‹ L'Épreuve de la Phénol-Sulfone-PitaléineChapitre 11 sur 71 · SEE · texte numérisé non relu

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dans des conditions distinctes et différentes pour l’urée et les chlorures. Il montre que l'insuffisance glandulaire peut rester élective portant sur l’un ou l’autre seulement de ces deux composés.

Les néphrites dès lors ne seront plus ds interstitielles ou épithéliales, mais bien azolémiques où chlorurémiques, résultant ici du défaut d'élimination des chlorures, là de l'insuffisance de la dépuration uréique.

Le taux de la rétention azotée devint alors pour le chirurgien un nouvel index de la fonction rénale, en même temps qu’un élément pronostique de haute valeur, à condition bien entendu de ne comparer que des malades soumis à une alimentation identique en matières albuminoïdes.

Lorsqu'il s’agira de faire une néphrectomie, et dans le cas où les deux reins examinés s’équivalent fonctionnellement, une azotémie ne dépassant pas 0,50 pour 1.000, autorisera cette intervention. :

Si l’urémie est comprise entre 0 gr, 90 et 1 gramme pour 1.000, la néphrectomie peut camer une aggravation sérieuse de la rétention azotée.

S1 l’azotémie dépasse 1 gramme pour 1.000, l'ablation d’un rein est impossible : le pronostic est fatal à brève échéance.

Nous verrons plus loin dans quelle mesure ces indications rapportées par Pasteau peuvent être tenues pour certaines.

4° La constante d’Ambard. — Principe de l'identité des constantes des substances sans seuil.

Poursuivant les travaux d’Albarran et de Widal, Ambard et ses collaborateurs montrent que l’urée et les chlorures s’éliminent selon des modalités différentes et indépendantes mais fives cependant pour chacun de ces composés ou les substances qui leur sont comparables. À

L’urée et les matériaux toxiques ou étrangers (el les substances colorant l'urine leur sont assimilables) tendent tou-

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jours à s'éliminer par le rein, dès que le sang en contient la plus minime quantité.

Les chlorures au contraire, le glucose ainsi que les composés normalement contenus dans le sang ne sont éliminés qu à partir du moment où leur excès vient à troubler l’équilibre humoral. : :

Ainsi est donc établie la notion de seuil des éliminaltions déjà entrevue par Claude Bernard pour le glucose.

En outre, partant des trois principes posés par Albarran, à savoir que l'excrétion uréique dépend de trois facteurs :

a) Concentration de l’urée dans le sang;

b) Concentration de l'urée dans l’urine;

c) Débit uréique de 24 heures, Ambard tire les lois numériques de l'élimination de l’urée :

1e loi. — Quand le rein débite l'urée à une concentration constante, le débit varie proportionnellement au carré de la concentration de l'urée dans le sang.

2e loi. — Lorsque, l'azotémie restant constante, le rein élimine l'urée à des concentrations variables, le débit de l’'urée est inversement proporlionnel à la racine carrée de la concentration de l’urée dans l'urine. ,

La 3° loi résulte des deux premières :

Quand varient à la fois la concentration de l'urée dans le sang et la concentration de l'urée dans l'urine, le débit uréique varie en proportion directe du carré de la concentration de l'urée dans le sang et en proportion inverse de la racine carrée de la concentration de l’'urée dans l'urine.

La constante initiale normale établie par Ambard sur un sujet jeune, sain, de 70 kilogrammes environ, éliminant l’urée à une concentration type de 25 pour 1.000 était de 0,040. M. Chevassu, pour corriger diverses causes d’erreur, admettait la possibilité d’un flottement d'une dizaine d'unités. Plus tard, à la suite d’une modification de technique, on a admis

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