‹ L'épreuve [microforme]Chapitre 6 sur 36 · PRÉFACE XIII · texte numérisé non relu

PRÉFACE XIII

Bernardin de Saint-Pierre fait de la psychologie dans Paul et Virginie, car pour qui connaît la force et la grandeur d’un premier amour, il imagine, je crois, le désespoir que cause une séparation entre deux jeunes cœurs qui sidolâtrent, tellement la tendresse et l’amour sont naïfs mais entiers, chez ces ingénus sans expérience et sans SOUCIS.

Goëthe ne laisse pas Werther se suicider, sans qu'un enchaîinement psychologique nous fasse comprendre et trouver vraisemblable une telle fin. Et ainsi, Hermann et Dorothée, Philémon et Beaucis. Il y a beaucoup de psychologie, dans le dénouement de Roméo et Juliette, dans Othello, dans Le songe d’une nuit d’été, dans Phèdre, le Cid. Enfin, il y a psychologie partout ; ans les œuvres du xvri° et xvirl' siècles et de la moitié du x1x°, elle naît et se résout dans l'esprit ; aujourd’hui on n’a pas même la besogne de ce travail facile, on l'écrit.

Ce que je viens d’écrire semble à première vue, peu en rapport avec le petit roman que

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