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trepôt où les nouvelles arrivent toutes fraîches pour en sortir revues, corrigées et quelquefois considérablement augmentées.
Celui que Gustave Métel favorisait de sa précieuse collaboration passait pour être un des mieux informés, et il devaiten grande partie cette supériorité à Taimable garçon qui avait, en plus d*une circonstance, obligé Guy de Bautru et Toncle Souscarrière.
Gustave Métel n'était ni un simple reporter^ ni un courriériste théâtral, ni un rédacteur attaché aux tribunaux, ni un romancier. Il n'avait pas de spécialité, mais il faisait de tout, excepté de la politique, de peur de se gâter l*esprit. Journaliste par vocation et aussi pour gagner beaucoup d*argent, mais bien né et bien relationné, il était très répandu dans tous les mondes. Il ne manquait pas une première^ et les demoiselles à la mode n'avaient pas de secrets pour lui ; mais on le rencontrait aussi dans des salons sérieux et il savait sur le bout du doigt toutes les histoires de club et de turf, qui composent le fond de la langue parisienne.
Piocheur avec cela comme pas un, capable d'écrire cinq heures d'arrache-pied sur n'importe quel sujet, il aurait pu faire le journal à lui toutseul»
Et, en dépit de ses occupations extérieures, il y était fort assidu. Il y arrivait le premier et il en sortait le dernier — pas pour aller se coucher. Quand dormait-il? nul ne Ta jamais su. En province probablement, lorsque par hasard son directeur l'y envoyait pour le service du journal.
Le lendemain de cette soirée que d'Ëstelan, f^rédoc et Aubijoui avaient passée sous les ombrages du parc de la villa, le lendemain dans l'après-midi, Métel était à son poste comme toujours*
Assis devant un pupitre et entouré de quatre ou cinq camarades, il dépouillait les télégrammes du matin pour