TROISIÈME PARTIE
drons fermement aux principes de la France moderne que les républicains oublient, que les réactionnaires dénigrent, que les anarchistes défigurent. » C'est à Minerve que ces nouveaux Républicains en appellent.
Ainsi des jeunes hommes, héritiers de la pensée des Encyclopédistes, se mettent à l'œuvre de civilisation.
Nous avons dit que telle était la suite logique du Naturalisme.
Œuvre de l'Esprit, œuvre de la Raison. Ne craignons pas de le dire. Tout nécessite qu'un nouveau règne commence. Ici s'ouvre l'Age Organique. Après l'âge géographique, durant lequel s'effectue l'occupation totale delà terre par la race humaine et s'établit l'équilibre entre les populations de différentes souches, et qui dure jusqu'à l'envahissement de l'Empire romain par les Barbares, vient l'Age Organique. En celui-là l'humanité doit s'organiser en sociétés conçues pour aider à la plus grande vie de chaque créature.
Cet âge ne s'ouvrit pas, aussitôt la chute de Rome, parce que les forces de la barbarie devaient, longtemps encore, demeurer toutes-puissantes et faire échec à l'Esprit. La monarchie a, en ces dernières, ses origines, ses causes; et les nationalismes ennemis qui entretiennent la féodalité en Europe, en procèdent encore.
Il fallait à la Raison le temps et les moyens de se conquérir sur les mensonges, les erreurs et les intérêts coalisés d'avance conlpe sa naissance. C'était œuvre
humaine, non naturelle. Dessiècles suffisaient à peine.
Pendant ce temps, les forces empêchaient les peuples de naître à la vie. Seules, quelques familles jouissaient du monde et des richesses, s'arrogeaient tous les droits et en abusaient. La Révolution a déterminé l'avènement de la multitude. Aucun homme maintenant, qui n'ait conscience de mériter tous les biens de la vie. Les plèbes sont entrées en compétition avec les puissances capitalistes qui, hier encore, les dominaient, leur imposaient une servitude sans affranchissement, sans espoir, terrible et implacable. Les destins sont en jeu. Noblesse d'argent ou d'hérédité, toutes deux vacillent aujourd'hui sur leur base. Le temps ne leur appartient plus. L'heure actuelle est ce conflit. D'un côté tous les privilèges, tous les abus, de l'autre toutes les misères, toutes les souffrances. Nul ne peut se dire en dehors de la lutte. Chacun a pris place dans l'un ou l'autre camp.
L'Europe moderne en est là.
L'humanité ne peut rester en état'de conflagration perpétuelle. Une solution doit intervenir. Non pas celle que fournirait une révolution violente. Elle ne résoudrait aucun problème. Une guerre civile n'est jamais un remède. A toute action désordonnée: réaction. Et ce serait un recul d'un ou deux siècles peutêtre. Nous ne lisons pas le désir du massacre ni de l'anarchie, dans le cœur des hommes. Les haines n'y sont point non plus à l'état naturel. La véritable cause