LEONE
elle peut déceler un état pathologique, elle est incapable de, manifester la valeur du rein sain. |
Beaucoup plus utile à ce point de vue serait la recherche de la concentration maxima. Mais cette épreuve dont le principe et les résultats salisfont tous les esprits se heurte à des difficultés pratiques telles qu'il est le plus souvent impossible de l'appliquer à la clinique.
Quant à la notion de localisation, il est illusoire, bien entendu, de l'attendre de pareilles méthodes. L'examen clinique peut la fournir, dira-t-on? — Il suffit de savoir qu’un rein gros où douloureux n’est pas fatalement le mauvais rein pour se rendre compte de l'insuffisance de ces procédés analytiques.
2 Dosages comparatifs des éliminations spontanées ; dans les urines de chaque rein.
Par son application du cathétérisme urétéral à l’exploraüon des reins, Albarran à permis d'utiliser avec fruit ces notions de concentration et de débit fortuits qui, peu intéressantes pour le chirurgien quand elles sont fournies par les urines globales, prennent une importance de premier ordre quand elles sont recueillies simultanément Sur les urines divisées. Le sang qui se présente.à chaque rein étant identique, on conçoit que celui qui fournira le meilleur débit sous la plus haute concentration sera sinon l’organe sain, du moins le rein le plus utile.
Et Albarran enseignait qu’un rein qui élimine moins de 75 centigrammes d’urée en deux heures esi-un mauvais rein … celui au contraire qui débite au moins 1 gr. 10 dans la même période étant suffisant et permettant l’exérèse de son adelphe.
Quant à la concentration, elle peut être considérée comme normale quand elle oscille entre 10 et 20 grammes pour 1000.
Nous verrons cependant plus loin, quand nous étudierons