EXPLORATION DE LA FONCTION RÉNALE PAR LES MÉTHODES DITES DIRECTES
1° Dosage des éliminations spontanées dans les urines = globales.
On prélève fortuitement les urines globales d'un nycthémère dont tous les éléments normaux ou pathologiques sont soigneusement dosés. Ainsi sont recherchés le pus et ses microbes, le sang, l'albumine, le sucre.
On note la polyurie (plus de deux litres), l’oligurie (moins d’un litre) ainsi que le débit et la concentration de l’urée et des chlorures. Certes, un débit uréique suffisant décèle une quantité normale de parenchyme en activité, de même qu'une bonne concentration est l'indice de la qualité du rein; mais ces renseignements globaux, utiles en pathologie médicale, manquent de précision quand il s’agit d'intervenir sur un rein.
Ces facteurs ont en outre l'inconvénient d’être modifiés en dehors de toute altération rénale par l'alimentation et les absorptions liquides.
Il existe bien des données repères : une concentration normale oscille aux environs de 15 p. 1000; de même, on admet qu'un enfant, une femme, un homme adulte doivent débiter respectivement 0,30 — 0,40 — 0,50 centigrammes d'urée par 24 heures et par kilogramme de poids. Il n’en reste pas moins que cette méthode est insuffisante. Si, à la rigueur,