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—Merci, Violette, pour vous et pour moi, je serai fidèle au rendez-vous... serres cree
Au bout d’une heure, ils se disposaient à partir. Madame Monteil baisa avec tendresse sa fille, et se tournant vers le jeune homme, elle lui dit avec des paroles pleines de douceur :
—Monsieur Rodolphe, je vous confie ma pauvre malade, ayez bien soin d’elle........… ae
—Cela va de soi, madame, je vouürais même vous la ramener guérie, tant j’ai le désir de tout faire pour arriver à un tel résultat...
Ils étaient partis lentement en se dirigeant vers le chemin de $Stc. Fove. Rodolphe ralentissait sa marche en suivant les pas mal assurés &e Vialette qui avait préféré aller à pied.
—Chère Violette, dit-il, imaginez-vous tout le trouble que votre état jette dans mon âme * Combien de ma vie je donnerais les beaux jours pour vous voir courageuse, résolue et en santé, car, Violette, vous pourriez être moins mal, si vous le vouliez. Si vous écoutiez au moins ceux qui veulent votre bien, qui vous ouvrent leur cœur.
—Mais, Rodolphe, vous vous effrayez trop, je ne suis pas si malade et j'écoute d’ordinaire, il me semble, ceux qui me montrent de l’affection. Vous-même êtes la preuve que je ne demeure pas insensible, car vous savez que je vous estime, je vous vois toujours avec plaisir.
—QOui......mais il me semble que vous pourriez faire un petit effort pour dégager votre esprit
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d’un passé qui n’existe plus et ne pas laisser votre âme se déchirer, se faner en desséchant votre corps. Votre vie est-elle si empoisonnée que vous ro puissiez entendre favorablement l’aveu d’un homme aui vous aime, vous le savez ; qui ferait tout, jusqu’à l’impossible, pour vous rendre heureuse. Violette, toutes les preuves que j’ai données d’un amour sincère, assidu, cette timidité, cette humilité que j'ai eues souvent, parce que j'étais toujours hanté de la crainte de déplaire ; malgré ma loyauté envers vous et Paul qui vous aime et que vous aimez, je n’ai pu lutter contre ce sentiment qui me dominait et ce qui s’est passé dans mon cœur, dans ma pensée, depuis plusieurs années que je vous aime, moi aussi, toutes ces choses, Violette, ont habitaé mon âme à ne plus pouvoir se passer de vous.
—Rodolphe, mon ami, je vous considère beaucoup ; vous êtes bon pour moi, vous êtes dévoué, aimable, Ma familie vous estime, moi je vous aime bien, alors...
— Alors, Violette, si vous compreniez la vie, le bonheur comme je le raisonne, comme nous nous hâterions de nous beaucoup aimer, puis que l’existence est si courte, si remplie d’amertumes...….
—Rodolphe, si j'écoute moï cœur, je ne me plains pas de son insensibilité, et si j'écoute ma raison, je me dis que vous agissez bien, mais, mon ami, vous savez que j'aime et que je souffre ; que je rendrais un homme malheureux si je commettais l’inconséquence d’unir ma vie à la sienne,