‹ L'Épreuve de la Phénol-Sulfone-PitaléineChapitre 10 sur 71 · AT D RE · texte numérisé non relu

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la P. S. P. sur les urines divisées, que ces chiffres eux-mêmes peuvent, dans certaines condilions, exposer à de dangereuses erreurs d'interprétation.

De la comparaison des excrétions de chaque rein, Albarran tira, non seulement la notion de localisation, mais encore celle de suppléance. Cette valeur compensatrice de l'organe sain prend un relief plus accusé encore quand on l’étudie non plus à l'état statique, mais à l’état dynamique sous l'influence de la polyurie expérimentale.

Celte épreuve appliquée aux urines divisées permit à Albarran d'établir ces trois lois capitales :

1° Les 2 reins d'un sujet, même s'ils sont sains, ne sécrètent pas en même lemps de la même manière.

2° Le rein malade a un fonctionnement plus uniforme que le rein sain et son fonctionnement varie d'autant moins d'un moment à l'autre, que son parenchyme est plus détruit.

3° Lorsqu'une cause temporaire quelconque vient stimuler le fonctionnement rénal, la suractivité fonctionnelle qui en résulte pour le parenchyme du rein est toujours beaucoup plus marquée du côlé sain que du côté malade.

Ajoutons enfin qu'Albarran, le premier, entrevoit la dissociation du syndrome d'insuffisance rénale, en montrant que les urinaires chirurgicaux sont avant tout des azotémiques, accessoirement des chlorurémiques. Il insiste en outre sur le faible taux d'albumine que présentent en-général de tels

malades.

3° L'Azotémie.

S’ajoutant aux travaux d’Albarran, les études d’Achard el Castaigne, de Widal et de ses élèves précisent encore la physiologie du rein. Celui-ci ne se montre plus comme un filtre banal, mais bien comme une glande qui puise dans le sang les éléments de l’urine qu’elle élabore et concentre avant de les excréter.

Bien mieux, Widal précise que le rôle du rein s'exerce

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