‹ L'épreuve [microforme]Chapitre 7 sur 36 · XIV PRÉFACE · texte numérisé non relu

XIV PRÉFACE

je livre au public. D'abord, parce qu’on peut penser que je pousse le pédantisme jusqu’à croire à la nécessité d’une longue préface pour mon premier-né, dont je reconnais, je vous l'avoue, la constitution rachitique ; ensuite, parce que je fais si peu de psychologie dans mon livre, qu’il est toutà-fait hors de propos d’en causer autant dans ma préface — je m'arrêterai bientôt afin d'éviter d’être si long en chiffres romains que vous n’abordiez ensuite les chiffres arabes — seulement, j’ai voulu faire deviner la partie morale de mon humble travail, en faisant ressortir ma préférence pour les sentiments divinement purs et chastes de la femme, en même temps que l’opinion ferme que j'ai — ou plutôt le goût, c’est moins prétentieux — de laisser parler les personnages d’un roman, selon leur âge, leur cœur, leur éducation, leur rang, sans y ajouter le détail superflu d’une analyse subtile de tous les sentiments du cœur humain. Cette analyse, l’esprit du lecteur la fait plus ou moins complète selon que chaque cœur palpite à petite ou à grande mesure : ainsi, chacun en a pour ce qu’il vaut.

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