie occupaient à la cour du roi des positions très-élevées. Ils Jouissaient, en un mot, de tous les droits de l’homme; ils possédaient tout ce qui peut assurer son bonheur et son développement; tout, excepté la patrie et les saints autels : mais il suffit d’avoir été privé de l’une ou de l’autre de ces bénédictions pour savoir ce qu’elle vaut, et

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