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comme un problème d'Hygiène Mentale en même temps qu'elles appellent des mesures d'entraide et d'encadrement social.

Les déficiences sensorielles graves, qu'il s'agisse de surdité ou de cécité ou de diminution importante des acuités auditives ou visuelles, peuvent survenir à tous les âges de la vie et sont certainement plus fréquentes chez l'adulte que chez l'enfant. À tous les âges, elles peuvent poser des problèmes d'adaptation qui intéressent PHygiène Mentale. Nous les envisagerons cependant ici uniquement chez l'enfant, parce que c’est chez lui qu’elles posent les problèmes d'évolution, de formation et d'adaptation les plus complexes et que c’est également en sa faveur qu’il est possible d’exercer avec le plus d'efficacité l’action éducative lente et prolongée que ces infirmités nécessitent.

Le Sourd est un sujet dont l'audition est totalement absente ou réduite à quelques îlots.

A côté de l’enfant sourd, il faut distinguer celui qui est atteint d’hypoacousie marquée, faisant de lui un demi-entendant.

La surdité précoce survenant avant l'âge de six ans entraine la mutité, créant la catégorie particulièrement intéressante des enfants sourds-muets.

Aux termes du décret du 28 juin 1949, du Ministère des Anciens Combattants et Victimes de la guerre :

« 1° Sont atteints de cécité complète les sujets dont la vision est abolie totalement au sens absolu du mot, avec abolilion du réflexe lumineux.

» 2° Sont considérés comme atteints de quasi-cécité où cécité pratique : a) Ceux dont la vision centrale est égale ou inférieure à un vingtième d’un œil, celle de l’autre étant inférieure à un vingtième, qu'il y ait ou non déficience des champs visuels ; b) ceux qui, gardant pour l'œil le meilleur une acuité au plus égale à deux dixièmes, présentent en même temps une altération du, champ visuel des deux côtés telle que celui-ci n'excède pas dix degrés dans le secteur le plus étendu. » |

A côté de l'enfant aveugle, une place doit être faite au demivoyant, qui conserve en permanence une acuité visuelle partielle mais très insuffisante.

DEPISTAGE et PREVENTION

Qu'elles relèvent de facteurs congénitaux ou acquis, la cécité et la surdité reconnaissent toujours des causes organiques qui nécessitent l'intervention médicale spécialisée, Mesures prophylactiques, traitements médicaux ou chirurgicaux, appareillages

correcteurs, diminuent chaque jour le nombre de ces infirmités, ou parviennent à en atténuer la gravité,

Il convient de noter toutefois pour la surdité le rôle favorisant de lhérédité et l’utilité des prescriptions de l’eugénique dans les familles de sourds.

Le dépistage précoce de la cécité et de la surdité chez l'enfant n'est pas aussi aisé qu’on pourrait le penser. Il n ‘est pas rare de voir des familles ignorer le caractère précis de l’infirmité de leur enfant même au delà de deux ou trois ans. Pour la surdité surtout, lévidence ne paraît pas s’imposer lorsque persistent certains îlots d'audition qui entretiennent l'illusion dans les esprits. Dans l’éventualité d’une surdité survenant ou s’aggravant lorsque l’enfant a déja commencé à parler, c’est la plupart du temps l’arrêt du langage qui frappe les familles beaucoup plus que le déficit sensoriel intervenu. En faveur de ce dépistage précoce, une information plus approfondie s'impose non seulement auprès du public; mais particulièrement auprès des techniciens des professions médicales et para-médicales (telles que infirmières, sages-femmes, assistantes sociales et médico-sociales).

Le dépistage des demi-voyants et des demi-entendants sera plus difficile encore à assurer de façon précoce, et c’est parfois à l’école seulement qu'il deviendra effectif. L’Inspection médicale scolaire est appelée à rendre, sous ce rapport comme sous tant d’autres, de précieux services, surtout pour l'examen systématique de la vue, qui se prête mieux que l'audition à des investigations faciles et suffisantes. Un certain nombre d’hypoacousies de l'enfant sont encore dépistées dans les consultations d'Hygiène Mentale où les sujets sont conduits pour des retards de développement psychique qu’un examen systématique de l'audition permet de rapporter à ces insuffisances sensorielles. Il serait souhaitable que des

examens systématiques de la vue et de l’audition soient pratiqués dans les écoles maternelles, cette mesure apparaissant comme une des plus susceptibles d’assurer de bonne heure à l’enfant la correction de son déficit et, éventuellement, l’orientation la plus adéquate. Le dépistage systématique et précoce des déficients sensoriels partiels est à beaucoup d’égards aussi important que celui des déficients complets, en raison des difficultés de développement psychique qu’occasionnent ces insuffisances et de la possibilité fréquente d’y remédier.

REEDUCATION

Le nombre des déficients sensoriels partiels ne paraît pas suffisant pour permettre l’ouverture d’externats spécialement conçus à leur usage. Ce n’est que dans les très grands centres, à Paris par

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