PREMIERS JOURS D'AUTOMNE
Avec ses bois en deuil et ses frileuses plaines, Ainsi qu'un voyageur l'automne va venir; Déjà le soir ému refroidit son haleine. Et la chanson des nids n'est plus qu'un souvenir.
Une herbe jouissante abonde au bord des routes, Une saison se meurt dans un nouveau linceul ; Une plainte a monté des feuilles en déroute, Le rosier s'attriste et notre coeur est seul.
Que nous valut l'été qui fuit avec les ailes ? Que nous valut le temps que nous avons passé ? Ce ne fut qu'un tic tac des heures éternelles Qui plane sur le creu que nous avons creusé !