I, — PAUL VERLAINE
Nos lecteurs auront admiré aux premières pages, îes nobles paroles que M. Maurice Barrés prononça aux obsèques de Paul Verlaine. On ne peut que s'associer à ce discours.
La poésie française sera reconnaissante à Paul Verlaine d'avoir détruit la domination d'un parti ignorant. Il a ramené, dans la poésie, le sentiment. Par là, il se distingue des menuisiers de rimes qui ont occupé pendant si longtemps le Parnasse. Toutes proportions gardées, il a été un poète de la sorte de Lamartine. Magnifiquement doué, s'il ne réalisa peut-être qu'une part de ses dons, c'est le malheur des temps qu'il faut en accuser.
Jean Moréas disait sur la tombe de Paul Verlaine : « Si les Muses françaises doivent revenir au goût classique, on pourra, je pense, considérer Paul Verlaine comme un des plus véritables artisans de cet heureux retour. » Rien n'est plus vrai que ce jugement si on se donne la peine de le comprendre.